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30 novembre 2006

Au bar avec... Bénabar!

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 Bénabar fête ses 1 an de la sortie du disque Reprise des négotiations en reprenant la première place des Charts.

medium_benabar_cd.jpgAlbum triple platine - près de 700 000 exemplaires vendus…

Une tournée triomphale de plus de 100 dates devant plus de 750 000 personnes.

J’suis content, ce soir, sa maison de disque Jive/Epic me convie (ainsi que bon nombre de journalistes, je suppose) à la date de clôture de sa tournée (d'où cette pub peu discrète sur mon blog! Notez que personne ne m'a rien demandé. Honnêtement, je suis client du monsieur). Ca se passe à Bercy...

Il y a un an, justement, j’ai rencontré le chanteur emblématique de cette fameuse « nouvelle scène française » (dont aucun protagoniste ne supporte l’appellation mais qui existe bel et bien, avec aussi des gens comme elle, elle, lui ou encore lui par exemple).

Voici mon article.

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Le précédent album du chanteur, « Les risques du métier », s’est arraché à 500.000 exemplaires. La barre était donc haute à atteindre. Non content de continuer à nous amuser, cette « Reprise des négociations » nous fait aussi pleurer et surtout réfléchir. Bénabar a de nouvelles cordes (sensibles) à son arc. Un délice.

medium_solidays_benabar2.jpgBénabar au bar avec moi. Ouais ! C’est fastoche mais c’est vrai. Je le sens détendu. « Je n’ai pas honte de dire qu’avec vous (les journalistes), il y a toujours une espèce de psychanalyse intéressante. Quand tu sors de la fin de la création d’un album, tu n’as vraiment pas une vision globale du bordel. Cette période de décrassage, de vidage de disque dur est agréable ». Ca s’appelle de la promo ! Bénabar n’a pas un ego surdimensionné et tente d’avoir un détachement sur ce qu’il commence à représenter : quelqu’un d’important dans la chanson française. « Je ne lis pas les articles qui paraissent sur moi et je relativise les compliments. Il n’y a rien de pire que de se regarder soi même, c’est stérile et surtout, tu medium_benabar1.jpgdeviens très con. » Dans cet album, Bénabar change parfois de registre. Il nous présente sa « Triste compagne ». « J’ai essayé de cibler ce que je ressens parfois. Un mélange de spleen, de mélancolie, de déprime et de mal de vivre… C’est rare quand je me laisse aller à me livrer tel quel. Bonjour, je suis le vrai Bruno ! » J’évite le mot engagé (c’est fou ce que les artistes détestent ce terme), mais il est évident que « Qu’est-ce que tu voulais que je lui dise » est une medium_photo2.jpgchanson, disons,  concernée. « J’avais peur de faire la chanson de l’homme de gauche qui donne des leçons. Je voulais simplement parler du climat social qui règne en France. Quand tu es un chanteur qui gagne bien sa vie, tu n’as pas intérêt à te planter dans ce genre d’exercice casse-gueule ! » La production est plus léchée, plus aboutie, Bénabar et son réalisateur Alain Cluzeau se sont appliqués sur le fond comme sur la forme. « Je suis un angoissé. J’ai peur de décevoir, de ne plus medium_14920-1-0164-1.jpgtoucher les gens, du désamour du public. Je sais que rien n’est acquis, qu’il faut tout remettre en question à chaque nouvel album, bref, qu’il faut mériter l’attention du public… » Il y a aussi les chansons drôles (très) qui sont la marque de fabrique de l’artiste. « La berceuse » et « Les épices du souk du Caire » sont parmi les meilleures. Rares sont les albums qui foutent la banane… Je quitte le bar saoul comme un polonais en hurlant dans la rue : « MARITIE ET GILBERT CARPENTIER, SONT HEUREUX DE VOUS PRESENTER… » Pas de doute, les chansons de Bénabar, ça colle au cerveau et la bière, j’supporte plus bien.

Mandor (Pfff... je ne signe jamais mes papiers ainsi).

