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09 janvier 2007

Philippe Delerm... Tel père, tel fils!

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Je vais vous dire franchement. Moi, le sport à la télé, à part les finales de coupe du monde de football avec l’équipe de France, ce n’est pas ma tasse de thé. Alors, quand l’attachée de presse de Philippe Delerm m’a proposé de rencontrer l’auteur pour son nouveau livre La tranchée d’Arenberg et autres voluptés sportives publié dans la nouvelle maison d'édition Panama, j'étais plus que frileux.

Mais je ne juge jamais avant d’avoir lu.

De plus, je suis loin d’être allergique à l’écriture du monsieur et j’avais gardé un très bon souvenir de sa venue dans une émission de radio que j’animais à la fin des années 90.
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Je l’avais reçu le 31 août 1999 pour son livre Le portique avec l’architecte paysagiste Gilles Clément. La rencontre entre les deux hommes s’était particulièrement bien passée.

medium_04.01.07_Philippe_Delerm.JPGAprès le fils, récemment, j’ai donc de nouveau rendez-vous avec un Delerm dans un bar. Jeudi dernier (le 4 janvier), j’arrive au café de la Mairie de la place St Sulpice à l’heure convenue.

Il est déjà là.

 Il lit.

Isolé du reste du monde.

Je m’approche.

Grand sourire.

Poignée de main.

Je lui demande quel est ce livre dont je ne connais pas l’auteur.

-La véranda de Robert Alexis… Je ne connais pas mais le titre m’a plu et la première page aussi. J’aime bien découvrir…

Je lui explique qu’il est parvenu avec son recueil de « voluptés sportives » à m’intéresser, au moins un peu, à ce monde dont habituellement, je me moque royalement.medium_V80_Livres_Philippe_Delerm_cover_.JPG

Nous parlons de ses différentes nouvelles, ses « petits bouts de souvenirs qui remontent soudainement à la surface ». Il évoque des grands noms comme Colette Besson, Platini, Zidane, Dick Fosbury, mais aussi la solitude d’un arbitre de tennis, la tristesse de la vie d’un petit gymnaste, des sports bizarres comme le curling, la course mythique du Figaro et le dopage dans le cyclisme.

Ca et bien d’autres moments d’éternité et souvenirs personnels de l’écrivain.

-Mes nouvelles suivent la hiérarchie de mes goûts. Je mets nettement en avant l’athlétisme et le football. Puis le tennis, le rugby, le cycliste. Après, il y a le reste.

S’il aime regarder le sport à la télévision, il en a aussi beaucoup pratiqué. Philippe Delerm a joué deux ans en cadet à Saint Germain en Laye, puis il a fait de l’athlétisme jusqu’à ce qu’il parte en Normandie pour être prof (il l’est toujours dans un lycée de Bernay). Il a entraîné les athlètes de demi-fond d’une association sportive d’un collège. Il avait un petit niveau régional au 400 mètres. Mais ce dont il est le plus fier, ce sont ses participations au cross du Figaro jusqu’à 45 ans.

Une des phrases que je retiens dans ce recueil de textes courts : "Comme l'amour, le sport a le pouvoir de s'intégrer au paysage, de nous faire vivre un peu plus large."

Je ne peux pas trop parler du livre parce que ces « madeleines éparpillées aux quatre coins des stades » doivent s’apprécier à petites gorgées.

medium_Livre_20Delerm.jpgA ce propos (quelle transition ridicule et peu discrète!), son livre La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules fête son 10eme anniversaire de succès. Un cas unique dans le monde de l’édition française.

-On ne peut toujours pas le sortir en poche parce que nous continuons à en vendre 500 par semaine. C’est presque antinomique avec la vie d’un best seller. Un best seller, sa vie est comptée.

Au bout d’une heure, je termine l’interview. Mais Philippe Delerm n’est pas pressé. Son prochain rendez-vous est à 18h. Il a encore deux heures à patienter. Je reste avec lui une heure de plus. A parler littérature et bien sûr chanson française.

