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11 avril 2007

Monsieur Z... un Zorro dévoilé!

 

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Samedi, je suis allé faire les courses au Leclerc de Moisselles.

(Voilà une note qui commence bien. On se dit directement : "là, Mandor, il va nous intéresser, c’est sûr !" et puis aussi: "Il a une vie passionnante, le week-end!").

Donc, le temps que ma femme dévalise les boutiques de fringues (qui a dit « cliché » ?), j’emmène ma fille au centre culturel.

C’est le seul endroit dans lequel je ne m’ennuie pas dans un centre commercial et, de plus, j’ai le secret espoir que, du coup, Stella devienne une intellectuelle (comme son papa, évidemment!)

Je ne sais pas ce que j’ai moi... hum ! Un chat dans la gorge ou un truc comme ça !

Bref, je tombe nez à nez sur le livre d’un certain Monsieur Z. Ministère Amer, 3 ans chez ces fous qui gèrent la France.

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Et c’est justement, ce monsieur Z qui est mon invité du jour.

(Admirez l’introduction de cette note, pour en arriver à une transition si fine… J’suis au taquet aujourd’hui !)

medium_Ministere_amer.jpgJ’ai découvert ce livre en lisant le blog de mon ami Frédéric Ploton. Il en avait parlé chez lui car il n’est pas étranger du tout à sa publication. Il me l’envoie rapidement, et je le lis tout aussi rapidement. Ce monsieur anonyme raconte les dessous du ministère de l’agriculture sous Hervé Gaymard et Dominique Bussereau. Il y était Responsable de la mission politique Internet

Monsieur Z répond dans ce livre à quelques questions intéressantes, dont les réponses sont énervantes, voire choquantes, pour les citoyens que nous sommes.

Où partent nos  impôts et à quoi servent-ils réellement ?

« Embauché en qualité de contractuel dans le cadre d’un CDD de 3 ans » annonce la 4eme de couv’, « pétri d’illusions et de bonne volonté, convaincu qu’il peut, lui aussi, à son échelle, contribuer au bien de la collectivité, Monsieur Z va découvrir, au fil de ses 3 années, que la réalité est sensiblement différente de ce qu’il imagine ».

Je suis parfois dégoûté de ce que j’apprends, mais passionné par ces informations réelles et vérifiées.

Après une enquête d’investigation fort poussée, qui m’a mené en Afrique australe, en Égypte, en ex union soviétique, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en passant par Meaux, Palavas-les-flots et Chicago, je suis parvenu à mettre la main sur Monsieur Z.

(Quoi en vrai c’est Frédéric Ploton qui m’a filé son portable en 10 secondes ?)

Bref, Monsieur Z me donne rendez-vous le mercredi 28 mars dernier au siège de la luxueuse entreprise (côté en bourse) dans laquelle il officie désormais. Il est le responsable Internet du groupe.

Nous devions déjeuner ensemble (discrètement) mais il n’est pas là.

« En réunion » m’annonce la belle jeune fille de l’accueil.

Ah ! me dis-je.

Ça commence bien.

Je tente de le joindre sur son portable.

Sa messagerie.

Bon, je patiente un peu.

Un SMS de Monsieur Z m’explique qu’il est désolé, mais que sa réunion s’est déroulée plus longtemps que prévu, qu’il prend un taxi et qu’il me rejoint au plus vite…

Ah parce qu’en plus, il n’est pas dans la boite.

Au bout d’une vingtaine de minutes, 2e SMS.

« J’arrive tout de suite ! »

Bon, je sors du siège social et m’installe dans un bar (assez pourri), je dois dire. Je l’appelle en lui demandant de m’y rejoindre. J’ai le temps de manger un croque-monsieur et le voilà qui arrive, tout beau et pimpant. Il a une tête sympathique et se confond en excuses.

Je ne fais aucun reproche à ce Monsieur Z qui, visiblement, à une vie bien remplie.

Je lui explique que je souhaite dévoiler son identité et le prendre en photo. Thierry Picard n’y voit aucun problème alors que je m’attendais à lutter âprement pour qu’il accepte.

