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16 mars 2007
Soirée En attendant l'or...
-Fishturn, tu m’agaces. Tu bouges de chez toi et tu me rejoins au Réservoir !
Et je raccroche.
Je suis un peu vindicatif avec Damon mais j’ai envie qu’il sorte de sa tanière.
Le pauvre, il est agoraphobe. Il faut donc constamment le bousculer pour qu’il prenne la décision de se rendre à une soirée (avec des gens dedans).
Nous sommes tous les deux invités par Olivia Michel, responsable littéraire (avec Antoine Dole) de la nouvelle revue En attendant l’or (le rendez-vous de la scène littéraire alternative) qui fête la sortie de leur numéro 1.
Mazette !
Bon, je ne peux pas livrer mon impression sur le contenu, car je ne l’ai acheté qu’hier soir. (10 euros).
A priori et selon la 4eme de couverture, cette collection « met en avant le travail d’auteurs qui pourraient, si la chance leur était donnée, composer la scène littéraire de demain. Des plumes singulières, des univers modernes, un goût pour une écriture urbaine et actuelle. Des talents qu’un circuit de la création sclérosé condamne, par une politique du moindre risque, à rester perdus, là, dans la masse… »
Tout ça m’sieurs dames !
Donc, j’arrive à 20h 10 devant le Réservoir et une petite foule attend déjà devant portes closes. Second Flore est là avec un pote (banquier en Asie !). Du coup, nous rentrons et restons ensemble un grand moment du début de la soirée.
Des filles (jolies) de partout.
Et Open Bar.
Un cocktail à base de Cointreau.
Et, c’est bien connu, Cointreau n’en faut !
Bref, au bout de quelques verres, je sors mon appareil photo et commence ma traque.
A ce propos, ça devient lourd, mon nouveau métier de blogueur qui écrit une note à chaque fois qu’il se retrouve dans une soirée « culturelle ». Du coup, je ne profite pas totalement du délire ambiant.
Là, c'est Olivia Michel, Antoine Dole (directeur de collection de la revue) et le comédien qui a lu quelques extraits de textes sur scène.
Il y a quelques écrivains actuels que j’aime bien.
David Foenkinos par exemple.
Je décide de le laisser tranquille.
Je croise Christophe Paviot (dont j’ai chroniqué ses deux premiers romans dans mon journal mais il ne le sait pas) et lui demande l’autorisation de lui tirer le portrait, ce qu’il accepte sur le bout des lèvres.
Puis, je le recroise et il me dit :
-Ca m’ennuie. Je sors très peu dans les soirées littéraires et à chaque fois, tu me prends en photos puis je me retrouve sur ton blog. Les gens vont finir par croire que je n’arrête pas de sortir alors que c’est extrêmement rare. On se croise, mais c’est une coïncidence.
Je lui réponds :
-Je comprends parfaitement. Si tu veux, je ne diffuse pas la photo.
Ce à quoi, il me rétorque :
-Je ne préfère pas, en effet.
Donc pas de photo de Christophe Paviot.
Sinon, je passe un moment avec Aymeric Patricot, adorable et talentueux écrivain (voir là) avec qui j’ai quelques atomes crochus. Il est là.
Nous discutons quand une jeune femme nous interrompt.
Elle s’impose dirais-je.
-Vous êtes bien Aymeric Patricot ? Je suis Axl Cendres. Je peux vous inviter à ma table ?
Ainsi, nous nous retrouvons à sa table un verre de champagne à la main. J’apprends qu’elle est blogueuse et que, surtout, elle a un texte publié dans la revue…
Je me sens de trop, la miss se fiche royalement de Mandor.
Je m’éclipse et m’avance vers la scène pour immortaliser les artistes.
Les brillants Louis et Mayane Delem.
Un type que je ne connais pas m’interpelle.
-C’est pour votre blog ?
-Euh… oui. Mais qui êtes-vous ? On se connaît ?
-Non, mais moi je vous connais. Vous êtes connu.
Ah ! Première nouvelle.
-Qui êtes-vous, monsieur ?
-Je suis (la musique couvre son nom), auteur chez Robert Laffont.
