« 2007-02 | Page d'accueil
| 2007-04 »
31 mars 2007
Jean-Yves Lafesse... on tour with Mandor!
La rubrique du samedi, Tout petit déjà, is back !
La semaine dernière, elle a sauté, BOUM !!!
Salon du Livre oblige.
Aujourd’hui, retour en arrière de 14 ans.
J’étais alors animateur sur la radio numéro du Bas Rhin, Top Music.
Et puis, il m’arrivait fréquemment d’animer les rencontres FNAC de Strasbourg.
Comme ce jour là, le 24 avril 1993.
Jean-Yves Lafesse venait présenter son disque C’est pas possiiible ! Et sa cassette vidéo (les DVD n’existaient pas, les jeunes !) Dans la rue, C’est pas possiiible !
Je me souviens que la salle était pleine à craquer.
On refusait du monde car le monsieur était au top de sa carrière et sa côte de popularité était immense (merci Canal+ ).
Il a été très ouvert, marrant, taquin, sympathique, bref, comme on le voit à la télévision.
Il a tenté de me déstabiliser plusieurs fois, en y parvenant parfois, mais toujours dans un bon esprit.
L’est pas du genre à casser son prochain méchamment, le gars.
Là, je me montre car de profil.
Je garde un très bon souvenir de cette rencontre là, même si elle a eu lieu à une période ou ma vie était compliquée.
Séparation, doutes existentiels, déception du chemin pris…
Bref, des trucs que tout le monde connaît.
Mais le show devait go on !
Mon père était dans la salle.
Il ne m'avait jamais vu faire ce genre de prestation.
Je le regardais de temps en temps.
Il riait.
Mais, il ne m'a pas félicité, à la fin.
Nous ne sommes pas très expensifs dans la famille.
Mon père est général.
Pas du genre à s'épancher.
C'est peut-être ce qui m'a manqué dans ma jeunesse.
Un père qui dit les choses.
Mon besoin de reconnaissance, je me l'explique.
Mon manque d'amour aussi.
Du coup, on construit sa famille à soi.
Et ça va mieux.
11:00 Publié dans Tout petit déjà... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
30 mars 2007
Jean-Michel Jarre... électronic man!
-Salut Mandor ! C’est (BIP!) J’appelle pour le nouveau Jean-Michel Jarre ! -Euh… C'est-à-dire que, enfin, comment te dire…
-Quoi ? Tu l’as bien reçu ?
-Oui, justement.
-…
-…
-Tu n’as pas aimé ?
-Tu sais, pour moi Jean-Michel Jarre, c’est Oxygène et Équinoxe, après, j'ai un peu suivi puis décroché.
-Oui, mais là, je te jure, c’est un album révolutionnaire.
-On m’a déjà fait le coup pour l’album précédent. Aéro… le premier album au monde entièrement conçu en qualité sonore surround, dolby digital 5.1. Une révolution sonore qu’il disait.
-Et alors ?
-À part des effets sonores étonnants, ce n’était pas de la musique.
-Bon… Mais là, l’album est mixé par Joachim Garraud, le DJ, remixer, compositeur, producteur.
-Cet argument doit me faire changer d’avis ?
-Oui.
-Non.
-C’est un album concept, Jean-Michel s’affranchit de ses machines, pour nous inviter à une expérience sonore plus sensuelle, groovy et baignée de chaleur humaine.
-Ça me fait de belles jambes…
-Mandor, allez, fais un effort! Il a vendu quand même 55 millions d’albums depuis ses débuts. Il est respectable cet homme-là. Tu peux aller chez lui écouter l’album et après tu l’interviewes.
-Non, c’est non ! Je ne reviens jamais sur mes décisions.
Résultat, la semaine dernière, je me retrouve dans son appartement du 8e arrondissement de Paris. Comme pour Aéro. J’écoute l’album (avec un son que je qualifierais « d’enfer »). Bien sûr que ça fonctionne.
Jean-Michel Jarre me regarde écouter. C'est gênant.
Il est accueillant, disponible, prêt à se mettre en quatre pour convaincre.
(Même si le fait qu’il réponde à ses deux portables lors de l’interview est un chouia déstabilisant).
Il précise :
-J’ai eu envie d’exprimer musicalement une des choses prioritaires dans la vie de chacun, à savoir la recherche de l’autre pour une relation authentique. Mais deux personnages, Téo et Téa sont censés représenter cela.
Bien sûr, que l’on retrouve sa signature sonore caractéristique, « des lignes mélodiques marquées et accrocheuses, qui se détachent d’un environnement sonore particulier, panoramique ».

Reconnaître que Jean-Michel Jarre est l'un des pères de la musique électronique n'est pas exagéré.
Mais, pour tout dire, je n’aime pas la techno.
La musique dance-floor ne me fait pas rêver.
Une chose est sûre, le fils Jarre est entrain de rajeunir son public.
Il a fabriqué le produit idéal pour les 15-25 ans qui aime danser sur les pistes…
Moi, je frise la quarantaine.
C’est tout.
C'est chiant.
Je vieillis.
Pas lui.
C'est un peu dégueulasse de sa part.
(C'est Julien Clerc qui lui a filé l'élixir de Jouvence ou quoi?).
11:35 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
29 mars 2007
Magyd Cherfi, artiste citoyen...
L’ex-parolier des Zebda est de retour avec son deuxième album solo.
Les orages passés de La cité des Étoiles, laissent la place au soleil.
La semaine dernière (le 21 mars), lors de l’interview, le silence ponctuait souvent mes questions.
Magyd Cherfi réfléchit longuement avant de se lancer dans une réponse.
Comme dans ses chansons, cet amoureux de la langue française n’a qu’une obsession : faire jaillir de sa bouche uniquement les mots justes.
