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16 février 2007

Décapage... et Jean-Baptiste Gendarme!

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Je vous l’avoue, cette note n’est absolument pas objective. J’adore la revue littéraire dont je vais parler ici. Je ne suis pas le seul, mon ami second flore aussi (que j’ai d’ailleurs rencontré à une « beuverie » organisée par l’équipe de ladite revue), ainsi que Thomas Clément, (que je ne connais pas encore « en vrai »…) et enfin, la sympathique rédactrice du BUZZ…littéraire (qui dresse un portrait très complet de cette revue, du coup, je suis obligé de biaiser mon papier à moi et de partir dans une autre direction pour ne pas raconter la même chose... en fait je ne remercie pas la sympathique rédactrice du BUZZ... littéraire, même si elle a un an d'avance sur moi!).

medium_2070773051.jpgBref, j’ai voulu rencontrer le rédacteur en chef de Décapage, Jean-Baptiste Gendarme. Par ailleurs, il est auteur de deux ouvrages chez Gallimard. Chambre sous oxygène (qui lui a permis d’obtenir la « Bourse écrivain » 2005 de la Fondation Jean-Luc Lagardère) et cette année, Table Rase, un livre sur le travail de deuil (mais franchement fin et amusant, parce que très second degré et recul des évènements).

Jean-Baptiste n’accepte que très peu de rencontres de ce genre, car ce jeune homme est fort occupé. Bon, je connais un peu sa dulcinée et je suis abonné à sa « revue littéraire reconnue d’inutilité publique ». Peu de journalistes le sont, je pense qu’il a voulu ainsi me remercier. (À moins qu’un peu de publicité ne lui déplaise pas trop, au fond, je ne sais pas, mais ce n’est pas très important. Voilà pourquoi, moi-même, je ne deviendrai pas écrivain, j’écris parfois pour ne rien dire... Sinon, ça va vous ? Les enfants ?)

Il me donne rendez-vous place du Châtelet jeudi dernier (8 février). Nous nous installons au Zimmer. Café feutré medium_d851b75414fc33eeed183b1ff95e2f95.jpgque j’affectionne.

-Il paraît qu’il y a beaucoup d’écrivains ici.

Je réfléchis.

A part Nora Hamdi, que j’avais interviewé dans ce lieu et dont j’étais tombé amoureux directement tellement son sourire était ravageur (elle n’en n’a jamais rien su, je ne suis qu’un poltron), je ne trouve aucune justification à cette remarque. Bon, en même temps, je n’y passe pas ma vie dans ce café.

Pas Rothschild moi !

Pour savoir ce qu’est cette revue, il vous suffit d’aller voir sur le blog prévu à cet effet. Des tas de nouveaux auteurs, des rubriques originales et souvent tordantes… un style, une signature. Toujours de qualité. Décapage est parti de pas grand-chose à la base. En 2001.

-Nous étions 3 potes à la fac de Reims au milieu de personnes qui se foutaient royalement de la littérature. Je m’évertuais à leur expliquer qu’elle n’était pas que Balzac et ce que l’on étudiait en cours. Nous avons décidé de créer une revue de 10 pages (d’où le titre) photocopiée avec uniquement des textes. Un journal pas encore très abouti, mais je voulais montrer qu’on pouvait s’intéresser à la littérature, faire une critique de livre en s’amusant, lire des textes sans que cela paraisse rébarbatif. Depuis 2001, je peux dire que le même esprit nous anime. Essayer de faire une revue avec une approche ludique.

Aujourd’hui, Jean-Baptiste Gendarme est le seul maître à bord.

-Tout passe par moi. Je suis le Tout Puissant.

Il ironise sur sa condition de rédacteur en chef.

-Il faut bien que quelqu’un coordonne la revue sinon, ce n’est plus une revue, c’est un grand n’importe quoi. Je fais le lien avec les chroniqueurs et je choisis les auteurs des nouvelles. C’est un boulot énorme de motiver les gens.

Même s’il y a des auteurs « maisons », Xabi Molia par exemple ou Guillaume Tavard, Décapage reste ouvert à tous les talents.

-J’ai une rédaction de 10 personnes qui me font des chroniques et des auteurs qui me suivent dans presque tous les numéros, mais ce qui m‘intéresse, c’est d’avoir de nouveaux auteurs à chaque fois. Mon plus gros boulot est de lire des premiers romans pour découvrir de nouvelles plumes.

Je scrute la salle. Toujours pas d’écrivain ni de Nora Hamdi.

Déception.

Elle n’est pas venue, la belle Nora. On ne sait jamais, un pèlerinage, deux ans après, dans le secret espoir de retrouver le journaliste qui lui a tant fait battre le cœur.