Je le scrute pour voir si sa tête me dit quelque chose.
Non ce n’est pas Jean d’Ormesson, ni Marek Halter encore moins Marc Lévy.
-Ah ah ! Vous commencez à me remettre ? Mais c’est trop tard.
Il est fou ce type !
Je veux en savoir plus, mais une personne à côté de nous me fait : chut ! (sous entendu, respectez les artistes qui jouent sur scène).
Il a raison.
Je m’approche du bar pour prendre un dernier verre.
Et je vois…
Bon, là je m’adresse directement à lui (parfois, il me lit).
Jérôme, je suis très ennuyé. Tu m’as envoyé ton livre il y a trois mois.
Je n’ai pas eu le temps de le lire.
Si.
Les premières pages…
Qui sont belles et qui m’ont touché comme tu sais que tu es capable de me toucher.
Mais, j’ai interrompu ma lecture car mon travail consiste à lire des livres et à les critiquer. Et donc, je suis submergé de lectures « obligatoires ».
Je ne parviens pas à reprendre ton Amoureux en lambeaux qui me plait tant.
Je vais m’y replonger avec avidité, mais en ce moment, ce n’est pas possible.
Jérôme, je suis le roi des cons.
Je n’arrête pas de te croiser et je te fuis.
La semaine dernière encore, aux Victoires de la Musique.
Au bar du Zénith.
Hier soir, pareil.
J’ai l’impression que nos regards se croisent et que tu fais semblant de ne pas me reconnaître.
Mais je sais aussi que tu es rêveur et qu’il est possible que tu sois ailleurs…
Donc Jérôme, j’en suis là avec toi.
Je suis simplement gêné. Je ne veux pas que tu penses que ton livre ne m’a pas plu.
Le début m’a enthousiasmé.
Voilà.
À bientôt !
Ah, vous êtes encore là vous ?
Bon, je continue.
Le Fishturn a fini par arriver au Réservoir.
Il a vu cette masse de gens… il est resté à l’entrée.
-Tu es fou ? Tu as vu le monde ? Je ne bouge là.
-Bon, OK ! Je vais te chercher un verre.
Je reviens bredouille quelques instants plus tard.
-Ils ne servent plus pendant le concert.
Il ne dit rien, mais je parviens à l’extirper de sa torpeur. Je le présente à quelques personnes, dont Aymeric Patricot et Second Flore. Bon, je ne le sens pas à l’aise. Nous restons un petit moment encore devant l'entrée, puis nous décidons de partir.
A ce moment là, David Foenkinos, passe devant nous et dit quelque chose à Fishturn en souriant.
Je lui demande ce qu’il lui a dit.
-Je ne sais pas. Je n’ai rien entendu… Pourquoi ? C’est qui ?
-D’accord. Allez, viens ! On va manger.
Ainsi donc, nous nous sommes retrouvés dans un restau mexicain.
C’était sympa. Nous avons parlé de nos vraies vies.
Parce que, tous les deux, il faut bien le dire, nous nous faisons bouffer par nos vies parallèles et blogosphèriques.
Là enfin, nous sommes sortis du jeu.
Ca fait aussi du bien de se retrouver comme avant.
Quand nous n’étions pas blogueurs.
09:05 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note





Commentaires
Rôôôôô Comment je passe pour un débile ! Mort de rire :-)
Écrit par : Fishturn (fapm) | 16 mars 2007
Alors le fish s'est pointé à la soirée et pas avec trois heures de retard ? Mais c'est un exploit ;-) !
Écrit par : 4largo - Fapm | 16 mars 2007
je veux savoir: combien de verres, combien de clopes, et surtout... SURTOUT... où est le briquet fuchia??? :)
Écrit par : Dorothée, cheerleader de l'Interbational FAPM | 16 mars 2007
Cher Mandor,
Tu es venu et je t'en remercie mille fois mais je n'ai pas pu le faire correctement en t'offrant TON exemplaire qui etait ds ma loge en haut de ce minis escalier en colimasson qui tourne trop pour une organisatrice de soirées-cointreau!!!! Du coup j'ai un exemplaire à t'offrir et QUOI j'apprend que tu l'as acheté???NON! Voila pr le reste de ma requete ( j'attend l'adresse)...
