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28 février 2007
La société du spectacle selon Jean-Marie Catonné!
Je viens de lire cette note de Yansor (Tatiana de Rosnay, dont je vantais les mérites ici récemment). Je l’ai trouvé amusante étant donné que ma rencontre avec Jean-Marie Catonné s’est tenue précisément dans le bureau dont il est question…
Fou, non ?
Là, c’est sûr, si vous ne cliquez pas chez elle, vous ne comprendrez pas grand-chose.
Bref, je suis loin d’être insensible à ce que publient les Éditions Héloïse d’Ormesson (d’abord mon auteur fétiche, Pierre Pelot, est dans cette maison et j’aime bien leurs deux attachées de presse, Audrey et Anne-Laure. À ce moment là de ma note, j’ai pleine conscience que je donne du grain à moudre à Wrath… "encore du copinage attachée de presse/journaliste et bla bla blab et bla bla bla…" )
J’ai souhaité interviewer Jean-Marie Catonné parce que son Double Je m’a fortement intéressé. J’apprécie beaucoup les livres qui dévoilent l’envers du décor, en l’occurrence, du milieu de l’édition, de la télévision et des médias (qui pratiquent le nivellement pas le bas), et des politiciens qui manient la langue de bois et les coups bas (libre !).
Ce jeune homme de 65 ans, prof de philo à la retraite (39 ans à l’École Alsacienne) est l’auteur de quatre romans : La Tête étoilée (1996), Portraits volés (2001), Villa les mésanges bleues (2002) et Excès de mémoire (2004) et de deux biographies : Romain Gary - Émile Ajar (1990) et Queneau (1992).
Catonné n’a jamais été nègre.
Il me l’a assuré.
Cependant, il raconte l’histoire épique d’un romancier contrarié (et naïf), Jean-Rémy, qui va découvrir à ses dépens que le monde des Lettres n’est pas gouverné pas l’amour de la littérature.Preuve est faite qu’il ne faut pas vendre son âme au Diable.
Pas bien.
Double Je est sous-titré : Les éditeurs ne sont pas tous des chiens.
Justement, Pierre-Ulysse Banador (PUB) est un grand éditeur parisien. Il accueille le jeune homme en lui laissant l’espoir d’une publication prochaine. En attendant, peut-être pourrait-il se faire la main en écrivant la vie des autres ? Des gens connus mais sans le talent d’écriture, en l’occurrence, une pseudo Loana, un homme politique roublard et un animateur de télévision très con (c’est le mot !). Jean-Rémy, fasciné par l’éditeur (et s’imaginant qu’il tient là le sésame pour une publication prochaine) plonge tête baissée dans un système qui finit par le dépasser. Il devra lutter pour ne pas perdre son identité personnelle, ses valeurs, ses principes, bref, son intégrité. Gagnera-t-il ce combat?
C’est toute la question.Je demande à Jean-Marie Catonné de quel personnage se sent-il le plus proche.
-Pas celui du narrateur en tout cas. Il n’a que la trentaine et n’est pas très sympathique. Il est lâche et est prêt à tout pour réussir. Il s’illusionne sur la fait qu’on va l‘éditer grâce à toutes ses compromissions. Très curieusement, je me retrouve plus dans l’éditeur. Il est un peu cynique, certes, mais il assume ses actes.
Et l’écrivain de m’expliquer que le système économique des maisons d’édition n’est pas simple à gérer.
- Je comprends parfaitement la logique des livres « commerciaux ». Ces livres peuvent exister si l’argent recueilli sert à éditer des ouvrages plus confidentiels, mais essentiels.
C’est loin d’être un cas systématique.
Quant aux auteurs « prête-nom » (nègres, puisqu’ils s’appellent ainsi et qu'il en est fortement question dans Double Je), ils sont légions. Mais pourquoi pas après tout ?
-Un sportif ou une starlette qui donne ses confidences, ses souvenirs à quelqu’un qui les met en forme, ça n’a rien d’infamant. Chacun son métier après tout. C’est le côté hypocrite des choses qui m’exaspère.
Je lui raconte que j’ai rencontré des « vedettes » qui prétendent mordicus avoir écrit leur livre.
-Je sais. Il y en a qui vivent très mal qu’on les soupçonne de ne pas être les vrais auteurs. Ils finissent par s’auto persuader qu’ils le sont réellement… c’est très curieux ce déni.
