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30 novembre 2006

Au bar avec... Bénabar!

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 Bénabar fête ses 1 an de la sortie du disque Reprise des négotiations en reprenant la première place des Charts.

medium_benabar_cd.jpgAlbum triple platine - près de 700 000 exemplaires vendus…

Une tournée triomphale de plus de 100 dates devant plus de 750 000 personnes.

J’suis content, ce soir, sa maison de disque Jive/Epic me convie (ainsi que bon nombre de journalistes, je suppose) à la date de clôture de sa tournée (d'où cette pub peu discrète sur mon blog! Notez que personne ne m'a rien demandé. Honnêtement, je suis client du monsieur). Ca se passe à Bercy...

Il y a un an, justement, j’ai rencontré le chanteur emblématique de cette fameuse « nouvelle scène française » (dont aucun protagoniste ne supporte l’appellation mais qui existe bel et bien, avec aussi des gens comme elle, elle, lui ou encore lui par exemple).

Voici mon article.

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Le précédent album du chanteur, « Les risques du métier », s’est arraché à 500.000 exemplaires. La barre était donc haute à atteindre. Non content de continuer à nous amuser, cette « Reprise des négociations » nous fait aussi pleurer et surtout réfléchir. Bénabar a de nouvelles cordes (sensibles) à son arc. Un délice.

medium_solidays_benabar2.jpgBénabar au bar avec moi. Ouais ! C’est fastoche mais c’est vrai. Je le sens détendu. « Je n’ai pas honte de dire qu’avec vous (les journalistes), il y a toujours une espèce de psychanalyse intéressante. Quand tu sors de la fin de la création d’un album, tu n’as vraiment pas une vision globale du bordel. Cette période de décrassage, de vidage de disque dur est agréable ». Ca s’appelle de la promo ! Bénabar n’a pas un ego surdimensionné et tente d’avoir un détachement sur ce qu’il commence à représenter : quelqu’un d’important dans la chanson française. « Je ne lis pas les articles qui paraissent sur moi et je relativise les compliments. Il n’y a rien de pire que de se regarder soi même, c’est stérile et surtout, tu medium_benabar1.jpgdeviens très con. » Dans cet album, Bénabar change parfois de registre. Il nous présente sa « Triste compagne ». « J’ai essayé de cibler ce que je ressens parfois. Un mélange de spleen, de mélancolie, de déprime et de mal de vivre… C’est rare quand je me laisse aller à me livrer tel quel. Bonjour, je suis le vrai Bruno ! » J’évite le mot engagé (c’est fou ce que les artistes détestent ce terme), mais il est évident que « Qu’est-ce que tu voulais que je lui dise » est une medium_photo2.jpgchanson, disons,  concernée. « J’avais peur de faire la chanson de l’homme de gauche qui donne des leçons. Je voulais simplement parler du climat social qui règne en France. Quand tu es un chanteur qui gagne bien sa vie, tu n’as pas intérêt à te planter dans ce genre d’exercice casse-gueule ! » La production est plus léchée, plus aboutie, Bénabar et son réalisateur Alain Cluzeau se sont appliqués sur le fond comme sur la forme. « Je suis un angoissé. J’ai peur de décevoir, de ne plus medium_14920-1-0164-1.jpgtoucher les gens, du désamour du public. Je sais que rien n’est acquis, qu’il faut tout remettre en question à chaque nouvel album, bref, qu’il faut mériter l’attention du public… » Il y a aussi les chansons drôles (très) qui sont la marque de fabrique de l’artiste. « La berceuse » et « Les épices du souk du Caire » sont parmi les meilleures. Rares sont les albums qui foutent la banane… Je quitte le bar saoul comme un polonais en hurlant dans la rue : « MARITIE ET GILBERT CARPENTIER, SONT HEUREUX DE VOUS PRESENTER… » Pas de doute, les chansons de Bénabar, ça colle au cerveau et la bière, j’supporte plus bien.

Mandor (Pfff... je ne signe jamais mes papiers ainsi).

Un dernier mot. L'entretien c'est déroulé au premier étage d'un bar restaurant bien sympa "Chez Bertie", le 27 septembre 2005. Bénabar et moi avons beaucoup discuté "nouvelle paternité" car c'était le cas pour l'un comme pour l'autre. Sinon, je me souviens d'un moment agréable mais sans plus de précisions. Ce blog n'existait pas, je n'ai pu coucher sur des mots, à chaud, mes commentaires.