Hum ! Reprenons.

Dis donc, rédac-chef décideur de tout. Ce n’est franchement pas cher 3 euros. Tu t’y retrouves ?

-Pas du tout. C’est pour ça que nous comptons sur les abonnements. 20 euros les 5 numéros… J’ai fait le pari d’une revue à ce prix avec l’espoir d’un achat impulsif en librairie. Le problème, c’est qu’à part Le Dilettante à Paris et la librairie Guerlin-Privat à Reims, aucun libraire ne souhaite le vendre. Pas assez de marges !

Donc, les amis, ici, c’est jouable.

Jean-Baptiste Gendarme m’explique pourquoi il est fier que sa revue existe, malgré tout.

-Les écrivains français ne se lisent pas entre eux. Ils se négligent mutuellement et portent aux nues la littérature étrangère. L’objectif de Décapage est aussi de devenir un trait d’union entre les écrivains.

J’apprends ensuite que l’homme qui est en face de moi est une machine à travailler.

-J’écris un scénario avec un ami, je m’occupe de la revue, je finis mon nouveau roman, j’ai de nombreux projets éditoriaux  et j’ai un travail « rémunérateur ». Donc je bosse à plein temps. Je n’ai pas de week-end et peu de vie sociale… et donc, je n’accepte pas beaucoup d’interviews.

J’en suis très honoré… de Balzac.

Si, si, je l’ai faite.

Il sourit, magnanime.

Et l’on va se quitter.

Mais avant, une première mondiale sur ce blog.

L’interviewé ne souhaite pas que l’on voit sa tête (pourtant très bien faite et que l'on voit sur pas mal de sites... mais je respecte la décision.)

Donc, la photo Mandorienne donne ça !
medium_08.02.07_JB_Gendarme.JPG

Jean-Baptiste Gendarme, c’est le monsieur à gauche, quant à moi, vous m’avez reconnu…

Très intéressant, vraiment, cette photo.

Je suis très fier de moi.

De mieux en mieux!

Commentaires

Il est cool ce Jean-Baptiste ! C'est un mec à surveiler de très près...

Écrit par : Thomas Clément | 16 février 2007

Mieux vaut faire table rase en effet avant de démarrer le décapage de la table, dans la chambre sous O2.
Ceci étant, on fait c'qu'on veut: le gendarme au second floor ne sanctionne pas ça. Il est Clément. Circule Guillaume, t'as (rien à) voar.
Au fait, Nora m(a) dit qu'elle va publier un bouquin sur Xavid et Moliath.

Écrit par : elle | 16 février 2007

Ok, je m'abonne aujourd'hui.

Écrit par : Benoît, membre de la FAPM | 16 février 2007

bah voilà, lire des blogs et je découvre... super
:-)

Écrit par : Bénédicte | 16 février 2007

La photo...putain...

Écrit par : Fishturn FAPM heberlué | 16 février 2007

Matte l'écharpe...
ah..oh.. excusez c'est pas Mandrake. Je ne dis rien donc.

Écrit par : elle | 16 février 2007

@Thomas Clément: C'est exactement où je voulais en venir. Mériterait bien un Tom Cast le bonhomme, mais passer après Lynch... pas du gateau!
@elle: 'tain, où j'ai mis mes aspirines???
@Benoît, membre de la FAPM: Bonne idée! Tu y trouveras, certainement ton bonheur quelque part.
@Bénédicte: et ça sert à ça les blogs.
@Fishturn FAPM héberlué: Impressionné, je vois. Le concept deviendrait-il un chouia tiré par les cheveux? Je m'interroge.
@elle: Pfff...

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 16 février 2007

Une question que j'aurais aimé poser à JB Gendarme: n'y a-t-il pas une forme d'hypocrisie à prétendre fuir les médias, tout en comptant sur ses amis "écrivains-people" pour promouvoir la revue?
Soyons honnête: sans la présence de Florian Zeller, Serge Joncour, Philippe Jaenada, etc... et sans les fameuses "soirées Décapage", on ne parlerait pas beaucoup de cette revue!

Écrit par : wrath | 16 février 2007

Est-ce qu'il choisit aussi la police des textes, monsieur Gendarme? Ben quoi, la sécurité, c'est important dans mon programme... En tous cas, grâce à toi, on a juste envie de PV (partir vite) l'acheter, cette revue.

Écrit par : Ségolaine Vierge | 16 février 2007

Aïe ! reçu de venin de Wrath dans l'oeil !! fait mal merde.

Écrit par : Sarkozy Zi | 16 février 2007

Moi je vois qu'un truc, tu prends comme pseudo Eddy Teur et tu t'occupes un peu d'elle. Quoi, mon oeil?