Nous parlons aussi des écrivains qui sortent des pavés de 700 pages tous les 3 mois… Ca commence à se voir qu’ils ne sont pas les seuls rédacteurs.
Soyez plus malin, espacez vos sorties… ce sera plus discret.
J’ai envie de donner des noms.
Mais non.
On a dit « pas de méchanceté » sur ce gentil blog.
Cette satire enlevée est, en tout cas, pleine de rebondissements, cynique et drôle (très).-J’ai écrit une charge que j’ai voulu flamboyante contre la médiatisation à tout prix et la célébrité factice et éphémère (et donc cruelle). J’évoque les méthodes utilisées pour le devenir et les renvois d’ascenseurs lancés en permanence dans les médias.
Pas beau le royaume du paraître.
Salutaire.
07:55 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
27 février 2007
Kad Mérad... Un comédien récompensé!
Bon, les vieux de la vieille, bof !
Les Jean Amadou, Jacques Mailhot et autres Maurice Horgues ne vous inspirent point.
Je comprends.
Ce blog est un blog de « djeunes ».
Tout le monde le sait.
Parfois, je me laisse aller.
Pardon.
Enfin, comme je suis dans les notes fastoches à fabriquer, je rends un deuxième hommage aujourd’hui.
A Kad Mérad.
De Kad et Olivier.
C’est mieux là ?
Plus de votre génération.
Non, je ne suis pas vexé !
Il a reçu samedi le César du meilleur acteur dans un second rôle (pour Je vais bien, ne t’en fais pas.)
Clap-Clap !
Largement mérité.Lui et son compère Olivier Baroux, je les trouve formidables et drôles.
J’avais écrit une note sur eux après ma rencontre, le 19 octobre 2006.
C’était difficile, mais j’explique pourquoi.Depuis est sorti un DVD : Antotologie.
6 heures de complète déconnade.
Comme j’aime.
(Acheté avec mon argent à moi que j’ai !)
Si, si, il m’arrive d’ouvrir mon porte-monnaie.
Non, parce que, j'entends dire de ci, de là: "le Mandor, il ne paie pas ses disques, livres, DVD..."
C'est vrai.
Sauf dans le cas présent.
Mais je vais me plaindre à qui de droit.
C'est une honte!
Me faire ça à moi. Le défenseur des artistes.
Hum!
Faut que je me calme.
Je m'y croirais presque.
Olivier Baroux, quant à lui, tourne en ce moment son premier long métrage en tant que réalisateur.
Une comédie romantique intitulée "Ce soir, je dors chez toi".
Dans les rôles principaux, Jean-Paul Rouve, Mélanie Doutey... et Kad Mérad.
Ces deux lascars, nous n'allons pas cesser d'entendre parler d'eux.
16:15 Publié dans Hommage... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Jean Amadou... chansonnier décoré!
Aujourd’hui, je rends hommage au chansonnier Jean Amadou parce que ce grand ambassadeur de la satire politique en France depuis 50 ans, a été fait officier dans l'Ordre des Arts et Lettres hier matin par le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres.
"Face à la vanité des hommes politiques, subir vos foudres est une marque de reconnaissance", a estimé le ministre en décorant un "observateur particulièrement avisé de la vie politique et commentateur acéré de notre époque".
"Votre passion de la langue française, votre virtuosité du mot juste, du bon mot font de vous un critique toujours audacieux, pertinent et parfois impertinent, mais jamais destructeur, des habitudes et des vicissitudes du monde politique français", a ajouté M. Donnedieu de Vabres. »
J’ai reçu un jour Jean Amadou, dans une radio parisienne (le 12 mai 1999), pour la sortie de son livre Vous n’êtes pas obligé de me croire! (prix Antoine Blondin de cette année là).

J’étais fier comme un bar-tabac, car ce monsieur me rappelait les dimanches de mon enfance.
Nous regardions sur TF1 son émission C’est pas sérieux, devenu un peu plus tard Sérieux, s’abstenir… ![]()
Mes parents trouvaient les propos tenus par ces chansonniers, très corrosifs et hilarants.
Ma sœur et moi dégustions notre repas en rigolant mais sans savoir pourquoi.
Papa, maman se marrent.
Fillette et fiston aussi, alors.
Il y avait aussi dans cette émission les regrettés Maurice Horgues (voir photos juste en dessous. J’animais alors une fête organisée par les commerçants de Boulogne Billancourt « Le pont Billancourt en fête à Boulogne » le 14 décembre 1995) et Anne-Marie Carrière (dans son kiosque).


