Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Faf Larage... de vivre et de vaincre! | Page d'accueil | Babet... l'ange de Dionysos s'envole en solo! »

29 janvier 2007

Michel Jonasz... chanteur mélancolico-nostalgique!

medium_jonasz.jpg 

Attablé dans sa cuisine en l’attendant, je repense à toutes les chansons de Michel Jonasz qui ont bercé notre medium_119_5d0f3be3cd17622703a591011b2c1374.jpgvie : Je voulais te dire que je t’attendsLes vacances au bord de la mer, La boite de jazz, Super nana

Je sais, c’est dans le désordre mais la chronologie a-t-elle de l’importance en matière de chanson ?

Le temps, en tout cas, reste le sujet majeur de Jonasz.

Je suis dans son appartement, juste à côté de la place des Vosges, pour évoquer son nouveau disque. Chanson Française est un hommage à ses grands aînés. Brel, Brassens, Ferré, Piaf, Montand…

Le bluesman arrive avec trente minutes de retard, s’excuse, nous prépare un thé, ne sait pas trop pour quel journal je travaille et enfin se pose.

 

-Je reviens à l’instant de la salle de sport. A mon âge, il faut s’entretenir.

medium_Sans_titre-Numerisation-02.14.jpg

Je lui propose une fine analyse de son album. Même quand il chante les chansons des autres, il s’en dégage une infinie tristesse. Je lui demande, un peu en rigolant, s’il va bien.

Il s’offusque.

 

-Mais moi je vais tout à fait bien ! Si vous trouvez mon disque triste, c’est que vous, vous avez de la tristesse en vous. Vous allez bien, vous ?

Jonasz poursuit :

medium_12603.jpg-Mes chansons et ma façon d'interpréter celles des autres font appel à une certaine nostalgie, mélancolie, voire tristesse, mais je ne revendique pas ça du tout de moi. Que je puisse avoir un lien avec ses musiques là, un peu déchirées, où il y a des violons qui pleurent, c’est une certitude. C’est le meilleur moyen pour exprimer des émotions sincères. Elles permettent de révéler à ceux qui écoutent, leurs propres émotions.

Jonasz me ressert un thé, je n’ose pas lui demander une sucrette pour mon régime alors je lui demande s’il a peur du temps qui passe, ce qui n’a rien à voir.

-Je sais que les apparences peuvent être trompeuses et contre moi, mais je n’ai pas peur de vieillir. Je trouve ça simplement fascinant, surtout quand on commence à dire que c’est relatif, que ça ne passe pas pareil pour tout le monde… C’est pour moi une source d’inspiration comme peut l’être le passé, ce que j’ai déjà vécu : l’enfance, l’adolescence, l’amour.

Après un moment de réflexion :

-De toute façon l’amour… on ne parle que de ça finalement. Je crois à l’amour éternel. Je m’interroge sur ce qui fait qu’un état amoureux, un jour, commence à s’étioler, que le feu s’amenuise, qu’on ne pardonne plus rien à l’autre. La fusion amoureuse est un vrai mystère. Je dis simplement « Préservez l’amour ! ».

Cet album hommage est important pour Jonasz… Ce n’est pas un disque de transition, entre deux albums originaux. Il l’explique avec émotion.medium_Michel_Jonasz.jpg

-Dans mes souvenirs, tout commence dans les années 50 au 4e étage d’un immeuble de Drancy au-dessus d’un café-tabac. Une cuisine minuscule, une seule chambre où vivaient quatre personnes : mon père, ma mère, ma sœur et moi, et un seul objet de luxe, une belle vieille radio et son cadre en bois vernis… des chansons françaises… et le dimanche les grands-parents avenue Henri Barbusse et les disques de musique tzigane hongroise. Et puis un jour Piaf sur scène… Et plus tard viendront Brel, Brassens, Ferré et les années 60, les premiers groupes de quartier. Et Ray Charles et le blues, le Golf Drouot et le rock’n’roll. Et Vigon et les Lemons et le King set, les deux premiers groupes dans lesquels j’officiais… et la suite…

Ainsi, Michel Jonasz précise que ce disque est le premier d’une trilogie qui veut rendre hommage à ses trois sources d’inspiration musicale. Chanson Française sera suivie d’un projet consacré au blues et d’un autre, comme une histoire de famille, qui sera dédié à la musique tzigane.

Avant de laisser le chanteur vaquer à ses occupations, certainement musicales, il me donne un livre édité par sa propre maison MJM. Un ouvrage sur le développement personnel… Je lui dis que je ne pense pas faire un papier dessus. Il faut que « je sente » le thème pour me lancer dans une critique. Il s’étonne de ma franchise, mais me demande de le garder et de le lire quand même.

Pour la photo, il craint de ne pas être assez élégant, là, avec son T shirt de sport. Il veut aller se changer.

