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16 décembre 2006

L'affaire Seznec... Clap de fin!

medium_20061005_FIG000000039_19958_1.jpg

 

 Je suis dégoûté par la justice française.

medium_Denis_seznec02.jpgPauvre Denis Seznec…

Se battre toute sa vie pour la réhabilitation de son grand-père et en arriver là

Vous le savez, ici je ne crache pas ma haine mais quand même.

Denis Seznec, que j’ai rencontré pendant ma période Guyanaise (6 ans), est un écorché vif, un fragile qui a mis toute sa force dans le combat de sa vie…medium_seznec.jpg

Echec total.

J’ai un peu peur de sa réaction aujourd’hui.

Je ne suis pas le seul visiblement

Alors, mes images d’archives de ce samedi sont toutes trouvées.

« Tout petit déjà » vous propose quelques photos du tournage de l’affaire Seznec en Guyane française.

J’ai suivi l’équipe de film pendant la durée de leur séjour pour RFO Guyane (j'étais journaliste animateur producteur là bas de 1988 à 1992).

Là, le 9 octobre 1991, c’est à St Laurent du Maroni dans l’ancien bagne. J’interroge le réalisateur Yves Boisset.

medium_Boisset_et_moi_.jpg

Et là le scénariste et comédien Alain Scoff (ex compère de Stéphane Collaro).

medium_avec_scoff_devant_mur.jpg

Trois jours plus tard… le 12 octobre, nous voici sur l’une des 3 îles du Salut. L’île Royale (où je passais quasi tous mes week-ends d’ailleurs). Christophe Malavoy qui tenait le rôle de Guillaume Seznec répond à mes questions filmées…

medium_malavoy_et_moi_de_dos.jpg
Itou...
medium_malavoy_et_moi_profil.jpg

Ici Boisset, Malavoy et Scoff entre deux prises.

medium_scof_malavoy_et_boiset.jpg

Mandor, habillé en bagnard car il a fini par être figurant…

medium_moi_en_bagnard.jpg

Il avait dragué la directrice du casting certainement… Pfff.

Non, Boisset a considéré que plutôt que de traîner dans leurs pattes, je pouvais aussi servir à quelque chose.

Bénévolement, of course.

medium_Boisset_et_bagnard.jpg
Un peu crade là... en fin de journée.
Et hop! Pour finir...
medium_malavoy.2.jpg

Commentaires

J'ai fait une visite du bagne de St Laurent (camp de transportation ça s'appelait si je me souviens bien) durant ma période guyanaise (1 mois + 3 mois), il n'y avait quasiment personne, le silence c'était assez impressionnant.

Écrit par : Frogita | 16 décembre 2006

J'en ai tellement halluciné que je t'ai suivi.
http://fishturn.blogspot.com/2006/12/affaire-seznec-2006.html

Écrit par : Fishturn | 17 décembre 2006

Belles images, bel hommage.
Fais suer.
Putain les hommes !

Écrit par : Benoît, membre de la FAPM | 17 décembre 2006

hop, petite larme au coin de l'oeil ce lundi matin

Écrit par : Dorothée, membre de la FAPM | 18 décembre 2006

A tous:Merci!
Pour info, mon ordinateur est vérolé de chez vérolé...
Il est donc chez le médecin et moi chez ma voisine pour juste vous faire part de ce déboire qui "devrait" être résolu d'ici demain. Donc , je reviens dès réparation...
Gasp! Putain de technologie!

Écrit par : mandor, membre de la FMAP | 18 décembre 2006

au nom de la FAPM, nous t'excusons :-)

Écrit par : Dorothée, membre de la FAPM | 18 décembre 2006

Bonsoir MANDOR, pour faire patienter vos lecteurs blogueur voici un article en attendant !!!

Jacques Chirac inaugure le synchrotron Soleil...

Jacques Chirac a inauguré à Saint-Aubin (Essonne) ce nouveau centre de rayonnement, qui permettra aux chercheurs d'effectuer des expériences en physique, en biologie, en nanosciences, notamment dans le domaine des matériaux.
D'un coût de 450 millions d'euros sur huit ans, cette installation devrait accueillir ses premières équipes de chercheurs en avril-mai 2007. Elle permettra des expériences en physique, en biologie, en nanosciences, notamment dans le domaine des matériaux.