Jean Amadou est actuellement en tournée avec Jacques Mailhot et Michel Guidoni avec le spectacle "Le Grand prix de l'Élysée ", actualisé au jour le jour pendant la campagne présidentielle.
(Je suis entrain d’enquiller les interviews… des personnalités toutes fraîches arrivent donc bientôt ! Demain, j’évoque avec mon invité, le milieu de l’édition…)
08:55 Publié dans Hommage... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26 février 2007
La peur de Mandor...
Je ne comprends pas pourquoi, lorsque je regarde ma fille, j’ai un sentiment de bonheur absolu du moment présent et une peur abyssale du lendemain.
Je suis dans cet état en permanence.
C’est crevant, mais il paraît que c’est normal.
Je ne sais pas pourquoi je vous dis cela.
En fait si.
Parce que ce week-end, j’ai pensé à mon avenir… à la précarité de ma situation professionnelle depuis tant d’années.
25 ans (sans interruption) que je ne sais pas de quoi le mois prochain sera fait mais que je continue à gagner honorablement ma vie en faisant le métier que j'aime.
Ne pas trop tirer sur l'élastique!
Avant, je m’en foutais, aujourd’hui, je ne supporte plus cette putain de précarité.
Mon journal peut s’arrêter du jour au lendemain.
La presse ne se porte pas bien.
Secret pour personne.
Tout va pour le mieux aujourd’hui.
Mais pour combien de temps?
C’est la raison pour laquelle j’ai lancé récemment sur mon Blog It Express un appel à d’éventuels autres employeurs (Radio-Télé-Web TV-Presse écrite-Site Internet).
Appel que je réitère donc aujourd’hui.
Parce quand je vois le minois de ma fillette qui me fait un sourire pensant que je suis un véritable héros, je panique.
Si tout s’arrêtait ?
Et si le héros devenait un zéro ?
Je suis un peu excessif, certes.
J’ai expliqué à l’un de mes amis (non blogueur) l’éventualité d’évoquer cela ici même. Il m’a déconseillé de le faire en me disant que j’allais passer pour un type pathétique et opportuniste qui se sert de son blog pour chercher du travail.
(Et alors ?
Quelle honte à ça ?
On perd sa dignité ?
Non. C’est juste un moyen de plus.
Depuis quelques jours, j’envoie des actes de candidatures spontanées à droite à gauche, je réponds aux annonces et passe donc par les voies dites « normales ».
Utiliser mon blog (qui reçoit 10.000 visiteurs uniques par jour) peut accélérer le processus.
Ou pas.
Pardon ?
J’exagère mes quotas quotidiens!
Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?)
Bref, je suis resté serein mais cette réflexion m’a énervé.
Chacun sait (même sur la blogosphère) que la vie n’est pas rose, qu’il faut se battre pour garder son honneur, son intégrité, son estime de soi… et son travail.
Je ne sais pas, aujourd’hui, j’ai peur.
Etre président de la FAPM n’enlève pas les doutes.N.B : Demain, ce blog reprend le cours normal de sa thématique.
A venir cette semaine, Jean-Marie Catonné pour son roman Double Je, Martin Monestier pour son enquête sur Les monstres (deux écrivains rencontrés la semaine dernière), Ridan pour son album L’ange de mon Démon, Christophe Maé, frère du Roi Soleil dans la comédie musicale du même nom, pour son disque perso Mon Paradis (deux chanteurs que je rencontre cet après-midi).
Les photos ont été prises il y a deux ans dans une radio nationale...
J'y ai travaillé 4 ans.
Entre autres...
Mon CV sur demande.
Amen!
08:50 Publié dans Explications et justifications... | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
24 février 2007
Patrick Poivre d'Arvor... le tenace!
En ce samedi « tout petit déjaïen », je vous propose un rencontre avec un journaliste.
En fait, le journaliste le plus connu du PAF.
PPDA.
En ce 9 décembre 1987 (putain, 20 ans déjà !), je suis arrivé à TF1 fortement impressionné. Aujourd’hui, je n’ai peur de rencontrer personne mais à l’époque je n’étais un débutant qui n’avait que 5 ans d’expérience.
Je ne me souviens plus du stratagème inventé pour parvenir au sein du sein… le bureau de ce bon Patrick Poivre d’Arvor, au 15 rue Cognac Jay.

C’est Bruno Masure qui m’avait filé un coup de main pour que j’obtienne ce rendez-vous. Je le connaissais un peu.