Dans Pas en vivant avec son chien, il a transformé ses mots acides en mots figuratifs.
(Quelques exemples à écouter sur son MySpace)
-En sortant de l’aventure Zebda, je me suis lancé dans l’intime parce que l’on me croyait « festif ». Il y avait erreur d’identité et j’ai voulu me réapproprier ma vraie personnalité. Aujourd’hui, j’ai compris que j’étais autant chroniqueur que conteur mais qu’il fallait poétiser les propos. Je suis capable d’évoquer des thèmes graves comme de me moquer de Delerm et Bénabar.
Magyd à l’art de la parabole caustique et généreuse. Chanter les racines, l’identité et la fraternité sous forme de fables modernes, c’est une façon pour cet artiste, entre Desproges et Lafontaine, de faire accepter ses idées en douceur.
- Je place sur des musiques colorées (tango, bossa, folk, un peu façon New-Orléans) la mélancolie qui est en moi, mais aussi mon humour noir et mes chroniques sociales. Si je suis quelqu’un de moral, je ne suis pas, pour autant, un donneur de leçons.
Très vite, la conversation dévie sur l’actualité du moment. Il s’emporte un peu puis se calme. Magyd Cherfi me confirme que parfois, il est tenté de baisser les bras devant la bêtise des hommes.
-Tous ces combats, ces luttes que nous sommes censés mener ne nous mènent nulle part justement. On n’est pas capable de porter toutes ces batailles de l’humain, de l’égalité, de la liberté, de la fraternité. Un mec comme moi, même si je suis désabusé, j’ai le sentiment de n’avoir rien lâché.
Le message qu’il veut divulguer en ce moment est simple. C’est la cause de l’immigration et les enfants de banlieue qui l‘importent.
-Nous sommes des fils d’immigrés fiers d’être français, mais nous ne nous sentons pas de Vercingétorix ou de Napoléon. On n’a pas forcément envie de se revendiquer de deux millénaires même si on aime vivre dans ce pays.
Magyd Cherfi s’implique en tout cas dans la vie citoyenne de son pays.
Son blog (Toujours un connard pour sauver la France ) propose ses débats citoyens sur Second Life.Dans cet album (qui sort le 10 avril), il « boit à la source des prolos et transforme les héros anonymes en combattants de l’essentiel ».
-J’ai trouvé sur ce terrain un frère de sillon avec le dessinateur Larcenet, qui m’a bâti de son trait acerbe et impitoyable un univers de gueules du peuple et de cabots. Un univers noir et un dessin ouvrier.
Ses projets sont nombreux. Une suite à son bouquin Livret de famille, une plongée dans le répertoire de Brassens (récemment, Magyd a entrepris quelques relectures du grand Georges à Sète) et une tournée qu’il monte de A jusqu’à Z avec de nouveaux musiciens (au Café de la Danse à Paris, les 25, 26 et 27 mai prochain).
Je ne peux que vous engager à aller le découvrir ou le redécouvrir.
Il est vraiment magique Magyd !
09:25 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
28 mars 2007
Stephan Eicher... chanteur organique!
« Ne pas s’arrêter, regarder et passer » est la philosophie inaltérable de Stephan Eicher. Pourtant, les années passent et le chanteur suisse, lui, ne change pas. Il se contente d’évoluer sagement. Son nouveau disque en témoigne. Eldorado est né à la fin de sa précédente tournée marathon, Taxi Europa Tour. En ce mardi 20 mars, au Pavillon de la Reine de la Place des Vosges, Stephan Eicher m’explique qu’avec tout ce bruit et cette fureur, le calme s’imposait.
« Je ne supportais plus de chanter fort. Involontairement, j’ai enregistré mes maquettes dans des lieux qui m’empêchaient de faire du bruit. En Camargue, dès que je chantais, ma voix portait un peu trop, j’entendais sur ma bande, au loin, un chien qui aboyait. Du coup, j’ai du placer ma voix autrement. »
C’est donc un Eicher adouci et plus intime qui chante sur ses propres textes, mais aussi sur ceux de ses fidèles auteurs, Philippe Djian (en Français) et Martin Suter (en Bernois). Mais des petits nouveaux débarquent aussi dans sa bulle.
Raphaël et Michaël Furnon (Mickey 3D).
« J’ai une grande tendresse pour Raphaël. Il traverse une période que j’ai vécu avec Engelberg. Il avale tout ça très bien. Quant à Michaël Furnon, il m’a avoué que mes 3 premiers disques l’avaient incité à se lancer dans la musique. En toute honnêteté, j’ai besoin de me nourrir du talent des autres artistes, sinon, je risque de me manger moi-même. »
Ce n’est pas pour rien que la moitié de l’album est réalisé par Frédéric Lo (accoucheur du dernier Daniel Darc).
« Entre 40 et 50 ans, c’est une phase assez critique pour les chanteurs. Il faut se réveiller. Les Bénabar et les M sont là. Moi, à leur âge je voulais bouffer les vieux ! ».
Entre jazz et électro-pop modéré, Eldorado a tout pour charmer son auditoire.
« L’art est basé sur des phénomènes instables. Un équilibre demande le déséquilibre. Quand l’équilibre est trouvé, le musicien donne de la joie et du repos. »
L’ami Stephan, il lui fallait de l’organique, du grain, de la matière et du toucher pour laisser plus de places aux silences, une instrumentalisation figurative, presque une vraie musique de film qui puisse raconter ce que la voix taisait.
Dans ce disque, on sent bien qu’il hérité de son grand-père tzigane, le culte de l’errance…
Ne cherchons plus l’Eldorado.
Cet album est déjà une pépite.
Si, si.
(Sortie le 16 avril).