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts...

29 novembre 2006

Yann Queffélec... l'élégance du bon vivant!

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medium_queffelec.2.jpgCe que je savais de Yann Quéffelec n’était pas grand-chose. Prix Goncourt 1985 pour Les Noces Barbares, romancier prolifique qui écrit sur la difficulté des sentiments et plus généralement sur l’Amour. Je savais aussi qu’il entretenait des rapports douloureux avec son géniteur. J’avais poussé le vice jusqu’à le regarder chez Mireille Dumas raconter son manque d’amour du père (Henri, écrivain lui aussi). C’était très émouvant et son histoire m’avait touché. Parce que tout ce qui a un rapport avec le père me touche.

Capable même de verser ma larme.

Ma rédaction me demande d’écrire un papier conséquent sur son nouveau livre. Je rechigne un peu car cette littérature là n’est pas ma tasse de thé mais comme le personnage m’intéresse et que surtout, je n’ai pas le choix, j’accepte.

Et puis, je me laisse prendre à la lecture de L’amour est fou. Que voulez-vous ? Je suis influençable et possède un cœur de midinette… Mon article est là.

J’ai rendez-vous chez son attachée de presse indépendante (c'était vendredi dernier). Elle et l’auteur ne sont pas encore là à l’heure fixée mais je suis accueilli par deux assistantes.

-Installez-vous là, ils vont arriver.

Bien, bien.

Elles continuent de vaquer à leurs occupations.

-Allo ! Bonjour, c’est (Bip !). Vous avez reçu le beau livre des frères Poivre d’Arvor, je suppose ? Oui, c’est cela, exactement. Je voulais savoir, si vous comptiez en parler prochainement dans votre magazine ?

Bref, elles font très bien leur boulot mais ne s’occupent pas du tout de bibi, encore sous le choc de la rencontre avec le « blogueur star » de mes deux (si je puis me permettre).

Pour tout dire, je commence à m’ennuyer un brin.

Je tente une réplique imparable.

-Vous en avez des personnalités sous votre férule ! C’est bien. Du beau monde quand même…

-Oui, c’est vrai.

-…

J’abandonne.

Je sens que je vais bientôt sortir les confettis et mon turlututu chapeau pointu !

Le duo arrive enfin alors que je m’étais endormi en regardant le plafond.

(Même pas vrai, j’avais mis des allumettes pour faire tenir mes paupières.)

Je propose à Yann Queffélec de sortir immédiatement dans le premier troquet venu. En expliquant medium_queffel.jpgdiplomatiquement à tout le monde qu’interroger un auteur dans un bureau ou 6 autres oreilles font semblant de ne pas écouter en s’agitant dans tous les coins n’est pas propice à une parfaite concentration de l’interviewé et de l’intervieweur.

Queffélec acquiesce, visiblement emballé par le projet.

Il sait où il va.

Pas trop loin, il connaît un bar sympa.

medium_queffelec_2.jpg-Vous prenez quoi ?

J’hésite.

-Moi, ce sera un verre de Chardonnay.

Je n’hésite plus.

-Bon… moi aussi.

(Vous ai-je déjà parlé ici de mon esprit de sacrifice ?)

Il règle dès l’arrivée des verres.

Elégant. Pas le temps de réagir. Classe !

Et nous parlons du livre, de ses sujets de prédilections que sont les sentiments, l’amour, les relations hommes-femmes, de son père et plus généralement de littérature.

Franchement bon moment.

Au deuxième verre, il se livre un peu plus. Parfois, il me dit : « Ca, vous ne le dites pas dans l’article ! »

A un moment, je ne sais plus pour quelle raison, il me parle de son déjeuner avec son éditeur Claude Durand. Il me raconte même par le menu, le menu.

(Si, cette phrase veut dire quelque chose et elle est fichtrement bien tournée… parfois, je m’impressionne.)

Yann Queffélec semble avoir une réelle admiration pour le n°1 de Fayard. Il me raconte comment il travaille avec lui.

medium_quef.jpg-Tous les jours à midi, je lui envoie ma copie. J’aime bien ce rite parce qu’il m’oblige à faire mon boulot tous les matins. Ca me permet d’avoir la conscience tranquille vis-à-vis de l’éditeur et de moi. Quand il lit, éventuellement, il y a une observation. 3 mots… mais 3 mots de Claude Durand, ça fait réfléchir. Il connaît bien ses auteurs et leurs façons de travailler, il sait donc bien comment nous motiver.