-Si j’ai voulu être anonyme, c’est parce que mon nom est tout relatif à l’histoire que je raconte. J’étais juste un fonctionnaire parmi deux millions. Je ne voulais pas que les gens puissent s’imaginer que je souhaitais me mettre en avant et tirer partie de quoi que ce soit… 

Son livre n’est ni une satire, ni un règlement de compte. C’est un simple témoignage sur des gens qui vident notre pays de son argent, de ses projets, de son énergie, de sa démocratie.

Rien que ça.

-Tout ce que j’ai écrit est ce que j’ai vu de mes yeux et parfaitement vérifiable. Je tiens toutefois à préciser que cette administration m’a tendu la main à un moment où j’en avais besoin, c’est pour ça que je ne veux pas lui cracher dessus. Elle m’a bien fait vivre pendant près de 4 ans alors qu’une agence privée venait de me planter. Je vous assure que j’ai aimé cette administration quand j’y travaillais. J’avais la volonté de croire que je pouvais, à ma petite échelle et mon petit niveau, participer à ce qu’on appelle la réforme de l’État.

Thierry Picard semble un garçon enclin à ne pas vouloir se froisser avec ses ex-employeurs.

-L’administration française, même si elle tourne la page très lentement, elle tourne la page…

Il n’empêche que le gaillard donne de nombreux exemples d’abus fort coûteux pour nous.

Sur Evene, le livre est très bien expliqué, je crains de faire redite si j’en rajoute.
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Thierry Picard l’affirme haut et fort : « L’argent est jeté par les fenêtres, et, qui plus est, jamais par la bonne fenêtre ni au bon moment. »

« Faut-il être surpris que l’argent soit si mal employé, quand les hommes eux-mêmes étaient si mal gérés ? » s’interroge-t-il.

Et de donner de nombreux exemples. Il nous explique pourquoi les fonctionnaires (surtout les moins performants) sont surnotés, pourquoi personne (strictement personne) n’est jamais viré, pourquoi chacun joue perso et devient un individualiste forcené... Un truc de dingue !

Voilà l’image qu’avait Monsieur Z des fonctionnaires de ce ministère : « une couvée de coucous gras et repus qui ne refusaient pourtant jamais un petit rab’ de frites. Gavés de la sorte, c’est certain, ils étaient peu enclins à la rébellion. C’est bien connu, on ne s’insurge pas (ou pas longtemps) quand on a le ventre plein. »

 

Je n’ai pas évoqué non plus les frais qu’occasionnent les déplacements des ministres en poste.

Hallucinant !

Je ne tiens pas, ici, à en dire trop. Il faut lire ce livre essentiel.

Ça ne changera rien, mais enfin, vous saurez ou passe une partie de votre argent.
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Aujourd’hui, Thierry Picard a repris le chemin du privé et il est beaucoup plus heureux ainsi.

-J’ai de nouveau un rythme trépidant et pour l’instant je m’y sens bien. Oh, c’est certain, il y aurait beaucoup à dire aussi sur ce type de « boîtes ». Il y a toujours besoin que des voix s’élèvent, même aussi faible que la mienne, pour que les organisations humaines ne broient pas ceux et celles qu’elles emploient. Dans un prochain livre, qui sait ?

On attend ça avec impatience, effectivement.

Les grosses boîtes, les groupes importants, les multinationales, ne sont pas des modèles de vertus.

Non plus.

Commentaires

Waouhhhhhhhh, the scoop ! Tu habites au "pays où la vie est moins chère " (dixit Leclerc -on applaudit la culture de Koryfée) ?! ! Donc si l'on veut croiser ta route, il faut piloter un caddie le samedi et flâner dans les rayons (sauf celui des fringues) l'air de rien, comme ça et chercher le visage d'une craquante petite Stella. Je sens qu'il va y avoir des embouteillages dans les allées du Leclerc samedi prochain, les fans de Mandor ayant enfin un moyen de "Leclercir" ce mystère du visage masqué ( je m'applaudis à l'unanimité de moi-même pour ce jeu de mots d'une splendeur, d'une drôlerie , d'une..., enfin, pour ce jeu de mots sans pareil. Vous aussi m'applaudissez ? Je n'en attendais pas moins, si modeste que je suis.).