-Non, il faut que ce soit naturel. Pas fabriqué… Vous êtes très bien comme ça !

medium_Sans_titre-Numerisation-01.18.jpg

Il me propose encore un thé que je refuse. Je ne veux pas abuser. Sur le pas de la porte, il me rappelle qu’il présentera son nouveau spectacle Chanson Française au Casino de Paris en mars 2007, puis en province et à l’étranger. Ne pas oublier non plus qu’il reviendra à Paris en décembre 2007 à la salle Pleyel.

C’est dit.

Ce monsieur est un grand de cette chanson française à qui il rend hommage. C’est une fierté de l’avoir rencontré. Tout comme son pote Alain, il y a quelques mois.

Commentaires

aargh, pas de nostalgie, de mélancolie ni de tristesse chez Jonasz?! Au pi-lorie, la positive attitude, même lui en est atteint... C'est p't-être parce qu'il a mis "son coeur dans du papier argent" y'a longtemps et l'a oublié au fond du fridge, m'en fous, moi je retourne quand même regarder les bateaux...

Écrit par : Kiki | 29 janvier 2007

Et les "fourmis rouges" aussi. J'adorais celle-là. Quand j'étais amoureux, et qu'elle pas dutout, enfin tu vois quoi ...!!!
C'est la classe ce monsieur, même en T-shirt blanc.

Écrit par : Benoît, membre de la FAPM | 29 janvier 2007

les fils téléphoniques, cette chanson me fait pleurer systématiquement. je l'ai rencontré après un concert, très sympa, (lui et le concert :)) )

Écrit par : lavie | 29 janvier 2007

Bonjour, je suis d'accord avec ce monsieur lorsqu'il dit que certaines chansons permettent de se connecter à ses propres émotions, voilà bien un truc que j'ai beaucoup utilisé jusqu'à présent.....
Hum.... lorsque à une époque j'avais entrepris de rédiger mes choses du passé, j'ai écouté en boucle certaines de ses chansons (entre autres, aucun choisi au hasard!), et c'est formidable comme ce truc a bien marché..... il m'a rendu un sacré service au final, je devais absolument passer cette étape pour aller petit à petit vers autre chose.....

Merci de votre note qui me permet de le remercier :-))) indirectement pour tout ceci... et puis j'aime beaucoup ce qu'il fait...

:-)

Écrit par : Bénédicte | 29 janvier 2007

Ai l'impression en ce moment que je retrouve une partie de ma CDthéque ici !
Quel bonne surprise d'apprendre que ce monsieur plein de talent revient pour chanter "les grands"... j'en salive d'avance (suis en train de me réécouter "Unis vers l'uni" tiens !).

Écrit par : bridget | 29 janvier 2007

Aaah..en v'la du slow, hein? Après quelques nuits blanches, le fond d'écran en nougat me renvoient le reflet des bâteaux, et le goût des glaces à l'eau.
Jonasz, il fait partie de mes p'tits chouchous. C'est comme ça. Et puis, il est un peu aussi un sage de la vie, de la connaissance de soi, du cheminement intérieur, etc. Enfin bref, il y a 2 ans, je cherchais des oeuvres de Myrrha, et puis plusieurs mois après avoir enfin trouvé les petites merveilles que cette artiste avait sorties du fond d'elle-même (des illsutrations subtiles et magiques, à partir d'un poème de V.Hugo), que c'est michel Jonasz qui l'avait éditée.
Alors, lui je l'aime encore plus (même si sri aurobindo moi j'ai un peu de mal Monsieur Jo').
Merci mandracke d'en avoir parlé!

Écrit par : elle | 29 janvier 2007

Nostalmélan colicogique! très belle voix, sacré chanteur ! à demain vers 12h30...MANDOR !

Écrit par : semaJ | 29 janvier 2007

@kiki: Quelle plume malicieuse, cette Kiki!
@benoît, membre de la FAPM: Non, non, je ne vois pas... Ca ne m'est jamais arrivé, tu t'en doutes.
Hum!
@lavie: Je constate en rencontrant toutes sortes d'artistes, que ceux qui n'ont plus rien à prouver sont les plus généreux.
Paradoxal mais vrai.
@Bénédicte: Je vous remercie de me remercier de vous permettre de le remercier lui... (vite un aspro!)
@Bridget: En fait, je me suis introduit chez toi pour voir ce qu'il y avait dans ta CDthèque.
@elle: Mandrake! Tu es la seule à m'appeller ainsi mais j'aime bien.
@semaj: yes sir!

Écrit par : Mandor, président indestituable de la FAPM | 30 janvier 2007

:-)))) oui n'hésitons pas une seconde pour faire simple.....

pour cet oscar je remercie donc... euh j'en fais un peu trop là non!

:-)))))

Écrit par : Bénédicte | 31 janvier 2007

Les commentaires sont fermés.