Son fils pointe le bout de son nez dans la conversation. Le regard s’illumine.

-Vous l’appréciez vous aussi ? me demande-t-il.

J’acquiesce.

Le papa est très fier du fiston. Il est allé le voir 7 fois lors de sa dernière série de concerts à la Cigale.

Ce genre de détail qui n'en n'est pas un me touche au plus profond du coeur.

Il me raconte l’émotion devant ce public qui vient pour applaudir sa progéniture, pour vibrer, rigoler avec lui.

C’est un cadeau dont il ne se lasse pas.
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Je raccompagne Delerm père devant son arrêt de bus.

Il n’y a pas à y revenir. Cette famille est vraiment très sympathique.

Vraiment.

Commentaires

...euh...et la jeune fille asiatique derrière, elle a fini de se recoiffé, parce que déjà que çà a duré toute la séance photo...
Sinon c'est marrant, la photo dans le studio de radio me rappelle des souvenirs...
Oui je sais aujourd'hui c'est un commentaire exclusif sur les photos.

Écrit par : La Louve | 09 janvier 2007

...enfin de se recoiffER, 'tain la honte...

Écrit par : La Louve | 09 janvier 2007

@La louve: Elle était jolie en tout cas la demoiselle! Je ne suis pas parvenu à me concentrer sur les propos de Delerm tout le temps.
Et la photo à la radio, je me demande même si ce n'est pas toi qui a appuyé sur le bouton...

Écrit par : Mandor, de la FAPM (et en plus président) | 10 janvier 2007

"A la première gorgée de bière" je préfère encore plus "la sieste assassinée".
Dans ce livre, Delerm père aurait pu raconter à sa manière comment une photo pro, d'interview, destinée à immortaliser un moment partagé avec lui (une vedette publiée sur le blog d'un petit prince, c'est pas rien) ... se retrouve "râtée"? "Gâchée"? parcequ'à ce moment très précis, une jeune damoizelle, à l'arrière plan, a décidé de se recoiffer.
Et bien, je la trouve vraiment drôle cette photo. Et c'est un aussi un peu ça "la sieste assassinée": l'histoire de l'arrière-plan de ta photo.
Trop fort le Mandor!

Écrit par : elle | 10 janvier 2007

Moi j'attends avec impatience le prochain album de Vincent. Vincent, c'est un peu comme les aventures de Martine. Si mes calculs sont bons, on devrait avoir des chansons comme "vincent part en vacances au GCU", "vincent commande un pull à la Camif", "Vincent ouvre un Plan Epargne Logement", "Vincent achète une poussette"...
Mais ça m'empêche pas de l'écouter. en boucle.

Écrit par : arlette | 10 janvier 2007

Arlette a raison. C'est marrant le rapprochement avec Martine!
Bon. J'ose avouer préférer quand même de loin le père au fils. Quant au st esprit...? ma foi...heu...

Écrit par : elle | 10 janvier 2007

Bonjour ! je découvre ton blog depuis celui de 4largo ! en lisant ta note j'ai encore plus envie de m'acheter le dernier Delerm !

Écrit par : Casimiri | 10 janvier 2007

@elle: C'est d'autant plus fort que ceci est un détail charmant, involontaire, qui donne de la vie à une photo plutôt statique.
@Arlette: La comparaison Vincent Delerm/Martine est intéressante et inédite. Je ne l'écouterai plus de la même oreille.
@elle: Moi, franchement, je n'ai pas de préférences. L'un est le calque de l'autre... C'est d'ailleurs assez dingue à un point tel.
@Casimiri: Welcome ici! Reviens, tu verras, c'est sympa. Un peu l'île aux enfants... et avec ton pseudo, ça devrait te plaire.

Écrit par : Mandor, président émérite de la FAPM. | 11 janvier 2007

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