Il me fait penser à un petit écolier qui parle de son prof… Je lui dis.

-Mais vous ne croyez pas si bien dire. Claude est un ancien instituteur. Pour tout dire, je suis impressionné par lui.

Je lui demande s’il le considère comme un père de substitution.

-Il a plus l’âge d’être un grand frère mais oui, vous avez raison, un peu quand même.

Yann Queffélec à l’art d’écrire des histoires dans lesquelles chacun peut se retrouver.

C’est en tout cas ce que je lui dis.

Je brosse un peu dans le sens du poil, parfois.

-Un roman, c’est un piège, comme un attrape-mouche. Quand le tapis collant est déroulé, il y a forcément un moment où le lecteur se fait chopper, souvent lorsqu’ il ne s’y attend pas.

Pas faux.

L’attachée de presse nous rejoint. Elle s’installe à notre table et nous devisons quelques minutes supplémentaires. Je ne la connaissais pas et découvre une femme très ouverte et agréable. Un dernier coup ensemble, pour la route.

Avant de m’éclipser, elle prend quelques clichés Mandoriens, dont un que voici…

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Content de cette rencontre.

Avoir Queffélec fils comme ami doit être très agréable.

J’aime les bons vivants, je n’y peux rien.

27 novembre 2006

Examen de passage loupé...

-Je ne comprends pas, ton blog, il n’est pas littéraire ?

-Non.

-Mais tu parles beaucoup d’écrivains et de livres.

-Oui.

-Donc il est littéraire.

-Ben, j’m’en fous en fait. Il est ce que tu veux mais comme il y aussi pas mal de chanteurs, je ne peux pas affirmer que je tiens un blog « littéraire ».

-Il faudrait que tu te décides un jour…

-A quoi ?

-A choisir entre un blog littéraire et un blog musical.

-Mais, comment te dire… je raconte l’envers du décor de mes rencontres professionnelles donc il y a plusieurs domaines artistiques. Il y a même parfois des comédiens, des humoristes…etc.

Il me coupe.

-Ouais, bref, c’est un fourre tout.

-Non, enfin, j’ai quand même une thématique. Les coulisses du show-biz vues par l'oeil d’un journaliste de la presse écrite culturelle. C’est sans prétention !

-Oui, à ce propos, pourquoi ne dis tu pas où tu travailles ? Et pourquoi tu as un pseudo ? Et c’est quoi cette idée de te grimer en noir sur les photos où tu poses comme un con avec les gens que tu croises? Tu crois que ça rajoute au mystère Mandor? Moi je trouve ça complètement inutile.

-…

-Tu vois, tu ne sais pas quoi dire.

-Si. Tu es très agressif avec moi. Pourquoi, tu as tenu à me rencontrer?

-Pour savoir à quoi tu ressemblais et ce que tu avais dans les tripes.

-Ah, d’accord! Là, en ce moment, tu me dissèques, tu m’analyses. Je suis en plein examen.

-Non, mais comme tu laisses des messages chez nous de temps en temps, je voulais en savoir plus sur toi. 

-Chez nous ?

Je comprends, nous = blogueurs ayant pignon sur rue.

Je suis dégoûté.

Même pas bu devant ce type imbu. (Evidemment, pas de nom à vous donner.)

En plus, je n’avais pas que ça à foutre vendredi dernier. Je devais rencontrer Yann Queffélec un peu plus tard dans l'après-midi. (Compte rendu de cet interview sous Chardonnay demain matin...)

Je sais bien qu’ils ne sont pas tous comme ça.

Il y a des cons partout mais j’ai eu la nette impression de passer un examen pour rentrer dans une secte.

Du coup, là, je vais freiner mes rencontres avec les blogueurs connus.

Je reste avec mes vedettes non virtuelles... Plus simples, sympathiques et humbles.

23 novembre 2006

Couture (pop dans l'air) et Delpech (populaire)...

 

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Avant-hier, interview par téléphone de CharlElie Couture pour la sortie de son nouveau disque New medium_couture.2.jpgYorCœur… Il vit aux Etats-Unis, la liaison était moyenne et donc la conversation chaotique quoique sympathique. Couture tutoie tout le monde et te parle comme si tu étais un pote. Je l’ai souvent rencontré mais de là à prétendre que nous sommes amis, il y a une frontière que je ne franchirai pas.