Bon vivement le retour du Chef !!! Mandor

Écrit par : JAMES Synchrotron | 18 décembre 2006

Ce type est une plaie dont rien ni personne ne nous débarassera.
C'est Alien.

Écrit par : Fishturn | 18 décembre 2006

Alien fini dans la lave non ?
(et comme par hasard on retrouve un peu d'adn.. hahaha)

Écrit par : Tybo | 19 décembre 2006

PLAIDOYER POUR LA COUR DE REVISION

par Guy Penaud
Commissaire principal de police honoraire
Auteur de « L’ENIGME SEZNEC » (Editions de La Lauze)

Maître Yves Baudelot et maître Jean-Denis Bredin, avocats à la cour, ont évoqué, dans un long plaidoyer (« Guillaume Seznec restera donc coupable », « Le Monde » du 16 décembre 2006) l’arrêt de rejet de la demande de réhabilitation de Guillaume Seznec déposée, en 2001, par Marylise Lebranchu, alors Garde des sceaux. « Triste justice, incapable de reconnaître ses erreurs » n’ont-ils pas peur d’affirmer en terminant leur propos. Il convient de revenir sur les arguments qu’ils ont avancés pour en arriver à cette étonnante conclusion.

Comment d’abord ne pas être surpris par l’affirmation péremptoire par laquelle ils débutent leur argumentation : « Guillaume Seznec, l’homme qui a été condamné par erreur judiciaire le 4 novembre 1924… ». Simple effet de manche. Jusqu’à preuve du contraire, cet homme n’a pas été condamné par erreur judiciaire ni sa réhabilitation injustement rejetée de multiples fois (quatorze semble-t-il), car son cas a été examiné à diverses reprises par des juges ou jurés bretons en 1924 et, depuis, par de nombreux hauts magistrats. Tous ont estimé que la condamnation était totalement justifiée, n’hésitant pas à solidement argumenter leurs décisions.

Prétendre qu’on ne connaît guère, dans l’histoire de la justice criminelle, de procès dans lesquels se trouvent plus de doutes sur la culpabilité du condamné, c’est faire fi de nombreuses charges relevées à l’encontre de Guillaume Seznec, des nombreux mensonges du condamné ou des multiples tentatives de faux témoignages en sa faveur ourdies par l’intéressé avant le procès ainsi que de l’absence totale d’alibis de la part de Guillaume Seznec pour les moments clés de cette affaire criminelle (achat de la machine à écrire au Havre, expédition toujours du Havre du faux télégramme à la famille Quéméneur, dépôt de la valise de Quémeneur en gare du Havre, tentative de perception d’une lettre expédiée à Paris au nom de Quéméneur, etc.). Si Seznec était vraiment innocent pour quelles raisons n’a-t-il pas voulu ou pu fournir, au moment de l’instruction et du procès, ces éléments qui l’auraient probablement disculpé.

Pour ce qui est des « faits nouveaux » évoqués par Mes Baudelot et Bredin, tous ont été fort logiquement écartés par la Cour de révision.

Au sujet de la fameuse promesse de vente, les deux avocats nous apprennent dans leur plaidoyer que Guillaume « Seznec se savait pas se servir d’une machine à écrire »… affirmation pour le moins incongrue quand on sait que Seznec avait bien (avant celle achetée au Havre) plusieurs machines à écrire dont il se servait, et dont la dernière avait été donnée, quelques mois avant les faits, à son comptable en guise de payement car le maître de scierie était couvert de dettes et ne pouvait le payer.

Seznec pas véritablement défendu, selon Mes Baudelot et Bredin : c’est vraiment faire injure à l’avocat qui l’a assisté lors du procès que de dire cela ; il suffit de lire les comptes rendus d’audience parus à l’époque pour infirmer ce jugement humiliant pour leur jeune confrère.