(Tiens, ben, voilà ! Ce sera mon « Tout petit déjà » de la semaine prochaine… En 1984. Quoi vous n’étiez pas nés ? Vous croyez que ça me fait plaisir de passer pour un vieux schnock ?)


Pour le reste, l’interview s’est bien passée.
Et Patrick Poivre d’Arvor est toujours là.
Tous les soirs.
Imperturbable.
Tenace.

Il me semble qu'il faut que je coupe court à des réflexions que je sens poindre à l'horizon...
Un gilet en laine sur un polo orange vif, c'est assez particulier, je sais. Surtout quand on porte une magnifique croix du sud et un pantalon marron.
Donc, merci de ne pas attaquer mon look des années 80.
Hein, vous allez être gentil avec moi?
Non, parce que, en fait, j'ai un peu honte.
(en plus le col complètement fermé... Pfff!)
11:50 Publié dans Tout petit déjà... | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
23 février 2007
Un ex FUTUR PAPA nommé Fabrice Florent...
Nous nous connaissions par lecture réciproque, anonyme et silencieuse.
Lui par le biais du blog de Ron l’infirmier lorsque ce dernier m’avait ouvert ses portes 3 jours et moi par Deedee qui avait écrit une note dithyrambique sur son blog : Futur Papa.
Un blog qui racontait pendant 9 mois les émois, les doutes, les tracas, les observations et les joies d’un type tout à fait normal qui voit sa vie se bouleversifier pour cause de femme enceinte… 9 mois de grossesse racontés par un mec, c’est franchement très drôle.
Ce blog est devenu un livre.
Et le livre possède désormais son propre blog et son site officiel...
(Ca devient compliqué !)
Un jour, je reçois un gentil mail de sa part. Il me propose de me rencontrer lors d’un prochain aller-retour à Paris. Il habite Lille.
J’accepte. Le personnage Fabrice Florent me paraît très sympathique. Je l’ai vu dans l’émission Les maternelles sur France 5 et dans quelques magazines. Sa tête est sympa et je me fie beaucoup au physique des gens.
Parfois, c’est une grossière erreur.
Pas là.
Rendez-vous est pris pour le jeudi 15 février. Il me propose de le rejoindre à la gare du nord à 10h02, heure d’arrivée de son train.
L’idée d’aller récupérer quelqu’un que je ne connais pas personnellement sur un quai m’amuse.
Il ne m’en faut pas beaucoup, je sais.
Pour tout dire, j’habite une petite commune du Val d’Oise et il y a une gare qui est directe avec celle « du nord » en 20 minutes.
L’aubaine.
Je vais laisser ma voiture et y aller en train.
Il faut savoir parfois de grande décision dans la vie.
Et vivre courageusement aussi.
Ainsi donc, Mandor se retrouve avec le peuple et il est ravi.
Car, j’ai beau être le président de la FAPM , je n’en suis pas moins normal.
(Ceci est du second degré. En fait, dans la vraie vie, je suis parfaitement imbuvable....)
Me voici donc devant le quai n°18. Le train arrive à l’heure pile ( la SNCF assure souvent quand elle n’est pas en grève). Fabrice Florent ne connaît pas mon visage ce qui me permet de l’observer un peu avant de le héler. Il cherche qui je peux bien être. Pas longtemps parce qu’il passe devant moi.
Je me présente et lui s’étonne de ne distinguer aucun trait sur mon visage (je l‘ai déjà dit ici, j’ai perdu mon visage un beau matin de juillet 2006, sans aucune explication et personne ne me croit). C’est quand même curieux que cette mystérieuse disparition coïncide au jour près avec la création de ce blog.
Lien de cause à effet ?
Bref, nous nous enfuyons dans le premier bar respectable venu avant que les enfants ne me jettent des pierres.
Je suis coutumier du fait. Les enfants sont méchants avec les personnes « différentes ».
Nous nous installons dans un coin discret du Terminus Nord et je commence mon entretien.
En fait, nous conversons sur nos expériences respectives de futur papa. J’ai eu quelques mois d’avance sur lui et je me suis bigrement retrouvé dans ses écrits.
Tellement universelle comme expérience !
Tous les hommes futurs papas devraient lire ce livre.
Parce qu’il est tendre, émouvant, ludique, riche en informations, sarcastique parfois et surtout drôle à chaque page. De plus, l’auteur n’hésite pas à faire preuve d’auto dérision.