Nous passons 30 minutes à converser sur son état de peintre reconnu comme tel là bas (il est parti s'exiler aux States parce qu'il en avait ras la cacahouète qu'on le considère en France comme un peintre du dimanche, un chanteur qui s'adonne à cette activité pour passer le temps), sur sa nouvelle vie et de tout plein de choses passionnantes…

Une fois raccroché, je réécoute la bande.

A la place de la voix de CharlElie, j’entends un son fort désagréable pour mes cages à miel : pop pop pop pop pop pop pop pop pop popo pop pop pop pop pop pop pop pop pop pop pop pop pop pop pop pop pop pop... Je sais que le Couture, tout ce qu'il touche devient du "Pop Art", mais quand même...

Bref, je ne comprends strictement rien à ce qu’il raconte. C’est plutôt ballot.

Donc, j’ai écrit mon article dans la foulée pour ne rien oublier de ses propos. En général, je laisse reposer et j’y reviens le lendemain, à froid.

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Hier, rendez-vous avec Michel Delpech à l’hôtel de Sers (j’adore cet endroit)… Il a beaucoup d’actu le mois medium_disquede.jpgprochain : un album de duo avec tout plein de gens talentueux (Bénabar, Clarika, Souchon, Cabrel, Julien Clerc, Cali, Jonasz…), mais aussi un coffret de 100 chansons ainsi qu’un livre sur lui écrit par Pascal Louvrier, un prof de lettres plus habitué à se pencher sur Paul Morand, Philippe Sollers ou Robert Brasillach que sur un chanteur populaire…

Nous sommes à côté de Yasmina Reza qui donne, elle aussi, une interview à une journaliste très jolie. Delpech et moi avons de temps en temps le regard qui dévie.medium_0602498401316.jpg «Nous avons bien fait de nous installer là… ». J’acquiesce. Nous sommes plus sage que la dernière fois. Pour son album Comme vous, le 6 octobre 2004, nous avions eu, avec mon rédac chef, l’idée malicieuse d’inviter le chanteur à déjeuner à la maison du Danemark (sur les Champs). L’alcool, là bas, est fort. Très fort. C’est devenu très vite du grand n’importe quoi… Je vous passe les détails mais nous n’étions pas loin de tituber en sortant de cet honorable établissement. Donc hier, thé pour lui, café pour moi. Ce qui honore Michel medium_livres_de.gifDelpech, c’est qu’il s’applique à varier son discours à chaque entretien. Depuis le temps qu’il donne des interviews, il pourrait parfaitement se mettre sur le mode « conduite automatique ». Non, l’homme s’implique chaleureusement.

 

"J'aime plutôt bien les entretiens, comme ça, tranquillement, dans un hôtel... mais il faut que ce soit une conversation. Je veux que la relation avec l'autre soit vraie. Pour rien au monde je ne souhaite rentrer chez moi et me dire "merde", je n'ai pas été sincère..."

 

Vous vous rendez-compte? Garder une telle fraîcheur après tant d'années de carrière...

(Même topo pour Sheila...)

J’aime beaucoup l’humanité de ce gars là.

Au moment de prendre la photo Mandorienne. Horreur, malheur ! Point d’appareil.

Il est resté sur mon bureau, chez moi, comme un con.

 

Quand je suis revenu, hier soir, il m'a dit avec sa tronche des mauvais jours:

"Ben alors, tu m'as oublié? C'est la première fois... Tu as quelqu'un d'autre dans ta vie?"

Je me suis approché de lui et en lui tapottant l'objectif, je lui ai sussuré : "Non, j'ai eu un moment d'égarement... Nous deux, je te rassure, c'est à la vie à la mort."

Faut faire gaffe à l'amitié et à la fidélité.

Ca se cultive...

 

22 novembre 2006

Ecrits... vains.

medium_blog.jpgJe lis depuis toujours comme un forcené mais avec délectation, j’écris beaucoup (pour moi et pour mon magazine culturel), j’ai publié des nouvelles « rémunératrices et à l’eau de rose » pour un journal féminin, j’ai interrogé une bonne partie des écrivains français contemporains, je fréquente quelques amis « littéraires » édités ou sur le point de l’être, j’ai écrit trois romans dont un à quatre mains…

Ils me sont tous revenus avec mots personnels (« trop noir, trop perso, pas assez ceci, pas assez cela…) ou lettres types.