12:10 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
27 mars 2007
Salon du livre (bis) et soirée Héloïse d'Ormesson
Un jour on blogue, on ne sait pas pourquoi et 8 mois plus tard, on se retrouve avec de nouveaux amis.
D’abord, virtuels puis ils se métamorphosent en vraies personnes.
Qu’on finit par apprécier comme s’ils étaient des amis de longues dates.
Je trouve ça dingue.
Avant-hier, au Salon du Livre, c’était pour moi une journée consacrée à quelques blogueurs qui écrivent des livres.
Les peoples, c’est bien, mais, j’avais déjà donné la veille.
Le concept de ce dimanche après-midi était simple.
Nous réunir avec Christine Spadaccini et Benoît Luciani.
Benoît, vous le savez peut-être est déjà un ami. (Je lui avais écrit une déclaration d’amitié en « bon uniforme », comme disait Coluche.)
Mais Christine, je ne l’avais jamais vu.
Son livre raconte une histoire d’amour « made in SMS » mais pas en langage du même nom. C’est fin, court, rapide, efficace.
Et écrit en langue française, vous savez ? Sujet, verbe complément. Enfin, souvent en tout cas, parce que la Christine, elle les triture pas mal les mots.
Son histoire d’amour, c’est avec un homme déjà pris.
Amant, maîtresse, jeu de séduction, déceptions, joies, retrouvailles, coquineries en tout genre.
Aïe love you est un ovni littéraire.
Mais moi, je veux qu’elle fasse un vrai roman.
-Oui, mais mon recueil de nouvelles sort bientôt !
Mais, je parle de roman, bon sang de bonsoir !
Donc Christine, je l’ai connu grâce aux commentaires qu’elle me laissait sur mes notes. Ils m’ont très vite attiré vers son univers. Et puis bing bang, quelque chose est passé.
Indéfinissable.
Un truc qu’on peut appeler feeling, je crois. On moins ça, mais peut-être un peu plus.
Donc, j’avais un peu le trac de la rencontrer réellement.
Et puis, hop ! Lançons-nous gaiement. On se donne rendez-vous devant le stand Actes Sud, vers 13 heures. Après quelques instants d’observations, très vite, nous sommes assez à l’aise. L’humour prend vite le dessus. Nous allons boire une bière, puis deux ou trois (surtout moi) et parlons de nos vies respectives (mais avec parcimonie).
Christine à juste un défaut. Elle finit les phrases si son interlocuteur ne les termine pas assez vite. Ce qui donne quelques quiproquos amusants.
Pour tout dire, elle est charmante.
Je l’emmène boire une coupette de champagne au stand de mon journal puis nous décidons de rejoindre Benoît qui signe ses livres sur le stand d’Hugo et Cie.
Nous le taquinons un peu puis le laissons discuter avec ses nombreux fans en transe.
Il finit par nous rejoindre, la chemise arrachée et les cheveux décoiffés, quelques instants plus tard. Guillaume Widmann, le jeune et sympathique éditeur de Christine (les éditions Mic Mac) aussi. Et nous passons une partie de l’après-midi ensemble dans une ambiance bon enfant. Benoît semble KO ! Il ne veut plus boire d’alcool car il m’explique qu’il a un peu trop fait la fête ses derniers jours. Évidemment, il cède aux pressions (Heineken, of course !)
Le temps passe vite, nous faisons quelques photos et discutons comme des gamins. En fait, nous n’arrivons pas à être sérieux.
Vers 17 heures, tout ce beau monde retourne au stand d’Hugo et Cie (picoler et manger du saucisson) et moi je file à celui du Livre de Poche. Tatiana de Rosnay signe et j’ai envie de lui faire un coucou.
Photo avec son attachée de presse (concentrée) Audrey.
Je rencontre sur place une des visiteuses qui laisse des commentaires sur le blog de Tatiana et sur le mien. Elle finissait par m’intriguer : Koryfée. Très sympathique jeune femme. Du coup, je veux lui présenter Christine et Benoît dont elle lit aussi les blogs (qu’elle me dit avoir découvert chez moi !)
Koryfée est repartie avec les livres dédicacés de mes deux amis.
À 18 h 30, il est temps que tout le monde regagne ses peinâtes. Bises et promesses de se revoir très vite.
Là Christine, elle me manque déjà. Quelle idée saugrenue d’habiter l’Auvergne !
N’importe quoi !
Promesse qui sera tenue, si si.
Avant de rejoindre la soirée des éditions Héloïse d’Ormesson à l’Entrepôt, je décide de partir à la rencontre d’un autre blogueur écrivain que je lis régulièrement et qui signe son ouvrage Les enfants du plastique au stand d’Au Diable Vauvert. Et miracle ! Dans une allée, je vois Thomas Clément (puisqu'il s'agit de lui) entrain de prendre en photo Jean-Pierre Raffarin. Pour m’amuser, je décide de me mettre devant lui et de le prendre en photo.
Le résultat est là.
Il se demande qui est ce type qui se permet de le shooter, comme ça, de manière si ostentatoire. Je lui dis en souriant qui je suis.
Thomas, magnanime, me permet de venir le voir sur son stand pour discuter un peu.
Ce que je vais faire, dans quelques minutes.
Puisque nous sommes fréquemment sur les mêmes coups (il Tomcast des artistes que j'ai parfois aussi rencontré), là, je vais dans le délire à fond.Merci Jean-Pierre !
Sur le stand, Marion Mazauric, la « chef des diables» est là. Thomas veut nous présenter mais nous nous connaissons déjà.
Nous nous asseyons et discutons un peu. À ce moment là de l’après-midi (19 h), je commence à chercher mes mots. La bibine fait pisser, certes, mais endort également le cerveau.
Je ne dois pas être bien brillant. Je n’arrive pas à lui expliquer pourquoi, je trouve que ces 6 derniers mois, son blog a évolué. Lui, il veut savoir absolument et ne lâche pas prise.