Merci de m'avoir amené fishturn malgré tout j'ai pu lui offrir un sourire sincère et cela me ravit. J'aimerais enfin savoir je peux recevoir par mail toutes tes photos ( rien que r u souvenir car je n'ai pas pu en prendre)
Voial
Mais le fin mot de mon commentaire c 'est : chapau mandor car à l'heure ou la masse d'invités dorment encore toi tu as pondu ces lignes ( et ARFFFF je ne voulais pas que tu le paye)
Écrit par : Olivia | 16 mars 2007
J'avais reçu un mail qui s'intitulait Open Bar.
A l'invitation j'avais juste répondu :
Je serai là parceque j'ai soif.
Quand je suis arrivé, il n'y avait plus rien à boire...
Hier soir j'étais complétement à l'ouest, j'avais même oublié le briquet fushia.
Écrit par : Fishturn Fushia | 16 mars 2007
"Ecriture urbaine et actuelle", ça me tente !
On peut se le procurer où ce n° 1 ? Merci de l'info.
Écrit par : Bridget | 16 mars 2007
Fais gaffe avec ce genre de soirée: c'est un coup à tomber sur Juju le Pigiste! :-)
Écrit par : Juju le pigiste | 16 mars 2007
Comment ça on ne peut pas agrandir les photos de fish ?
et il ne faut pas le laisser sans verre, ni bocal.. ni eau... trop longtemps, ça va nous l'abîmer..
Écrit par : katy | 16 mars 2007
Jolies photos... Vive la vraie vie, M'sieur Mandor !!
(tu as vu des blogueurs, hier ? je n'ai vu qye des gens ;-))
Écrit par : secondflore | 16 mars 2007
@Fishturn (fapm): Franchement, je suis très loin de la réalité?
Mais c'est comme ça que je t'aime.
@4largo-fapm-: Non, juste une heure. Bon, ça, c'est vrai... ça m'énerve un peu.
@Dorothée, cheerleader de l'International FAPM: Nous avons été raisonnable. Enfin le fish, pas moi. Et le briquet? Ce n'est pas à moi de répondre.
@Olivia: Merci mademoiselle mais une nouvelle revue à besoin d'acheteurs pas de profiteurs. Laisse moi la joie de verser mon obole. Quant à votre soirée, franchement, bravo!
@Bridget: Je crois que la réponse est là...
http://www.enattendantlor.com/abonnement.html
@Juju le pigiste: Ce serait avec plaisir. Je ne cherche pas à me cacher...
@Katy: Tu ne veux pas non plus un poster dédicacé???
;o)
@secondflore: Je manque de discernement en ce moment.
Écrit par : mandor, président de la FAPM | 17 mars 2007
Quel papier. On a l'impression d'être là, minute par minute.
Il ne manquait personne. La scène, les poètes, les écrivains, les parleurs. Le beau grand soir ! L’endroit est noir de monde.
Il ne manquait personne… La groupie qui arrête tout et insiste pour s’…se poser, l'auteur qui ne veut pas sa face à la Une virtuelle, un autre, celui qui cherche un viscéral je t’M. Et, lui, celui qui n’a pas envie de se faufiler entre les ventres et les joues. Il reste dehors et, malheur, il ne reste rien à boire. (sourire)
À Go, jette le rat de la phobie et arrive. Doux topo. Clop au bec, il s’allume.
C'est bien. Ça bouge beaucoup par chez-vous qu'on dirait. Ici aussi. La scène musicale, la scène des verbes, les cinéastes, les acrobates, les cracheurs d'images... tout grouille et c’est tant mieux.
Écrit par : Nina louVe | 17 mars 2007
la vraie vie, la vie bogguesque... mais la vie bloguesque c'est aussi la vraie vie, non ?
Et pis moi j'ai fait connaissance de vrai gens qui venaient des blogs. Il écrivaient de vrais blogs, mais c'était pas de vrais gens avant que je les rencontre dans cette putain de vraie vie, enfin, celle qu'on dit vraie...
