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22 février 2007

Vincent Ravalec (2eme partie)

 

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Lundi dernier (19 février), j’ai rendez-vous avec Vincent Ravalec chez Flammarion (place de l’Odéon). J’arrive 10 minutes en avance, mais son attachée de presse me fait un peu patienter en me proposant un café.

J’attends quelques instants devant la porte d’un petit bureau. L’auteur est là, seul, mais au téléphone. Je m’efforce de ne pas écouter. Il parle fort, du coup, mes écoutilles entendent des bribes de conversation.

Je n'en dis rien ici.

La porte étant ouverte, je m’éloigne un peu afin qu’il ne pense pas que je le surveille.

Il sort avec son portable.

-J’en ai pour une minute ! Excusez-moi, c’est important.

Je patiente encore un peu puis il vient me chercher. Je lui rappelle les circonstances de notre première rencontre. Très poliment, il fait semblant de s’en souvenir.

-C’est vous qui êtes marié avec une attachée de presse ? Je me souviens bien.

Ce n’est pas moi, mais peu importe.

medium_V83_Livres_Ravalec_Cover_President_.JPGSi vous ne connaissez pas Vincent Ravalec, sachez qu’il est un touche-à-tout de l’expression artistique. Il écrit des nouvelles, des romans, des poèmes, des documentaires, des scénarios de bande dessinée et des films…

Ce mois-ci, il sort un récit et un livre pour enfant. Ce dernier, Le président ne peut pas être un imbécile (chez Panama) est le deuxième de la collection qu’il lance avec ses deux jeunes héros, Arthur et Violette.

-L’idée est d’en publier deux par an avec, à chaque fois, un thème différent. Le premier, Les filles sont bêtes, les garçons sont idiots, évoquaient les relations garçons/filles, celui-ci se penche sur la cité, la politique et la démocratie. Je veux écrire des petites réflexions sur des sujets de société à travers le regard un peu en contre-pied d’un jeune collégien qui se pique de philosophie et de sa copine, un peu voyante. Le prochain sera sur l'école. Beaucoup à dire...

Ravalec, de livre en livre, à l’art de dérouter ses lecteurs et d’attaquer de front des thèmes peu abordés dans la littérature.

 

medium_V83_Livres_Ravalec_cover_Hepatite_C_.JPGDans Hépatite C (Flammarion), aussi instructif qu’amusant, il raconte les aventures picaresques d’un écrivain pris dans les affres du traitement de cette maladie (qui touche près de 700.000 personnes en France).

 

-Je ne voulais pas faire un récit, genre, « mon douloureux combat contre l’alcool » ou « ma maladie épouvantable ». Étant artiste, ma vocation est d’essayer de transformer des faits négatifs en faits positifs. Les effets secondaires décrits, les maux rencontrés par les personnages ont été amplifiés ou rendus cocasses pour les besoins du récit. Il vaut mieux sourire de cette expérience qu’en pleurer. Tous les malades du livre sont soignés. Et c’est désormais vrai dans 80% des cas dans la réalité. 

Vincent Ravalec a écrit ce livre dans l’espoir d’inciter les malades à se traiter, car les résultats sont probants. medium_19.02.07_Vincent_Ravalec_2_.JPGNon seulement, lui est complètement guéri, mais il a tiré de cette expérience un livre décapant, rocambolesque… et salvateur.

-L’intérêt de l’expression artistique est d’arriver à prendre du réel qui n’est pas extraordinaire et de parvenir à le magnifier.

 

Cet écrivain, parfois, perd le sens de la mesure. Il publie des pavés de 800 pages sur des sujets complexes.

-J’ai un peu arrêté ça. J’écris dorénavant des livres plus « grands publics » qui touchent un maximum de personnes avec des sujets plus simples et un style moins compliqué. Jusqu’à présent, mon écriture a toujours été le reflet d’un état d’être. La complexité qui transparaissait dans mes livres venait des questions que je me posais. À partir du moment où je suis arrivé au bout de certains questionnements, j’essaie de rendre mes ouvrages accessibles à tous. Actuellement, je suis plus « connu » que « vendeur de livres ». Je fais en sorte que ça change.

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De toute façon, Ravalec passe sa vie à écrire. Tout le temps et tous les jours.

-Ce que j’aime particulièrement faire, c’est de travailler avec des gens. N’importe qui me propose un projet, que ce soit pour un fanzine pas payé ou un gros truc hyper bien rémunéré, mon engouement reste le même. Je ne sors pas beaucoup, je préfère écrire, écrire, écrire.

medium_2290344850.pngParmi ses projets à court terme, il y a l’adaptation cinématographique d’un de ses livres Ma fille à 14 ans. (Le père sera joué par Daniel Auteuil) et la sortie d’une bande dessinée dont il a écrit le scénario.

Et bien sûr, toujours un roman sur le feu.

Il me parle d’ouvrir éventuellement un blog. Vous pensez bien que je n’ai pu que l’encourager dans ce sens. Il hésite.

 -Raconter ma propre vie et mes propres réflexions, c’est intéressant à travers un filtre artistique. Il faut que je trouve une idée originale.

En attendant, il tient à prendre l’adresse du mien. Il trouve mon concept « sympathique et rigolo ».

Rigolo ?
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Nous nous quittons après la séance "photos".

Poignée de main franche et promesse de se revoir bientôt.

Au Salon du Livre, certainement.

Ah, le Salon du Livre !

Mon week-end plaisir de l’année.

J’adore.

Je vous dirai pourquoi un jour.

Commentaires

Moi aussi je viendrai au saloon! Le temps que j'me Ravalec un peu la façade et on se retrouve là-bas?

Écrit par : Virginia Ouf | 22 février 2007

S'a long du lire tout ce qu'a écrit d'ores et déjà M. Ravalec. J'ai déjà du retard: on the road de kikérouac a finir, un journal d'intranquillité à reprendre de a à z, à cause de D-D, un rdv dans un bar où les hommes font du bruit (je guette l'amazone qui m'apportera le colis) et ... bon pffffffuittt je file déguster des mots et des phrases.

Écrit par : elle | 22 février 2007

@Virginia Ouf: Ce sera avec une joie non dissimulée. Si tu viens, il est hors de question que nos chemins ne se croisent pas.
@elle: Bon appétit alors!

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 23 février 2007

Ravalec est un de mes auteurs préférés.

Il fait partie de La Nouvelle Generation des années '90 ( Houellebecq, Jaenada, Despentes........) qui tarde a trouver sa reléve.

Écrit par : Anthony Naglaa | 23 mars 2007

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