-Tu as fait des progrès dans tes Tomcast par exemple…Je me rends compte que si je continue, je vais passer pour un mec qui veut lui donner des conseils. Vous savez, je passe ma vie à ne pas vouloir être prétentieux, à relativiser mon métier, à ne pas en parler en société (uniquement sur ce blog et de manière anonyme)… et là, je dis à un type qui se débrouille très bien et qui n’a pas besoin de moi, qu’il fait des progrès. Il n’a pas l’air de m’en vouloir. Thomas est clément avec moi. (Quoi???)
Il me demande pourquoi je cache mon visage.
-On peut croire que c’est n’importe qui à côté de l’artiste !Mry m’avait dit exactement la même chose et je ne savais déjà pas quoi répondre. J’ai juste la faiblesse de croire que mes lecteurs me croient. Je ne sais pas, il y a quand même un aspect physique reconnaissable. Et c’est pour ça que je montre ma bouille (en vrai) de temps en temps.
-En tout cas, je ne te voyais pas du tout comme ça. Je n’aurais jamais imaginé un bouc !Je n’ai pas eu le courage de lui demander s’il était déçu, de crainte d’un nouvel aller-retour au bar pour oublier sa réponse.
Ensuite, nous convenons qu’il faut que j’évolue « marketinguement parlant » et donc, que nous allons nous revoir dans un autre contexte pour en parler.
Avant de se quitter, il n’échappera pas à la photo Mandorienne.
Bon, là, il est vraiment temps que j’aille à l’Entrepôt pour la soirée des éditions Héloïse d’Ormesson.
À partir de maintenant, cette note est dédicacée à Wrath…
À 20 h, l’endroit est bondé, ce qui ne me fait pas peur.
Je me dirige directement vers le bar. En général, c’est là que je retrouve mes amis. Mais la route est longue pour y accéder.
Je rencontre Gilles Cohen Solal, l’homme qui dira un peu plus tard dans un discours qu’ « il n’est rien dans cette maison d’édition» mais qui est tout, en fait. Il le sait, je suis sûr.Et puis cette dame dont je ne parviens pas à remettre un nom sur le visage mais qui me dit terriblement quelque chose… (Elle tient à la main un verre de jus de pomme, je présume !)
Enfin, le bar.
Bingo ! Je vois mon pote, ami d’enfance (nous étions en Allemagne tout jeunot et draguions les mêmes filles en 6e) et ami de radio (sur Top Music à Strasbourg dans les années 90), Eric Genetet.
Éric est toujours animateur là et là mais va sortir un livre l’année prochaine chez Héloïse d’Ormesson (d’où sa présence). Son précédent roman, j’en avais parlé ici.Après avoir papoté quelques instants, je le laisse à la cour de femmes qu’il y a, comme d’habitude, autour de lui.
Il a un succès fou, ça m’énerve.
Je tente de me frayer un chemin parmi les nombreux invités présents. Je sers des paluches, discutent avec quelques personnes qui ne me disent rien, bref, je suis en représentation.
Moi, en fait, je cherche Pierre Pelot qui est mon auteur préféré et dont je me vante « idiotement » d’avoir lu au moins 80 livres. Je le connais un peu pour l’avoir interviewé bon nombre de fois, pour avoir eu des projets (avortés) de documentaires sur lui. Il m’a même accueilli dans son antre des Vosges. Bref, j’aime l’homme et son œuvre. Nous finissons par nous voir. Il est toujours gentil avec moi (je le soupçonne d’ailleurs de l’être avec tout le monde, mais bon, on ne va pas mégoter). Nous nous nous installons à une table.Je me lève pour aller chercher une assiette, histoire d’éponger le vin et le champagne que je continue gaillardement de boire.
L’auteur, Stefan Coïc, que j’apprécie beaucoup, m’accompagne. Nous restons une grande partie de la soirée ensemble. Enfin, dans ces soirées-là, on se quitte, on se retrouve, on bouge, on stagne…
C’est ce que je fais, moi, beaucoup bouger, pour zieuter ce qu’il se passe. Il y a vraiment du peuple.Je trouve avec difficulté une place vacante. J’ai un peu l’impression que nous jouons tous à la chaise musicale. Enfin, mes deux attachées de presse préférées m’offrent quelques instants de leur temps.
De gauche à droite, Anne-Laure Clément et Audrey Siourd.
Éric, assis non loin (et encore avec quelques femmes), me demande de le rejoindre.
Je suis faible.
J’accepte.
Puis vient Isabelle Alonso qui est vraiment sympathique (l’image qu’elle donne à la télé est loin de ce qu’elle est dans la réalité, mais je crois l’avoir déjà dit ici).
Allez Tchin Tchin !
Ce sera le mot de la fin. Je suis rentré assez tard chez moi.
Dans un état second.
Sur le chemin du retour, je priais intérieurement pour ne pas me faire arrêter par la police.
Dans ce cas, mon permis sautait !
Je n’aurais donc pas remercié les éditions Héloïse d’Ormesson.
Là, si.
Merci.
08:50 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
25 mars 2007
Salon du Livre 2007 (1ère partie)
Oui, c’est vrai, hier, au Salon du Livre, j’ai fait de belles rencontres…
D’abord, celle-ci.Alexandre Astier, mon idole du moment.
Le roi Arthur dans Kaamelott.
Je suis fan absolu de son humour.
Le type qui me fait le plus rire, je crois.
Non, en fait, j'en suis sûr!
Bonheur ! Mon journal a un stand important au salon…
Une rencontre était organisée à l’occasion de la sortie du livre historique Kaamelott, au cœur du Moyen Âge (aux éditions Perrin)Coup de bol pour moi.