L'administration. Voilà un sujet qui m'interpelle. En 88, pour mon mémoire de licence, j'avais choisi pour sujet : "La lourdeur de l'organisation bureaucratique dans l'administration française", mémoire s'efforçant de chiffrer les sommes d'argent dépensées en vain, à mauvais escient, etc. Et mon directeur de mémoire, lors de la soutenance de me dire : "Vous, après une telle mise en accusation, vous ne travaillerez jamais dans l'administration" ! Et moi de répondre, sûre de moi : "Ah, ça non ! Jamais !".
Hum, pas à un paradoxe près, Koryfée ? ... 8 ans plus tard, j'entrais dans l'administration... et y suis toujours. Je ne puis que corroborer ce que tu évoques au sujet de ce livre, livre qu'il me tarde de découvrir plus avant. Je constate au quotidien ces lourdeurs, ces aberrations et fulmine intérieurement de n'avoir aucune marge de manoeuvre, de voir qu'aucune place n'est laissée à l'initiative individuelle. A la différence de Zorro, je n'ose cependant pas tout lâcher, sans aucune sécurité derrière. Koryfée-courageuse-mais-pas-téméraire... Là, Koryfée-pas-fière... Mais bon, à ma décharge, moi je n'ai pas le lasso, le grand chapeau et l'étalon de Zorro pour réussir cette mission !

Rendez-vous au Leclerc samedi !
:))))

Écrit par : Koryfée | 11 avril 2007

Merci Mr M. !!
Bon ce dej on se le fait au XXIIe siècle ? (euh, comment ça on sera morts ??)

Écrit par : Fred | 11 avril 2007

Waouhhhhhhhh, the scoop! comme dirait Koryfée!
Sinon, tu sais sous quelle fenêtre je dois attendre avec mon doggy bag? :-))

Écrit par : magwann de la FAPM | 11 avril 2007

Le groupe Edouard Leclerc vous remercie pour la pub que vous faites à ses établissements. :-)
Sinon j'ai fait une prédiction: http://jujulepigiste.over-blog.com :-)

Écrit par : juju le pigiste | 11 avril 2007

ça y est j'ai compris, ce site, c'est celui où les gens dévoilent en exclusivité leur vrai visage !!
(ça doit être l'effet empathie ;)
Et sinon, excellente idée que de confronter grande adminitration et grande boîte avec un même oeil...
Je m'en vais y jeter le mien (d'oeil), tiens.

Écrit par : secondflore | 11 avril 2007

C'est vraiment bizarre ce nouveau style Mandorien ! Mais bon, l'esprit est toujours là.

Écrit par : Nathalie | 11 avril 2007

@Koryfée : Pour ne rien te cacher, je ne passe pas mes week-ends chez Leclerc Moisselles (je vais aussi parfois à Parinor). En tout cas, il est amusant de constater que ton mémoire de licence a un rapport direct avec le livre de Monsieur Z (a peu de chose près)… Si tu n’es pas Zorro, tu dois être une des bonnes fées des dessins animés de Walt Disney, quelque chose comme ça…
@Fred : La semaine prochaine, sûr de chez sûr. Je viens de le dire devant témoin là. Et quand est-ce que je Mandorise tes « garces maraboutées » ?
(Explication essentielle : Frédéric Ploton vient de sortir aux éditions Marabout : Les hommes préfèrent les garces.)
(Ce qui est faux, hein Fred ?)
@Magwann de la FAPM : Si tu m’attends sous une fenêtre, je te fais monter illico, mais viens sans ton doggy bag (juste avec du Nutella puisqu’il semblerait que ce soit à la mode en ce moment…)
@Juju le pigiste : De rien Édouard !
@secondflore : Vivement que ton livre arrive (mais je sais qu’il arrive, là, tout bientôt), que je dévoile le tien (avec véritable identité et tout et tout), cher Ber…
Oups !
@Nathalie : Je tâtonne, Nathalie, je tâtonne.

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 12 avril 2007

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