Tiens ! Il donne envie d’être son ami. Je veux dire, un vrai pote quoi !
Je lui dis qu’en le lisant, j’ai l’impression de ne pas avoir été moi-même un bon futur papa.
-Il ne faut pas dire ça. Le fait d’écrire au quotidien cette expérience m’a mis constamment dans une situation d’éveil…
Je prends des nouvelles du bébé et de sa maman.
Ils se portent comme des charmes, merci !
Pour moi, ce livre est, avant tout, une formidable lettre d’amour à sa femme. Des passages sur elle sont à pleurer tellement on sent la puissance de son amour.
-Il faudra lui dire… Franchement, tout ce qui m’importait, c’est que ce que j’écrivais lui plaise, je me moque complètement des autres critiques. Que cela devienne un livre, alors là, c’est la cerise sur le gâteau.
Et, évidemment, elle a aimé.![]()
Elle a découvert les écrits de Fabrice après l’accouchement. Elle n’a rien lu pendant la grossesse.
C'étail un deal.
Une belle histoire.
Pendant que nous devisons, Dominique Strauss Kahn s’installe avec un ami juste à la table voisine. Je ne peux m’empêcher de la zieuter.
Et si je lui demandais de venir à notre table pour parler paternité?
Non, le concept serait un peu brouillon, il me semble.
Fabrice respire.
Je n’ai pas cédé à cette envie que je lui ai pourtant suggéré.
En fait, je n’ai pas pu interviewer sérieusement Fabrice Florent parce que j'arrive après la bataille.
Tout a été dit sur son livre.
Je n’aime pas la redondance.
Alors, voilà, aujourd’hui, c’était juste une présentation d’un personnage très intéressant.
Simple et modeste.
Et travailleur…
Fabrice Florent est le fondateur du magazine en ligne pour les jeunes femmes, madmoizelle.com et de l’agence de communication Ah ! Les jeunes…
Fabrice Florent est un gars bien.
Son prochain souhait artistique serait que son livre soit décliné en mini série télé (genre « Un gars, une fille »).
Ce serait sacrément une bonne idée !
Parce qu’il y a beaucoup à dire sur cette période là de la vie.
Intense.
Tiens, je viens de trouver une photo de Jean Delmerty!(7 fois)

08:10 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
22 février 2007
Vincent Ravalec (2eme partie)
Lundi dernier (19 février), j’ai rendez-vous avec Vincent Ravalec chez Flammarion (place de l’Odéon). J’arrive 10 minutes en avance, mais son attachée de presse me fait un peu patienter en me proposant un café.
J’attends quelques instants devant la porte d’un petit bureau. L’auteur est là, seul, mais au téléphone. Je m’efforce de ne pas écouter. Il parle fort, du coup, mes écoutilles entendent des bribes de conversation.
Je n'en dis rien ici.
La porte étant ouverte, je m’éloigne un peu afin qu’il ne pense pas que je le surveille.
Il sort avec son portable.
-J’en ai pour une minute ! Excusez-moi, c’est important.
Je patiente encore un peu puis il vient me chercher. Je lui rappelle les circonstances de notre première rencontre. Très poliment, il fait semblant de s’en souvenir.
-C’est vous qui êtes marié avec une attachée de presse ? Je me souviens bien.
Ce n’est pas moi, mais peu importe.
Si vous ne connaissez pas Vincent Ravalec, sachez qu’il est un touche-à-tout de l’expression artistique. Il écrit des nouvelles, des romans, des poèmes, des documentaires, des scénarios de bande dessinée et des films…
Ce mois-ci, il sort un récit et un livre pour enfant. Ce dernier, Le président ne peut pas être un imbécile (chez Panama) est le deuxième de la collection qu’il lance avec ses deux jeunes héros, Arthur et Violette.
-L’idée est d’en publier deux par an avec, à chaque fois, un thème différent. Le premier, Les filles sont bêtes, les garçons sont idiots, évoquaient les relations garçons/filles, celui-ci se penche sur la cité, la politique et la démocratie. Je veux écrire des petites réflexions sur des sujets de société à travers le regard un peu en contre-pied d’un jeune collégien qui se pique de philosophie et de sa copine, un peu voyante. Le prochain sera sur l'école. Beaucoup à dire...
Ravalec, de livre en livre, à l’art de dérouter ses lecteurs et d’attaquer de front des thèmes peu abordés dans la littérature.