Ensuite, je voulais rencontrer Harlan Coben de manière un peu personnelle.
Une indic de mes amies (travaillant chez Belfond) m’appelle sur mon portable.
-Tu peux venir, il vient d’arriver sur le stand discrètement. Personne ne le voit pour l’instant.Emballé, c’est pesé !
J’arrive fissa.
Effectivement, il discute avec une personne de la maison d’édition, de dos. Personne ne le remarque. « On » me présente donc, à l’auteur
Que voulez-vous, quand je prends du plaisir à lire un écrivain, je deviens une véritable midinette.
J’ai toujours assumé ce côté-là de moi.
Alors, le cliché qui va bien.Grosse cohue une heure plus tard sur le stand. J’ai ouï dire qu’il était l’un des auteurs qui a le plus signé hier.
Sinon, au Salon du livre on trouve de tout.
Une romancière chapeautée… qui a la belle vie.Hips !
Un commissaire avachi signant un Pariscope (et non son livre en vente sur le stand)Une grosse souris qui dédicace des livres pour enfants.
!!!
Et enfin, un ancien collègue de bureau avec qui j’ai taillé la bavette.
(J’ai été un monsieur météo pendant un an sur RTL ! Je ne devrais pas dire des choses comme ça, sans prévenir. Je sais.)
Voilà, entre autres... (Voyez quelques exemples supplémentaires chez l'amie Faustine... quand elle shoote, elle shoote: ici et là)
Mais, tout cela n’est rien.
Non, vraiment rien.
Car cet après-midi, au Salon du livre, je serai avec Christine et Benoît.
Ce sont eux mes vraies stars !
07:15 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
24 mars 2007
Jennifer Lopez à Paris...

Hier matin, j’ai fait une chose que j’évite depuis toujours.
Assister à une conférence de presse d’une star internationale.
Je n’aime pas du tout ça.
Moi (petit con de prétentieux), il me faut la personne en face sinon, ça ne m’intéresse pas.![]()
Bon, Jennifer Lopez, l’avoir pour soi tout seul, c’est un peu difficile en ce moment.
Même pour la promo de son nouveau disque entièrement en espagnol: Como Ama Una Mujer.
Et puis, je l’ai dit ici il y a quelques jours, je m’y suis rendu dans le but d’écrire une note.
La voici.
Les journalistes entrent à l’intérieur du Queenie (rue de Berri) au compte goutte.
Deux gros molosses sont à côté de l’attachée de presse de la maison de disque qui vérifie l’identité des « invités ».
Docilement, je dis qui je suis.
-T’es con, pas la peine, on se connaît ! qu’elle me dit, la vérificatrice, en me claquant la bise.
Effectivement, c’est une copine, mais, bon… je suis contre les passes droits !
(Mon œil, Mandor !)
Bref, je rentre dans cet endroit inconnu (de moi. C'est pourtant, me dit-on, le lieu le plus branchouille de la capitale en ce moment).
Ah bon?
Déjà pas mal de monde à l’intérieur. Tous les représentants de la presse écrite (je présume) et beaucoup de télés. Plein partout.
Je rencontre de nombreux collègues, dont Krys (avec qui j’ai bossé sur Fun), Marie (amie et collègue du même journal que bibi), et d’autres journalistes que je connais de faciès, mais dont j’oublie régulièrement les noms.
Nous patientons une demi-heure dans le lounge et voyons Ariel Wizman débarquer.
L’assemblée comprend (car elle est très intelligente) que ce sera lui le maître de cérémonie.
Pour être franc, il le fait bien.
Animer, traduire les questions et les réponses (avec la nonchalance qui le caractérise)…
Il semble juste, un peu blasé.
Genre, « Jennifer Lopez ne m’impressionne pas, j’en ai vu d’autres ».
« Moi aussi ! », ai-je envie d’hurler alors qu’en vrai, il n’a rien dit.
Je dois être jaloux ou un truc comme ça.
Je ne veux pas être méchant, mais le niveau des questions n’était pas élevé.
Parfois, avec Marie, nous nous regardions dépités.
(Je peux bien me permettre de juger les autres, je suis quand même bien placé, je n’ai posé aucune question.)
Jennifer est une pro. La classe internationale.
Si, si.
Son mari et producteur Marc Anthony (lui aussi, une grosse star) était là et surveillait de près ce qu’il se passait dans la salle.
Les questions réponses affligeantes ont duré trente minutes.
La bise d'Ariel en fin d’interview, ici.
La poignée de main au mari.
Et la belle a filé en catimini.
Les caméras ont essayé de la choper au passage.
Comme vous le voyez.Bon, mais Mandor, il voulait sa belle photo de Jennifer.
Alors, il a rusé.
Il s’est placé à l’extérieur du Queenie à un endroit stratégique (merci à mon informatrice) et a attendu quelques instants le bon moment.
(Ceux qui se demandent pourquoi, soudain, je m’alaindelonise, je ne peux pas leur apporter de réponses).
La star a vu Mandor.
Elle a dit à Marc.
-Hé, c’est Mandor ! Là, regarde.
(Elle me montre du doigt).
-Ho! Ce gros naze ! Laisse tomber! Allez, viens ma chérie! Tu as encore une signature chez Virgin, c’est juste à côté, mais il y a un peuple fou.
Elle s’approche de moi et me dit :
-Tiens, mon lapin! Je te file mon numéro discrétos. Appelle-moi ce soir.
La suite n’appartient qu’à moi.
Respectez ma vie intime, s’il vous plait!
Ça devient gênant là, les amis…
Je suis fatigué, moi, ce matin.
08:30 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
23 mars 2007
Christophe Maé... frère du roi devenu phénomène!