Bon bref, je m'mbrouille.
T'es un vrai, Mandor, et Fish aussi, et puis, je ne trouve pas qu'il a l'air si nouille que ça dans ta note ;-)
Écrit par : Benoît, membre de la FAPM | 17 mars 2007
@Nina Louve: merci d'avoir bien tout lu... J'étais venu chez toi il y a quelques jours, histoire de lire ton hommage au Fish tournant. Tes mots m'ont soudain rendu humble. Une claque dans la gueule, j'ai reçu.
Et là j'en reviens à l'instant. C'est pas tout joyeux mais c'est tout charnel. Puissants tes mots! Respect.
@Benoît, membre de la FAPM: Tu sais très bien qu'il y a toujours quelques exceptions qui confirment chaque règle. Je ne te réponds même pas sur ce que je pense de toi... Relis ma note récente sur ton auguste personne.
;o)
Écrit par : mandor, président de la FAPM | 17 mars 2007
Désolée, Mandor, de m'être aussi mal comportée, l’alcool a deux effets sur moi : dissoudre mes bonnes manières et épaissir ma stupidité...
Écrit par : Axl | 17 mars 2007
Mandor, (rires) j'crois que je vais recommencer mon poème du jour che-nous. Il est donc tant plein de censure que le big G-ILY (I love You) ne passe pas? Zuuuut.
Hé ! Je ne te relance pas les bonheurs, les fleurs... ça se reçoit avec un sourire et un nez qui fait humm.
Gracias senor french man.
Écrit par : Nina louVe | 18 mars 2007
@Axl: Pas grave. Tu as le droit de vouloir discuter avec Aymeric Patricot et pas spécialement avec moi. C'est vrai que nous étions en pleine discussion et qu'elle s'est donc interrompue brutalement. Je raconte cette anecdote car j'ai trouvé la situation amusante, pas vexante. J'ai quand même bu grâce à toi un verre de champagne... Il me semble que je dois te remercier. Alors merci.
Écrit par : mandor, président de la FAPM | 18 mars 2007
"Bon, je ne peux pas livrer mon impression sur le contenu, car je ne l’ai acheté qu’hier soir"
On attend avec impatience ton avis, cher Mandor. Parce que les compte-rendus de soirée, c'est bien beau, mais un peu éloigné de la littérature...Pour ceux que ça intéresse, j'en parle ici:
http://wrath.typepad.com/wrath/2007/03/en_attendant_lo.html
Écrit par : wrath | 19 mars 2007
Pas en forme le Damon !
Écrit par : ingille | 19 mars 2007
Rôôôôô Comment je passe pour un débile ! Mort de rire :-)
Tu ne passes pas pour un débile !
Écrit par : ingille | 19 mars 2007
@wrath: Je ne tiens pas un blog littéraire, je te signale en passant. Le sous-titre de mon blog l'indique pourtant bien. J'évoque mes rencontres avec des écrivains, comédiens ou chanteurs et parfois, oui, les soirées dans lesquelles je me rends (mais alors là, de manière très occasionnelle et tu le sais bien). Mais, toi, tu sautes sur tout ce qui donnent du grain à moudre à ta logique fort personnelle. Tous pourris! Copinage et compagnie!
Quant à mon avis sur la revue, je le donnerai après lecture et rencontre avec ses deux fondateurs.
Bien à toi.
Écrit par : mandor, président de la FAPM | 19 mars 2007
Hey merci Mandor pour la note :) Merci d'être venu à la soirée et pour ce compte rendu..j'avoue qu'à courir partout pour retrouver les gens dans la foule, c'est passé tellement vite..
Comme disait Olivia, on n'a pas pu prendre de photos, alors je suis preneur aussi à tout hasard...:-p C'etait une belle expérience, et le mieux : la soirée a refleté l'energie de la revue, une energie saine, positive, ou chacun a apporté sa patte... le concert de Mayane et Louis, les lectures d'Assane, les sourires ça et là... J'espère que les textes te plairont ;-)
A bientot
Ps : C'est antoine dole, pas olivier dole...;-pp lol
Écrit par : Antoine | 19 mars 2007
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