Pour ce qui est du témoin ayant affirmé qu’il avait transporté Quémeneur le 27 mai 1923 jusqu’à la propriété de Plourivo et des coups de feu entendus dans ce domaine de Quémeneur, il a été établi, peu après, d’une part que le chauffeur de taxi n’avait pas reconnu Quémeneur et que c’était à l’occasion du mariage d’un enfant du gardien de la propriété que des coups de feu avaient été tirés. Dirent dès lors que « les jurés qui avaient condamné Seznec se réunissent en 1934 et demandent la révision du procès » c’est aller un peu vite. En effet, seulement cinq des douze jurés ont répondu, le 18 février 1934, à l’invitation d’un ancien magistrat (démissionnaire après un passage dans un hôpital psychiatrique) et ont été mentionnés au bas d’un texte faisant état d’une demande de révision « en réclamant la pleine lumière et la justice pour Seznec ». Un autre juré a signé, peu après, ce texte. Ils réclamaient donc justice uniquement en évoquant des faits totalement étrangers à l’affaire.

Quant aux deux témoins qui auraient reconnu avoir fait de fausses déclarations au sujet de l’achat d’une machine à écrire le 13 juin 1923 au Havre, ils ont pourtant confirmé leurs déclarations devant le juge d’instruction en 1923, lors du procès de 1924 et même lors d’une enquête effectuée à la suite d’une demande de révision au milieu des années 1950. Pour rappeler le sérieux de ce revirement, rappelons que c’est en 1993 (soit soixante-dix ans après les faits), que l’un d’eux, Mme M. née H., aurait affirmé à M. Denis Le Her (Seznec) que ce n’était pas Guillaume Seznec qui avait acheté la machine à écrire au Havre. Les conclusions d’un rapport médical, établi à la demande de la Cour de cassation, établissent que ce témoin souffrait de démence sénile avancée ; selon la Cour, les « troubles étaient déjà trop importants… pour que son témoignage puisse être pris en considération. »

Dire qu’il « est aujourd’hui établi que Pierre Quemeneur s’était engagé dans un vaste trafic de voitures » est tout aussi farfelu, la Commission de révision ayant parlé, dès 2005, d’« une affaire d’achat et de revente de voitures et camions américains d’occasion » à caractère régulier et non d’un « trafic » à connotation illégale, ajoutant même : « Ainsi ne se trouve pas confirmée l’existence d’un trafic clandestin » !

Mes Baudelot et Bredin nous apprennent également : « De même est aujourd’hui établie l’existence du nommé Gherdi, avec lequel Pierre Quemeneur avait rendez-vous à Paris, selon les déclarations de Seznec ». En fait, rien n’établit que c’est avec ce personnage identifié et entendu dès 1926, que Quémeneur avait rendez-vous à Paris en 1923. D’une part, l’intéressé a totalement démenti à plusieurs reprises cette assertion. En outre, Seznec a parlé, dans un premier temps, au sujet de ce personnage d’un Américain prénommé « Charly », alors que Boudjema Gherdi était d’origine nord-africaine ! Enfin, la Commission de révision a noté, en 2005, que « la preuve de l’existence de Boudjema Gherdi n’est pas une preuve automatique de l’innocence de Guillaume Seznec. »

Comment en outre laisser dire par Mes Baudelot et Bredin : « Ainsi la réalité de l’existence de Gherdi fut-elle délibérément cachée à la cour d’assises, car elle risquait d’innocenter Seznec », quand on sait que c’est Seznec lui-même qui avança ce nom de Gherdi bien après la décision de la cour d’assises alors qu’il se trouvait à Saint-Martin-de-Ré en instance de départ vers le bagne ! Dès lors comment l’existence de ce personnage aurait-elle pu être cachée lors du procès !

Pour ce qui est Pierre Bonny, les deux avocats, sans doute pour conforter son rôle de manipulateur de toute l’affaire, l’ont affublé du grade de commissaire de police (« Par ailleurs, la promesse de vente remise le 27 juin (1923) par Guillaume Seznec aux commissaires Vidal et Bonny… »), qu’il n’a en fait jamais eu. Au moment de l’enquête Seznec, Bonny n’était qu’un simple inspecteur stagiaire, en somme le porte valise du commissaire Vidal. Dès lors, comment à lui seul, aurait-il pu fabriquer tant de fausses preuves et forger tant de faux témoignages, puisque pour les rendre crédibles il aurait dû obtenir la complicité d’autres policiers, de gendarmes et même de magistrats ?