Bon, en ce moment, il y a une baisse de régime au niveau des commentaires. Je le comprends très bien. Que dire sur telle ou telle personnalité à part, je suis fan, j’aime bien, je n’aime pas, je déteste, j’exècre, je lui crache dessus… ?
…etc.
Pas grand chose à commenter.
Aussi, aujourd’hui, je vais employer les grands moyens pour attirer de jeunes internautes.
J’ai remarqué que dès que j’évoque une Zazie, un Calogero, un Emmanuel Moire, un M Pokora, un Thierry Amiel ou encore une Chimène Badi (liste non exhaustive), je me retrouve avec tout plein de nouveaux lecteurs qui viennent des forums des artistes sus cités. Ils ne laissent pas forcément de commentaires, mais m’envoient des mails à tire-larigot.
A tous, un grand bonjour!
Mon préambule me paraissait important parce que certains de mes lecteurs quotidiens trouvent moyen moyen que je fasse la part belle à ce genre d’artiste. Ils préfèrent les chanteurs de la nouvelle scène française et les auteurs obscurs et désenchantés (ah bon ? N’importe quoi, moi !).
Bref, aujourd’hui, je vais vous parler d’un chanteur qui est depuis hier
1er du Top Fnac
1er du Top Carrefour
2ème du Top Virgin
2ème du Top Auchan
Ok ! Vous êtes calmés ?
D’abord, c’est son attachée de presse qui m’a envoyé un mail pour me le dire.
Mon Mandorisé du jour est donc Christophe Maé.
Qui ça ?
Ne faites pas semblant de ne pas savoir que c’est lui qui jouait dans la comédie musicale Le Roi Soleil. ![]()
Le frère du Roi. Un frère gay et excentrique.
Il s’est bien fait remarquer dans ce rôle là. Il était, c’est peu de le dire, le chouchou du public.
Figurez-vous que son premier album solo Mon Paradis est sorti le 19 mars (autant dire, il y a 4 jours).
Son MySpace est là.
Je suis allé le rencontrer dans sa maison de disque Warner le 26 février dernier. J’avoue que, bon, ce genre de musique n’est pas précisément ce que j’écoute spontanément chez moi, mais, depuis que je fais ce métier, j’ai toujours du m’adapter. Et le garçon me paraissait sympathique.
J’arrive un peu en avance pour discuter avec sa jolie attachée de presse (quoi ?) et elle me propose de regarder le clip de son premier single On s’attache. « Il est tout frais » qu’elle me dit, la demoiselle. « On vient de le recevoir à l’instant ! Christophe ne l’a pas encore vu terminé ! ».
Quelle exclue Lulu ! pense-je.
Nous le regardons quand l’artiste lui-même déboule dans le bureau. On se présente mutuellement et il demande à ce qu’on le rembobine (le clip) pour qu’il puisse le voir à son tour. Il est comme un gamin en voyant le résultat. Content quoi !
Il me raconte qu’il a tourné ce petit film musical (je dis « ce petit film musical" pour ne pas répéter le mot clip que j’ai déjà utilisé 2 fois. Z’avez vu ? Je fais des efforts, hein ?) au Brésil près de Rio, à côté des favelas. « Sans maquillage. Comme ça. Brut de pomme. Je voulais que l’ambiance soit naturelle. »
Nous nous installons dans un studio d’enregistrement du sous-sol. Inévitablement, nous parlons de la comédie musicale dans laquelle il s’est fait repérer.
-J’ai eu la chance de jouer dans ce cadeau empoisonné. Au début, je pensais que j’allais être uniquement le bouffon du Roi pour aérer les scènes lourdes. Mais j’ai réussi à retourner ce rôle-là en ma faveur parce que je l’ai joué à 200%. J’assume cette expérience et je la revendique. Tu sais, j’ai quand même eu mon mot à dire sur le choix des chansons que je devais chanter. Dove Attia (le producteur du spectacle) m’a permis d’avoir mon mot à dire.
Il m’avouera aussi qu’il a accepté de faire Le Roi Soleil pour accélérer sa carrière qui végétait.
Je résume grossièrement son parcours.
A 16 ans, il apprend la guitare et l’harmonica. A 18 ans, il assure environ 200 concerts par an, dans un style reggae, soul et blues. Il fait même des premières parties de concerts comme Cher et Seal. Puis vient Le Roi Soleil et aujourd’hui son disque personnel.
-Dans mes chansons qui sont très intimes, je me dévoile beaucoup. Je rends hommage à ma mère, mon père, Bob Marley, mon père spirituel, je parle des rapports passionnels et amoureux, il y a même une chanson humanitaire sur la planète… Je cherche à me retrouver et à retrouver mes racines.
C’est normal. Un premier album est souvent une carte de visite.
-Je l’ai moi-même en grande partie écrit et composé tout en collaborant avec Lionel Florence et Bruno Dandrimont, mon ami de toujours, à la composition. C’est Volodia qui a réalisé le disque. C’est un maître.
Musicalement, c’est quand même très dépouillé. Trop peut-être, non ?
-Tu trouves ? Non, j’ai fait un album très simple. Basse, batterie, guitare folk, pas d’instruments qui sortent d’ordinateurs. C’est très acoustique, comme le travail de ceux que j’admire. Tracy Chapman, Ben Harper, Bob Marley. Il n’y a même pas de guitares électriques. Je voulais que ce soit très pur, roots, sans concession. Ce n’est pas formaté alors, ça passera ou ça cassera.
C’est passé ! L’album cartonne et ses dates parisiennes sont complètes. Ces deux dates à l’Élysée Montmartre (les 26 avril et le 22 mai) sont complètes, à la Cigale (le 6 juin) aussi. Sa production lui a calé une date au Zénith de Paris le 7 novembre pour contenter tout le monde.