Dans Hépatite C (Flammarion), aussi instructif qu’amusant, il raconte les aventures picaresques d’un écrivain pris dans les affres du traitement de cette maladie (qui touche près de 700.000 personnes en France).
-Je ne voulais pas faire un récit, genre, « mon douloureux combat contre l’alcool » ou « ma maladie épouvantable ». Étant artiste, ma vocation est d’essayer de transformer des faits négatifs en faits positifs. Les effets secondaires décrits, les maux rencontrés par les personnages ont été amplifiés ou rendus cocasses pour les besoins du récit. Il vaut mieux sourire de cette expérience qu’en pleurer. Tous les malades du livre sont soignés. Et c’est désormais vrai dans 80% des cas dans la réalité.
Vincent Ravalec a écrit ce livre dans l’espoir d’inciter les malades à se traiter, car les résultats sont probants. Non seulement, lui est complètement guéri, mais il a tiré de cette expérience un livre décapant, rocambolesque… et salvateur.
Cet écrivain, parfois, perd le sens de la mesure. Il publie des pavés de 800 pages sur des sujets complexes.
-J’ai un peu arrêté ça. J’écris dorénavant des livres plus « grands publics » qui touchent un maximum de personnes avec des sujets plus simples et un style moins compliqué. Jusqu’à présent, mon écriture a toujours été le reflet d’un état d’être. La complexité qui transparaissait dans mes livres venait des questions que je me posais. À partir du moment où je suis arrivé au bout de certains questionnements, j’essaie de rendre mes ouvrages accessibles à tous. Actuellement, je suis plus « connu » que « vendeur de livres ». Je fais en sorte que ça change.
De toute façon, Ravalec passe sa vie à écrire. Tout le temps et tous les jours.
-Ce que j’aime particulièrement faire, c’est de travailler avec des gens. N’importe qui me propose un projet, que ce soit pour un fanzine pas payé ou un gros truc hyper bien rémunéré, mon engouement reste le même. Je ne sors pas beaucoup, je préfère écrire, écrire, écrire.
Parmi ses projets à court terme, il y a l’adaptation cinématographique d’un de ses livres Ma fille à 14 ans. (Le père sera joué par Daniel Auteuil) et la sortie d’une bande dessinée dont il a écrit le scénario.
Et bien sûr, toujours un roman sur le feu.
Il me parle d’ouvrir éventuellement un blog. Vous pensez bien que je n’ai pu que l’encourager dans ce sens. Il hésite.
-Raconter ma propre vie et mes propres réflexions, c’est intéressant à travers un filtre artistique. Il faut que je trouve une idée originale.
En attendant, il tient à prendre l’adresse du mien. Il trouve mon concept « sympathique et rigolo ».
Rigolo ?Nous nous quittons après la séance "photos".
Poignée de main franche et promesse de se revoir bientôt.
Au Salon du Livre, certainement.
Ah, le Salon du Livre !
Mon week-end plaisir de l’année.
J’adore.
Je vous dirai pourquoi un jour.
08:05 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
21 février 2007
La F.A.P.M... plus forte encore!

Hier, les quatre membres de la F.A.P.M, Dorothée, Benoît, Fishturn (rebelle) et moi-même, avons intronisé quatre nouveaux adhérents motivés, sympathiques et talentueux.
Ils ont passé avec élégance, efficacité et "finger in the noise" tous les tests compliqués que nous leur avons soumis.
Bravo à eux !
Je vous présente les heureux élus :
Balbc (qui s'en va vivre en Suisse mais dont le coeur et la pensée resteront avec nous... Dommage qu'elle file déjà!)
Mésuline (qui, elle, reste à Paris et c'est tant mieux parce qu'elle est diablement une fille bien...)
4largo (un sacré charmeur, mesdemoiselles, qui est venu d'Aix en Provence pour l'occasion. Hein, juste pour nous?)
Ludo FJ (qui est aussi l'inventeur avec Balbc de la blog battle et un chic type par la même occasion)
Certains préfèrent ne pas dévoiler leur identité et leur visage.
Pour agir efficacement, restons discrets.
2 femmes (Dorothée n’est plus seule !) et 2 hommes.Egalité, équité et tout le toutim.
Nous avons dignement fêté l’évènement dans un restaurant de Neuilly.
Dire que l’ambiance était bon enfant n’est pas loin de la vérité.
Dire que c’était la grosse déconnade n’est pas loin de la vérité.
(Non plus).
Les désormais huit membres de la FAPM continuent en force leur action.
Monumentale.
Mais, chut ! C’est un secret.