 

Mes amis me poussent à persister depuis des lustres.

J’ai un blocage.

Plus du tout confiance en mes talents d’auteur.

Je sais, c’est le symptôme tout à fait normal du parfait petit écrivaillon.

Je suis aujourd’hui persuadé que l’on peut beaucoup lire, beaucoup écrire et ne pas avoir ce don fantastique et jubilatoire de raconter des histoires.

Un jour quelqu’un m’a dit : « Je ne crois pas au talent méconnu ».

J’en tire des conclusions.

21 novembre 2006

Michael Youn... agit-acteur!

Voilà, il faut bien que je porte les « lecteurs visiteurs » que vous êtes vers le haut. C’est un peu mon rôle. Ras le bol des blogs inutiles qui ne font pas avancer la marche du monde !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un penseur et agitateur de son temps doublé d’un comédien extraordinaire. Michaël Youn.

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Le Guy Debord du XXIe siècle possède désormais son espace de liberté pour divulguer sa pensée profonde.

D’abord, il me semble important de vous poser la question essentielle de ce mois de novembre : Avez-vous votre cagoule ?

Si tel n’est pas le cas, faites un tour ici mais personne ne vous y oblige, cependant, il serait dommage que vous ne fassiez pas l’effort de vous élever intellectuellement (ce que j’en dis moi…)

Cet interprète de génie n’est pas seulement un auteur qui saisit au vol l’air du temps pour nous le jeter à la face, non, il est aussi un animateur journaliste calme et pondéré qui sait livrer tout en nuance et en délicatesse ses remarques, aphorismes et points de vu sur son époque. Ici, vous pourrez en juger par vous même grâce à quelques exemples.

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Je sais bien qu’il est rare que l’on vous propose des sujets aussi pointus, veuillez donc me pardonner. Vous allez avoir une journée de labeur ardue et voilà que l’on vous propose de réfléchir de bon matin.

Promis, je recommencerai…

20 novembre 2006

Quel trafic!!!

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Vendredi après-midi.

-Bonjour, vous êtes bien Mandor ? Vous avez postulé pour une place de journaliste chez nous ?

Effectivement.

Il m’arrive très souvent d’envoyer des CV à droite à gauche dans certaines rédactions. Ayant fait de nombreuses années de la radio et de la télé, j’ai une envie de retâter du micro et de la caméra, puisque c’est mon métier de base.

Tout va bien avec mon journal mais avoir différents employeurs, en ces temps où la précarité de l’emploi guette tout le monde, n’est pas un luxe.

Il me semble.

J’acquiesce donc.

Il s’agit là d’une radio nationale dans laquelle j’ai déjà bossé il y a une dizaine d’années… J’y étais le spécialiste de la chanson française…

-Nous recherchons quelqu’un pour les points routes.

- ???

Il me prend pour Valérie Maurice ou quoi ?

-C'est-à-dire que je n’y connais rien et que surtout, ça ne m’intéresse pas…

-Oui mais on a écouté votre maquette et on aime bien votre ton (et patati et patata).

-Vous avez lu mon CV ? Non parce qu’il me semble que je sais faire bien autre chose que d’aller m’enfermer à la préfecture de police pour déclamer mon « point » toutes les 20 minutes.

medium_docvoiture.jpgEt bien vous savez quoi ? J’ai accepté d’aller voir mon interlocuteur et d’enregistrer une maquette. Pourquoi ? Je ne sais pas. Un moment de faiblesse (et besoin d’améliorer l’ordinaire).

J’y suis allé ce matin. J’ai enregistré ma maquette en deux temps trois mouvements. Après un bref entretien, ce type qui a 10 ans de moins que moi m’a filé une feuille avec un de ses flashs du matin et m’a demandé de me livrer à un exercice très compliqué qui consistait à le lire devant un micro.

J’ai juste 25 ans d’antenne donc lire un texte sans bafouiller, je sais faire.

-Du premier coup ! Franchement bravo ! C’est exactement ça qu’il nous faut. Tu as compris du premier coup ce que je t'ai demandé. C’est la raison pour laquelle je préfère m’adresser à des professionnels de longues dates que des jeunes qui sortent de leur école.

Voilà. J’ai lu un texte et j'ai été formidable. Je suis très fier de moi.