Christophe Maé devient en deux temps trois mouvements, un véritable phénomène.
Il a d’ailleurs été élu « Révélation francophone 2007 » aux NRJ Music Awards.
Je sais, ce n’est pas une référence.
Mais, bon…j’irais le voir le 26 avril.
Par curiosité.
Et pour tout dire, si je ne suis pas attiré par ce genre de chansons là, j’avoue que je trouve sa voix assez bluffante.
08:15 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
22 mars 2007
Abha Dawesar au Salon du Livre 2007!
Je n’en peux plus de joie.Le Salon du Livre 2007 ouvre ses portes aujourd’hui.
Chaque année, depuis 5 ans, j’y passe mes week-ends. J’aime baguenauder, m’arrêter sur un stand, discuter avec un auteur, observer, lire, fureter, acheter…
Même la foule, dans ce contexte, ne me dérange pas.
Toutes ces familles ou ces âmes solitaires qui errent dans les travées à la recherche d’on ne sait quoi…
Donc, pour fêter le Salon du Livre, ma note du jour est consacrée à une auteur(e) qui fait beaucoup parler d’elle en ce moment (voir là par exemple), puisqu’elle est l’une des invitées officielles de ce salon, la nouvelle égérie indienne Abha Dawesar.
Elle est considérée comme le chef de file du renouveau littéraire en Inde. Au début de cette année, le new’s magazine India Time l’a retenu dans sa sélection des jeunes talents indiens, rare femme et seule écrivain.
Ce sont mes amis des éditions Héloïse d’Ormesson qui l’éditent et c’est tant mieux, car, du coup, ils m’ont organisé une rencontre aux petits oignons.
Rendez-vous avec Abha (qui parle couramment le français, ouf !) le jeudi 1er mars dans l’appartement réservé
aux auteurs maison.
Tatiana de Rosnay m’avait largement incité à la lire puis à la rencontrer et comme je n’ai aucune personnalité, je me suis penché sur son cas.
Je ne le regrette pas.
Babyji, traduit déjà en 5 langues, est sorti le 15 mars dernier en France, mais il a été couronné par deux prix littéraires :L’American Library Association’s Stonewall Award en 2006 et le Lambda Literary Award en 2005.
-Bon d’accord Mandor, tu l’as bien vendu ce « Babyji », mais de quoi ça parle ?Parce que c’est bien joli de copier le dossier de presse, mais cela ne suffit pas à nous convaincre…
Mince ! Mais qui me parle ?

Le sujet, en bref :
Dans les années 90, sous fond d’Inde déchirée par la violence des castes, une « lolita » rebelle n’offre son corps qu’aux femmes et casse tous les codes d’une société cloisonnée.
Un roman est à la fois subversif et érotique.
Je demande, avec un œil malicieux, comment ses écrits ont été accueillis dans son pays qui me semble être puritain.
-Ce livre est devenu culte. En Inde, chacun sait que la vie sexuelle existe mais personne n’en parle. Avec ce livre, les non-dits se sont envolés et les lecteurs ont apprécié qu’un auteur brise ce tabou hypocrite.
Babyji est homosexuelle, idéaliste et moralisatrice. Elle découvre les joies de l’amour et du sexe avec 3 femmes différentes : une divorcée, créatrice en freelance (Linde), une servante magnifique (Rani), elle aussi plus âgée et une camarade de classe (Sheela).
Babyji est une jeune fille flattée si on la désire en la réduisant toute entière à son corps. « C’est mieux que d’être désirée pour mon intelligence ».![]()
Ressemble-t-elle à l’auteur ? Sa réponse est vague et on la comprend :
-Sur certains points, mais pas complètement. Comme elle, je me suis toujours battue pour ne pas devenir une femme « qui coupe des légumes en rondelles dans la cuisine », je suis très indépendante et je sais ce que je veux.
Il faut dire qu’Abha Dawesar s’est donné les moyens d’être indépendante et de réussir… elle est diplômée de philosophie à Harvard et a travaillé dans la finance. Aujourd’hui, elle se consacre à plein temps à l’écriture. Elle a raison.
Babyji est un grand livre.
Bien sûr l’Inde est décrite, mais elle est débarrassée des clichés habituels. Elle évoque les traditions, le folklore, les évènements politiques qui troublent le pays, certes, mais ce n’est pas la jolie carte postale que l’on pourrait attendre. Tant mieux.
Ce roman est une vision de l’amour très forte et originale. « L’amour ne peut exister que dans la perfection et la perfection n’existe pas », affirme Babyji.
-Elle n’est pas dupe. Babyji vit des relations sexuelles avec trois femmes aux styles et aux vies opposés, mais elle sait que ce ne sont pas les femmes de sa vie. Elle veut juste vivre des expériences pour se sentir grandir et prendre son envol.
Je ne vais pas faire un pataquès sur cet ouvrage parce que plutôt que lire une critique, mieux vaut lire un livre. J’ai toujours peur d’en dire trop (ou pas assez).
Donc je m’arrête là.
Abha Dawesar est une personne charmante.
Nous avons aussi parlé de nos blogs respectifs.
Elle en a deux.
Un en anglais, un en français. (D’ailleurs, je lui avais demandé de le faire vivre un peu plus. J’ai été flatté qu’elle relate la chose.)
Retrouvez Abha Dawesar au Salon du Livre.
Son programme là-bas ?