11:25 Publié dans FAPM | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
20 février 2007
Vincent Ravalec (1ère partie)
Aujourd’hui et demain, je parle d’un écrivain que j’affectionne particulièrement.
Hier, j’ai passé une heure avec lui dans un petit bureau de Flammarion pour la sortie de son nouveau livre Hépatite C.
Ce n’était pas la première fois que je rencontrais le bonhomme.
Je l’avais déjà interviewé pour une émission de télévision (Le film à la page que j’animais sur une web TV cinema-tv.com) pour la sortie de son livre Les souris ont parfois du mal à gravir les Montagnes.
Depuis la recherche du financement d'un long-métrage jusqu'à son lancement catastrophique au Festival de Cannes, en passant par les dérapages d'un tournage désastreux, cet ouvrage racontait le récit authentique et désopilant d'une fulgurante traversée de la jungle cinématographique. Son livre Cantique de la racaille adapté au cinéma…un pur récit d'aventure...
Le 27 avril 2000, nous nous étions donnés rendez-vous dans un bar de la Porte d’Auteuil. J’avais réservé le premier étage pour être seul avec lui (enfin, avec un cameraman et un sondier). En ce temps là, les webTV avaient les moyens.
Bon, c'est sûr, après, nous nous sommes tous cassés la gueule.
Je ne sais pas pourquoi, à l’époque, cet écrivain m’impressionnait. Peut-être parce que j’avais lu beaucoup de ses ouvrages et que ce qu’il racontait m’interpellait vivement. 
Il excellait dans l'écriture de romans révélateurs des rocambolesques dérives de la société en milieu urbain.
Toujours drôle, incisif, nerveux.
J’adore.
Mon tiercé de tête de ses livres :
1) L’auteur.
2) L’effacement progressif des consignes de sécurité.
3) Cantique de la racaille (Prix de Flore 1994)
Les autres sont là et beaucoup sont bons…
En vrai, Ravalec est doux, aimable, peu souriant certes, mais est-il besoin de se créer une telle façade ?
Comme moi je le fais.
Con que je suis.
Non.
Ma prochaine note sera consacrée plus particulièrement à son ouvrage Hépatite C, sa condition d’écrivain, ses projets, ses envies… ses amours.
Non, je plaisante.
Vincent Ravalec n’est pas Madeleine Chapsal.
Non, vraiment pas.
(c’est complètement idiot cette remarque).
(et faut vraiment que j’arrête de m’auto insulter dans mes notes).
(je crois devoir préciser que cette petite bafouille est plus un "teasing" qu'un texte de fond).
(quand on a des papiers en retard à rendre à son rédac chef, c'est pratique).
(et ça ne mange pas de pain!)
07:25 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19 février 2007
Holiday on Ice... show devant!
Tranche de vie :
-C’est quoi ce dossier de presse ? Fais voir.
Ma femme parfois se révèle curieuse quand je dépiaute mon courrier matinal. Il y a des invitations, des disques, des livres (rassurez-vous, des factures aussi). C’est notre petit plaisir de regarder ensemble ce que je reçois.
-Rien, c’est la plaquette d’Holiday On Ice. J’ai une invitation pour deux personnes à l’avant-première.
-C’est quand ?
-Euh… jeudi 15 février. Tiens, passe moi la poubelle !
-Ben, non, moi, ça m’intéresse.
Je reste perplexe.
-OK ! Je vais les appeler. Tu veux y aller avec une amie ?
-Non, je veux y aller avec toi. Qu’on sorte un peu ensemble. Je laisse Stella à mes parents et on se fait une soirée en amoureux.
Ce que femme veut.
Elle ajoute.
-Ça nous fera du bien de nous retrouver un peu.
Implacable.
Il est vrai qu’avec la petiote, les soirées à deux à l’extérieur se font très rares.
Comme je suis un véritable prince charmant, j’obtempère.
Hum !
En 1976, j’avais vu Holiday On Ice à Nice avec ma mère et ma sœur.
31 ans plus tard, rebelote.
En route pour ce spectacle magique intitulé cette année Mystery.
Et puis, après tout, la plaquette dit qu’ « avec Mystery, Holiday on Ice va vous transporter dans un univers où l'enchantement, le merveilleux et le mystère se cachent derrière chaque pas de danse. »
Bon.
Puisque nous y sommes, nous partirons plus tôt afin de faire les magasins du coin… enfin, moi, j’irais dans un bar avec un bon bouquin. Je ne suis pas friand de ces joyeusetés là.