Un dernier mot. L'entretien c'est déroulé au premier étage d'un bar restaurant bien sympa "Chez Bertie", le 27 septembre 2005. Bénabar et moi avons beaucoup discuté "nouvelle paternité" car c'était le cas pour l'un comme pour l'autre. Sinon, je me souviens d'un moment agréable mais sans plus de précisions. Ce blog n'existait pas, je n'ai pu coucher sur des mots, à chaud, mes commentaires.

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts...

Commentaires

J'adore ce que fait ce type. Mes filles adorent ma femme adooooooooore.... et je remet le son !
Merci à toi Mandor de m'avoir invité au concert de Bénabar en juin dernier au Zénith, où on n'était pas très loin de l'état "polonais" que tu évoques dans ta note. La faute au pinard ou à la charcutailles... sais pas.
PS : il parait qu'en pologne on dit "bourré comme un Mandor qui sort de chez Bertie", c'est dire si c'est culte.

Écrit par : La Louve | 30 novembre 2006

Bonjour Mandor!!! :)

On s'en fout, on n'y va pas,
on n'a qu'à se cacher sous les draps,
on commandera des pizzas, toi la télé et moi,
on appelle, on s'excuse, on improvise,
on trouve quelque chose,
on n'a qu'à dire à tes amis qu'on les aime pas
et puis tant pis.

Bonne journee! :)

Écrit par : 1etudiante | 30 novembre 2006

je ne suis pas très friande de ce genre de musique mais il ressort de ton interview une sorte de "complicité" entre toi & Bénabar

Écrit par : Dorothée | 30 novembre 2006

Salut Mandor,

Bénabar, j'ai eu la chance de le voir en concert au château de Blois cet été...Quel pied !
On se fait toujours des films sur les artistes qu'on admire et quand je lis ton interview...Je suis carrément sûre que c'est un mec bien...et ça fait du bien !

Salut à toi !

Écrit par : Caroline | 30 novembre 2006

Perso moi j'adore...pourtant ce n'est pas mon style.
Il y a une chanson "je suis de celles" qui arrive à me faire pleurer.
Ben t'en a bien de la chance!

Écrit par : Frogita | 30 novembre 2006

@La louve: Ah, on dit ça en Pologne... savais pas. C'était bien cette soirée musicalo-gastrono-libationne (???) de juin dernier. A refaire!
@1etudiante: Woaw!!! Tu chantes super bien!
@Dorothée: Oh, tu sais, Bénabar et moi sommes les meilleurs amis du monde...
(Dans mes rêves!)
@Caroline:C'est un mec bien qui n'a pas le melon. Rare. Au fait, tu es nouvelle ici... il me semble. Bienvenue!
@Frogita: Il l'a chanté hier soir. Très belle chanson.
A ce propos, Bercy était plein. Concert de feu avec guest de folie: Cali, La Grande Sophie, Hubert Félix Thiéfaine (et une version de "La fille du coupeur de joint, "boudiou"!), Jacques Higelin et Bernard Lavilliers. 4 rappels. Y a pas à dire, ce Bénabar, il est généreux.

Écrit par : Mandor | 01 décembre 2006

Bien moi je n’aime pas sa voix, il est mielleux, toujours dans le psycho drame, même si j’avoue son dernier à l’air d’être plus joyeux, mais le style, j’accroche pas, je préfère la famille Chédid. C’est plus gai. Plus rythmé. Je suis plus touché. Bénabar parait très sentimental et nostalgique.

Écrit par : underscoe33 | 01 décembre 2006

@underscore33: Ah???
C'est tout le contraire de ce que tu écris, je trouve. Bénabar pas gai et rythmé? Il y a bien quelques chansons nostalgiques mais elles ne sont pas majoritaires, loin s'en faut. Mais, je dis ça comme ça. Chacun son avis et je le respecte cher ami.
;o)

Écrit par : Mandor | 01 décembre 2006

Les commentaires sont fermés.