-Il y a une écoute avec le big boss jeudi. Vous êtes 30 auditionnés mais tu es parmi les 3 premiers. A mon avis, ça va le faire ! Et puis, tu sais, ici, si tu te fais remarquer, tu peux très bien évoluer et faire des trucs plus passionnants…

C’est un peu le but de l’opération d’ailleurs, pour moi. Foutre un pied dans la fourmilière… J’ai souvent fait comme ça.

Un grand type fort distingué vient vers nous et se présente. C’est le numéro deux du groupe (radio et télé).

-C’est vous, donc, qui m’envoyez des maquettes et CV tous les mois ?

-Je suis tenace comme garçon. J’envoie jusqu’à ce que j’obtienne une réponse.

Il sourit (de mon insolence assurée ?)

-Je savais que vous deviez venir alors  je voulais voir la tête que vous aviez. J’aime bien les gens motivés qui ont du métier.

J’ai un peu envie de lui répondre que je suis motivé pour animer des émissions artistiques mais pas pour présenter l’état du trafic routier. Pas besoin d’un vieux routier, justement.

Sinon, il n’y a pas un patron d’une radio ou d’une télé parisienne qui lit ce blog ???

Non ?

Ah bon !

Dommage.

Tenez, pour la route (hé hé !) voici ma première note « recherche d’emploi » (épique) et la seconde (dans laquelle je raconte "un peu" mon parcours).

18 novembre 2006

Jean-Jacques Goldman et Mandor dévoilés...

Je n’avais pas prévu ça mais voilà ce qu’il s’est passé ce matin.

J’ai commencé à masquer les photos que j’ai décidé de mettre en ligne pour cette séquence "souvenirs" hebdomadaire… Le résultat était proprement ridicule puisque la plupart présente mon profil… On aurait dit Pinocchio.

Goldman et Pinocchio, ça ne le faisait pas.

 

Après réflexions intenses, j’ai décidé de les montrer avec mon visage (sauf celle de face)…

Tant pis pour mon pseudo anonymat faux cul.

Mais quand même, j’ai un peu changé. Pris du poids, porte un bouc, mais toujours cette étincelle dans mon regard (et celle là, je ne veux pas qu’on la reconnaisse).

Humour.

J’en avais déjà placé une ici cette semaine.

Ca commence là le 16 mars 86, dans une rue de Montpellier après ma toute première interview de lui. J’étais en plein service militaire (contingent 85/08).

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Puis en Guyane, sur l’île Royale, une des trois îles du Salut. Le 13 mars 1989.

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Et toc ! Une deuxième.

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2 jours plus tard dans sa chambre d’hôtel à Cayenne…

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Et enfin le 15 mai 1992 dans ce même hôtel Guyanais.

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J’ai rencontré souvent JJG pendant une longue période puis plus du tout.

Pourquoi ?

Les hasards de la vie.

17 novembre 2006

Yves Paccalet, premier Prix du Pamphlet!

medium_Livre_pacallet.jpgL’Homo sapiens est-il affreux, bête et méchant ? Court-il irrémédiablement vers sa perte ? Y aurait-il une possibilité qu’il évolue ? Yves Paccalet dans L'humanité disparaîtra, bon débarras ! donne son opinion sur notre espèce et son pronostic sur notre futur.

Un essai tout aussi facétieux que corrosif qui a remporté hier soir le premier Prix du Pamphlet…

Il est là en compagnie d’Yves Calvi (à droite)medium_PICT1121_edited.2.JPG.

Au nom de tous les membres du jury, voici un extrait de la proclamation de la sociologue Nathalie Heinich: "Un vrai pamphlet, une vraie cause! Une vraie écriture! C'est un livre amer et pas cynique, désanchanté mais pas pervers, déséspéré mais profondément humaniste!"

J’ai été invité à la cérémonie de remise du prix (une invitation d'une semaine dans un riad, une résidence d'artistes, à Marrakech), dans les salons de l'hôtel Montalembert. J’ai convié mon ami second flore (anciennement prixdeflore2006) à se joindre à moi à cette petite sauterie organisée par Anabet medium_PICT1122_edited.JPGéditions. Et je dois dire que l’accueil fut charmant.