Écrit par : Vierge à Zi | 16 février 2007

@wrath: Tu sais quoi? Aujourd'hui, j'étais sûr de te croiser chez moi...
Jean-Baptiste Gendarme (qui n'est pas un ami et qui ne m'a sollicité en rien) devrait donc se priver d'auteurs (un peu) connus sous prétexte "qu'on" pourrait dire que sa revue en profite. A te lire, il faut donc bannir du monde. En tout cas, tu me fascines par ta constance mais tu sais, dans la vie, il est possible de lâcher du lest.
@Ségolaine Vierge: Arf Arf!
;o)
@Sarkozy Zi: Tu n'as qu'à pas essayer d'écrire. Heureusement pour toi, tu n'as pas encore tenté de publier sinon elle dirait que tu connais du monde dans le milieu germano-pratin, que tu vas dans les coktails, que tu fréquentes des écrivains ou je ne sais quoi de ce genre. Je shématise mais c'est en gros, ce discours=Tous pourris! Mais, malgré cela, je l'aime bien, Wrath (même si elle se fout complètement qu'on l'aime, qu'elle dit!).
@Vierge: Oui, un peu d'amour que diable!

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 16 février 2007

Honoré de Balzac... Mandor enfin !

As-tu demandé si financièrement la revue est viable ? Je serais curieux de savoir si avec un seul vecteur de diffusion (je compte pas les deux librairies) un projet de ce genre peut tenir la route. Je crains des jours bien difficiles.

Écrit par : 4largo | 16 février 2007

@4largo: Je sais, ce n'est pas un comportement très professionnel... Méa culpa!
Tu poses là une question (espèce de chef d'entreprise!) intéressante, et je te remercie de me l'avoir posé. Je crois savoir que la viabilité n'est pas évidente, mais Décapage existe depuis 2001 et en est à son 30eme numéro, donc, c'est loin d'être un coup d'épé in the water! IL FAUT S'ABONNER pour faire vivre cette revue.

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 16 février 2007

J'aime bien la photo :-)

La revue a l'air intéressante en tout cas... ;-)

Écrit par : Julien | 16 février 2007

Rho l'idée du siècle !
Une réunion FAPM au resto "dans le noir" la photo mandorienne ultime !
Ceci dit c'est cher et pas terrible :-P

Sinon ca va. Solo donc les enfants...

Passer après Lynch ce n'est pas du gâteau mais avant non plus tellement il est au dessus de tout le monde ! (comment ça je l'adore ? Oui. c'est vrai :) )

Écrit par : Tybo | 16 février 2007

Magnifique, cette photo !
Faudrait la montrer en modèle aux pseudo-"influenceurs"... ;-)
Bon, sinon mon libraire serait prêt à diffuser Décapage rive droite, je vais voir avec le Tout-puissant...

Écrit par : secondflore | 17 février 2007

Et sinon, bravo Mandor, je crois que tu as réussi à créer un vrai mythe avec cette note sur la soirée Décapage d'octobre !!
Au moins auprès de Mlle Wrath... Mais je suis sûr qu'en en rajoutant un peu on pourrait créer de vraies légendes ;-))

(PS - désolé de venir commenter si tard, j'enchaînais les soirées littéraires hyper-private, où on s'éclatait à refouler des jeunes auteurs talentueux mais qui n'avaient pas ce fameux tatouage de piston sur l'omoplate qui distingue secrètement les membres du petit milieu, c'était cool. ou alors j'étais chez moi avec un livre, je ne sais plus...)

Écrit par : secondflore | 17 février 2007

Commentaire "ressenti pur" sans aucune tentative d'analyse intellectuelle: j'apprécie vraiment que ta note littéraire du jour crée plus de réactions (et donc de vie?) que ta note politique de la veille. Un soupçon d'affect, sans doute.

Écrit par : mesuline | 17 février 2007

@Julien: La revue est intéressante... la photo aussi, of course.
@Tybo: Ha ha! Très bonne idée cette réunion FAPM dans le noir, je n'y avais pas pensé. Chouette! On prendrait pleins de photos sans flash!!!
@secondflore: Ton P.S (parti socialiste???) vise quelqu'un de manière subliminale, il me semble... Très fin, je suis entrain de sourire.
Et pour ton libraire, effectivement, c'est une bonne nouvelle.
@Mésuline: La politique n'est pas ma spécialité et ce n'est effectivement pas l'endroit pour débattre sur ce sujet. Restons littéraire et musicale, j'ai comme la vague impression que c'est ce que les gens veulent trouver chez moi. Dont acte.
Très bon ressenti pur, en tout cas. ;o)

Écrit par : Mandor, président de la FAPM | 17 février 2007

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