Quant aux fausses promesses de vente, toutes les expertises diligentées à la demande de la Justice ont démontré l’implication directe de Guillaume Seznec.

Enfin, soutenir que le ministère public avait « mis en évidence, dans un réquisitoire fort argumenté, l’accumulation des faits nouveaux qui non seulement mettent en doute la culpabilité de Seznec mais établissent en réalité son innocence », c’est complètement oublier les nombreux et précieux attendus de l’arrêt de rejet qui anéantissent la pertinence de ces arguments et les remettent à leur juste place, une fois confrontés aux autres actes de la procédure.

On l’aura compris « aucun fait nouveau ou élément inconnu de la juridiction au jour du procès, de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné » n’a pu être logiquement et fort justement retenu par la Chambre criminelle de la Cour de cassation statuant en tant que Cour de révision, cette chambre criminelle étant composée de magistrats d’expérience ayant présidé les plus importantes juridictions françaises.

Curieusement, Mes Baudelot et Bredin ont entamé leur plaidoyer en disant que « l’affreuse affaire d’Outreau, qui a brisé la vie d’innocents, n’a guère servi de leçon, malgré les travaux et les discours qui promettaient que désormais, rien ne serait plus comme avant ». Ont-ils oublié que le principal reproche fait à la Justice dans cette dernière affaire était que l’instruction avait été confiée à un jeune magistrat sans grande expérience ayant travaillé dans la solitude de son cabinet. La Cour de révision, qui a pris, le 14 décembre dernier, la décision qui s’imposait, était, on l’a vu, à l’opposé de cette réalité à laquelle la représentation nationale tente aujourd’hui de porter remède.

Que M. Denis Le Her (Seznec) poursuive son combat en son nom et au nom des siens se comprend, même si je plains son tragique aveuglement devant la triste réalité. Que des avocats fassent état de leur déception et de leur stupéfaction devant une décision de justice qui leur a donné fort justement tort est compréhensible. Mais quand ces derniers parlent d’un « sinistre arrêt », sans doute ont-ils oublié le respect que nous devons tous, et en premier lieu les auxiliaires de la Justice, à la plus haute juridiction française, la Cour de cassation, à ses magistrats, à l’autorité de la chose jugée et à la loi. Certes la Chambre criminelle a pour mission de défendre la présomption d’innocence, mais elle a aussi pour devoir de ne pas succomber aux pressions de toutes sortes et encore moins aux invectives lancées sur les marches du Palais, exemples pathétiques du délitement de notre société.

Écrit par : Guy Penaud | 29 décembre 2006

Pourrais-je avoir l'accord de principe d'utiliser deux ou trois des photos du film L'affaire Seznec (mon grand-père) tourné par Yves Boisset en Guyane et qui figurent plus haut : ce serait pour notre circulaire de France-Justice (2400 exemplaires envoyés à nos membres. Nos moyens étant dérisoires il s'agit de les reproduire, éventuellement, à titre gracieux.
D'autre part, j'en profite pour vous remercier pour les mots chaleureux. Très cordialement. Denis Seznec.

Écrit par : Seznec | 01 février 2009

Monsieur Seznec,
Sachez que je vous ai toujours trouvé admirable. Vous pouvez évidemment utiliser les photos que vous souhaitez, mais je trouve qu'elles sont moyennement exploitables. J'en ai beaucoup d'autres, plus intéressantes (où je ne figure pas, parce que, quand même, cette note est un peu auto-centrée sur moi même...) que je peux vous envoyer par mail.
Il y a mon adresse mail en haut à droite, n'hésitez pas à me contacter pour que je vous envoie tout ça.
Cordialement,
François Alquier/Mandor

Écrit par : mandor | 02 février 2009

Je vivais sur l'île Royale au moment du tournage. Que de souvenirs...

Écrit par : marie | 13 août 2012

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