L’équipe de cette nouvelle maison d’édition s’est aussi bien occupée des journalistes « confidentiels » comme moi que les « stars » présentes à cette soirée. Yves Calvi, Daniel Schick et autres Bruno Gaccio… C’est suffisamment rare pour être signalé.

medium_PICT1117_edited.JPGJ’ai parlé ici même de tous les « nominés » et des membres du jury. Pas vu Michaël Lonsdale mais bien remarqué la belle Zoé Félix (là, à gauche, en pleine discussion avec un autre membre du jury, Xavier Leherpeur)…

Second flore l’a vu aussi.

Mais la belle rencontre de la soirée fut Xavier Leherpeur, éminent journaliste de medium_PICT1123_edited.JPGCinélive, Le masque et la plume sur France Inter, Le cercle et la matinale sur Canal +. Nous devisions littérature avec mon ami (qui m’a dit de ne pas dire qu’il va être publié chez BIP !!!) lorsque je décide de filer faire une pause pipi (vive le champagne !).

Je reviens et vois second flore discutailler la bavette avec le spécialiste es cinéma. Et du coup, nous avons passé la soirée à parler films…

Là, la photo Mandorienne avec Xavier.
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Sinon, j'ai particulièrement apprécié le final magistral de cette soirée, lorsque second flore et moi sommes allés dire au revoir aux organisatrices... Bruno Gaccio (l'auteur des Guignols) était là, avec un plateau de fromage qu'il tenait poliment afin que ses hôtes se servent. Second flore ne l'a pas reconnu. Il l'a pris pour un serveur de cet hôtel et s'est donc servi sans demander la pemission, un rien condescendant (non, là j'accentue le trait!). Gaccio l'a regardé bizarrement.

Le fou rire à la sortie.

4 coupettes de champagne et voilà second flore qui perd son talent de physionomiste.

Voilà, longue vie à cette maison d’édition qui n’hésite pas à foutre un coup de pied dans la fourmilière… du monde magique des livres.

P.S : Et eux aussi, j’espère qu’ils vont nous en faire voir de toutes les couleurs. Mais j’y reviendrai plus longuement.

Allez hop, une dernière photo de la belle Zoé, pour la route…

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16 novembre 2006

Abd Al Malik, gagnant du Prix Constantin!

J’ai mal aux cheveux là…

Hier soir, avant d’aller assister au Prix Constantin, mon rédac chef et son adjoint m’ont proposé de nous sustenter avant la cérémonie. Nous avons tous les trois le même défaut, nous sommes… comment dire ? De sacrés bons vivants. Donc, cela a commencé à 18h30 avec deux bouteilles de rouge.

Et ça s’est poursuivit avec trois, quatre verres de bordeaux à l’entracte puis quelques autres dans un bar à l’issue du show animé par Nagui. Pffff !

medium_abd-al-malik-1148979420-N-90-600.jpgDonc là, je suis dans un état un peu comateux et j’ai pourtant une bien longue journée qui m’attend.

Sinon, le gagnant du Prix Constantin est Abd Al Malik… Bon, j’aime bien le type (mon article est là) et je lui trouve beaucoup de talent mais il me semble pas qu’il méritait particulièrement cette récompense. C’était dans ce contexte, beaucoup trop politiquement correcte. Il prône dans ses textes des valeurs à suivre, c’est certain, mais bon, je ne sais pas trop comment expliquer les choses aujourd’hui.

Pas envie de réfléchir… Tenez, là, il y a quelques explications sur sa pensée.

Abd Al Malik est un jeune que l’on compare à Brel… Un peu excessive la comparaison, sous prétexte qu’il bosse avec Gérard Jouannest, ex musicien du dit Brel.

Je l’ai rencontré assez longuement, le 10 mai dernier, au Mac Do de l’Aquaboulevard. Je ne sais plus vraiment pourquoi là, mais c’était assez incongru comme endroit.

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Les autres nominés n’ont pas démérités. La Ruiz, la Clarika (Mandorisées toutes les deux) et surtout le génial fou Katerine ont assuré comme des bêtes. Ils auraient largement mérités, eux aussi, d’obtenir la dite récompense.

A mon avis d'alcoolique mondain.

 

J’ai conscience qu’il m’est arrivé d’écrire des analyses de soirées plus brillantes.

 

Ce soir, je me rends à la soirée de remise du premier prix du pamphlet organisée par les éditions Anabet.

J’avais fait un papier sur la question il y a quelques semaines…

Normalement, je ne boirais que de l’eau.

Normalement.