Je ne sais pas mais, tenez, je vais me renseigner dans la journée…
Edit:
Voici le programme: (merci à toi Yansor!)
programme Abha salon du Livre :
Mars 23 2007 1:00P
Abha Dawesar au Studio SNCF animé par Isabelle Rabineau @ Lecteur Studio SNCF, Salon du Livre
Mars 23 2007 3:00P
Abha Dawesar "Entre les lignes" animé par Catherine Fruchon-Toussaint @ RFI en direct du salon du livre
Mars 23 2007 4:00P
BABYJI Signature au Salon du Livre @ Stand RTL/Lire
Mars 24 2007 11:00A
Les Nouvelles Voix de l'Inde @ Stand RTL/Lire
Mar 24 2007 2:00P
Terrasse politique/ Le thé des écrivains @ Terrasse politique au Salon
Mars 24 2007 3:30P
Table ronde CNL @ Salon du Livre
Mars 24 2007 4:30P
BABYJI Signature au Salon du Livre @ Stand Editis/Interforum
Mars 25 2007 10:00A
Femmes du monde @ Espace Vision du Monde
09:25 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
21 mars 2007
Gérard Delteil... et les coulisses du pouvoir!
Ce n’est pas la première fois que je rencontre Gérard Delteil.
Plus jeune, j’ai eu ma période "auteurs gauchistes soixante-huitards".
Je dévorais les Daeninckx, Jonquet, Bastid, Quaddrupani, Pouy et autres Delteil. Je faisais en sorte de les interviewer dans les médias où j’évoluais afin de comprendre qui se cachaient derrière ses écrivains de « néo polars ». Je ne sais toujours pas pourquoi aujourd’hui, mais ils me fascinaient.
Un jour, ils se sont tirés sur la gueule. (Les explications là…)
Ça m’a un peu dégoûté toutes ses histoires.
Je suis passé à autre chose, mais, de temps à autre, pour les besoins de mon travail, je ne rechigne pas à me replonger dans cet univers.
Bien au contraire.
C’est le cas avec Gérard Delteil. Il sort un livre sur les relations ambiguës pouvoir-média-justice à travers les déboires conjugaux d’un ministre de l’intérieur, candidat à l’élection présidentielle, qui ressemble diablement à notre Sarko national (cette phrase est excellente pour mes stats !)
La politique spectacle en prend pour son grade.
Un roman de circonstance qui nous éclaire sur bien des points.
(Ici, Libé.fr a critiqué le livre de manière fort pertinente).
La femme du ministre est le 35e roman de cet auteur aux nombreux prix policier.
Notamment:
Prix du Quai des Orfèvres 1993 pour Pièces détachées et Grand Prix de littérature policière 1996 pour N’oubliez pas l’artiste.
Avant-hier, dans son appartement du 19e arrondissement (11e étage), il me reçoit chaleureusement devant un bon café et un sourire franc (quoiqu’un peu carnassier). Très vite, il m’explique que, dans cet ouvrage, tout ce qu’il raconte sur le fonctionnement de l’appareil d’état est rigoureusement exact.
-Mon métier de journaliste me permet d’enquêter et d’être le plus proche possible de la réalité sociale que je décris. J’apprends d’ailleurs beaucoup de choses. Parfois, des trucs dingues. Par exemple, savez-vous qu’il y a deux sortes de RG ? Ceux de la préfecture de police et ceux de la place Beauvau. Mon livre est truffé d’informations peu connues, mais essentielles. Quand je lis mes confrères, j’ai besoin d’apprendre des choses réelles. Si c’est bourré d’erreurs, je n’insiste pas.
Gérard Delteil se revendique d’extrême gauche, sympathisant de la LCR et de Lutte Ouvrière. Même s’il n’est pas encarté, je l’interroge sur la tentation d’aller, dans ses romans, dans le sens de ses idées politiques bien affirmées.
-Mes romans ne sont jamais des tracts politiques. Même si l’objectivité totale est difficile, je me contente d’écrire des histoires à suspense, dans l’air du temps, tout en apportant une connaissance supplémentaire aux lecteurs. Je dis ce que je ressens en m’inspirant librement de faits existants.
Peut-être fera-t-il un jour un livre sur les mésaventures de son collègue de plumes, Cesare Battisti. Gérard Delteil fait parti de son comité de soutien et il a toujours défendu comme il a pu l’auteur italien. Détail troublant, Battisti a écrit pour
Delteil une nouvelle dans un ouvrage sur les prisons : Noir de taule.
Je lui demande ce qu’il pense de l’arrestation de Battisti au Brésil, la veille.
-C’est un copain depuis longtemps. Ma problématique n’est pas de savoir s’il a tué ces gens, mais c’est la trahison de l’état français qui s’était engagé à lui venir en aide. La parole donnée est reprise. C’est écoeurant. Avec ceux qui le soutiennent, nous allons réagir avec nos faibles moyens. On ne sait pas encore comment, mais les possibilités sont minces. En plus, il y a un revirement des médias. Aujourd’hui, il est présenté comme un terroriste en cavale. Il y a quelques mois, les propos étaient plus nuancés.
Nous passons un long moment à parler de l’évolution du polar français. Il n’est pas tendre sur la question.
-Faire du noir sordide, de pales imitations de romans américains sur les sérial killers ne m’intéresse pas. Je ne parle pas pour tous, mais certains auteurs de la nouvelle génération ne font que ça. Pour ceux là, la seule chose qui les distingue, c’est la manière de traquer le tueur.
Après cette conversation, je lui demande de nous rendre dans son bureau pour faire quelques photos. Il accepte.
-Ne faites pas attention ! Il y a un sacré bordel !
Effectivement, mais c’est un bordel que j’aime.
Des livres et des dossiers entassés partout.
-Pendant longtemps, je me suis targué d’avoir lu tous les romans de mes confrères de l’époque. Aujourd’hui, ce n’est plus possible, il y en a trop.
Ils ne sont pas tous bons d’ailleurs.
La femme du ministre est un roman policier passionnant et réaliste.
Du travail d’orfèvre.
Normal. Delteil est un bon artisan et ça, je le sais depuis longtemps.
15:25 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note