J’veux dire… faire les magasins de fringues.
Truc de nanas, ça.
Elle vient me chercher, assez rapidement, le temps pour moi de lire A la recherche du temps perdu de Marcel Proust et Les Bienveillantes de Jonathan Littel.
Ma barbe a nettement poussé.
Nous décidons d’aller nous sustenter avant de nous régaler les mirettes.
Un bon restau japonais.
J’ai pris un petit rosé avec mes sushis.
Cette précision n’a aucune importance, mais je tenais à le dire.
Nous arrivons au Zénith.
Un vigile, grâce à mon invitation, nous emmène vers une entrée VIP que je ne connaissais pas.
Évidemment, c’est la cohue.
Je ne suis donc pas « la seule personnalité très importante » de la capitale.
Non, non.
Ah ?
-Salut Mandor ! Tu vas bien ?
Enfin, pour dire la vérité, le jeune homme m’interpelle par mon vrai patronyme. Il semble fichtrement bien me connaître.
Je l’observe me tendre la main.
Je lui serre en me demandant pourquoi je suis incapable de me souvenir de la tête des gens.
-Alors, tu es venue avec ta femme ? C’est gentil ! Je vous donne un bracelet, cela vous permettra de venir à notre petite soirée après le spectacle. On se verra tout à l’heure, j’ai des tas de trucs à te dire.
C’est clair, je dois le connaître.
Puisqu’il a des tas de trucs à me dire.
Dans l’espace où nous sommes, il y a quelques peoples. Bon, moi, évidemment, je dégaine mon appareil photo. Je me dis que peut-être cette soirée « Mystérieuse » aura le droit de figurer dans une de mes prochaines notes…
Je vois le magicien Dany Lari présenter une attraction parfaitement saisissante.
Une femme sans tête.Ça fout les chocottes, hein ? Non parce que la main, elle remuait vraiment.
Brrrr...Oui, une femme fleur.
C’est beau.
Allez, Dany, tu as mérité une photo avec Mandor.J'abandonne lâchement ma femme aux places qui nous sont attribuées et je retourne au carré V.I.P.
Je croise quelques comédiens que j’aime bien.
Lionel Abelanski et surtout le commissaire fou de Taxi, Bernard Farcy.
Je les laisse tranquilles. Ils sont avec leur petite famille.
Marina Vlady elle est seule.
Je ne la laisse pas tranquille.J’ai oublié de préciser que les fonds recueillis lors de cette première seront versés à l’association Laurette Fugain.
Noble cause.
Stéphanie Fugain était là, donc.
Avec les parrains de la soirée.
Pierre Bellemare, Philippe Candeloro, Dany Lari et Nelson Monfort…
Que j’ai pris en photo là.Je rejoins ma dulcinée.
Le spectacle commence après un discours de madame Fugain et la présentation des sus nommés parrains.
Comment dire ?
Je m’ennuie parfaitement, mais n’en laisse rien paraître.
Je trouve le show un peu inintéressant pour tout dire.
Rien de révolutionnaire en tout cas.
Je ne sais pas, je n’étais peut-être pas dans l’ambiance.
Je regarde ma femme qui se triture les cheveux.
(Chez elle, c’est signe de lassitude)
-Ça va ?
-Oui, tout va bien.
Elle me sourit, mais je comprends qu’elle s’ennuie aussi. Bizarre ! Elle adore le patinage artistique à la télé. Là, je sens bien qu’elle n’est pas époustouflée. ![]()
Du tout.
Au bout d’une demi-heure, elle regarde sa montre.
Bibi itou.
-Tu es certaine que ça va ?
Elle me sourit encore.
L’entracte arrive enfin.
Elle me regarde et je lis sur son visage.
-On file à l'anglaise?
Je réponds sans ouvrir la bouche.
-OK !
Ainsi, nous nous sommes éclipsés.
Et c’était bien de nous retrouver, seul à la maison à 22H 15.
Je ne dis pas que le spectacle était nul, je dis que nous ne sommes pas rentrés dedans.
Point barre.
Ce n'est pas bien de quitter une salle avant la fin parce qu’il est possible que la deuxième partie soit un truc de fou, inimaginable, saisissant !
Je ne sais pas, je n’étais plus là.
Et puis, c’est bien un truc de journalistes ça, de partir en catimini.
Si j’avais payé mes 46 euros, je serais resté.
Je sais.08:20 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note




