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13 novembre 2006

François Berléand... un homme très visible!

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Quand j’ai vu sur les prévisions de sorties de livres que François Berléand allait sortir un roman au titre très medium_lefilsdel_hommeinvisible.jpgénigmatique Le fils de l’homme invisible, j’ai imploré le saint de tous les saints pour que mon rédac chef accepte que je fasse un papier suffisamment conséquent pour que cela nécessite une rencontre avec le comédien. (En gros, moins de 1500 signes, je reste à la maison…) Là, on me demande tout pile poil d’en écrire 1500 donc, je vais dans sa maison à lui. Berléand, (le récemment décoré, voir là) est le comédien actuel qui est, à mon humble avis, le plus performant. Ce week-end, je suis allé voir Ne le dis à personne… une fois de plus, il m’a paru magistral le type.

Bref, j’aime beaucoup cet acteur et l’idée de le rencontrer dans son antre n’était pas pour me déplaire, même si, subsistait en moi un fond d’inquiétude. Toujours un peu peur d’être déçu par les gens qu’on aime bien.

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Je débarque à Pigalle et me retrouve devant son immeuble. Evidemment, derrière la porte, il y a une arrière cour et des appartements anciens mais splendides. C’est là que vit Berléand. Au moment où je m’apprête à sonner, une charmante jeune femme arrive. Elle me signifie que je suis bien au bon endroit. Elle a les clefs, donc, je présume qu’elle est une habituée des lieux (mon deuxième prénom c’est Sherlock !). François Berléand est juste derrière la porte et m’accueille avec le sourire mais sans effusion (ce n’est pas son genre). Je le sens un peu apeuré et lui en fait la remarque avec diplomatie.

medium_berleand_3.jpg-D’habitude, je me fous complètement de faire la promo des films parce que ça ne m’implique pas directement. Là, vous êtes ma première interview pour ce livre et j’avoue que je crains les réactions d’après lecture. En fait, je suis mort de trouille…

Comment expliquer à un auteur qu’on a beaucoup apprécié son livre sans passer pour un flagorneur outrancier… Exercice insoluble mais je m’y risque. Il me croit et je sens qu’il se détend. Avant de commencer, il me fait visiter un peu son appartement et m’emmène ensuite dans la cour pour m’expliquer l’histoire de ces bâtiments, leurs structures…etc.

Je le regarde et je me fais la réflexion qu’il est comme un enfant. Fier, naïf mais d’une sincérité désarmante. Je ne m’attendais pas à ça.

Il me propose ensuite un café que j’accepte. Il file dans sa cuisine et j’en profite pour observer son salon. Des livres partout, une maquette de la fusée d’Objectif Lune et On a marché sur la lune de Tintin, et surtout des scénarii partout sur la table basse. On sent que ça bûche sévère ici…

Je ne vais pas rentrer une nouvelle fois en détail sur le sujet du livre (ma chronique est là) mais, en gros, il raconte son enfance entre 11 et 16 ans. Il était persuadé qu’il était vraiment le fils de l’homme invisible et qu’il était medium_BERLEANDFrancoisG.jpgtrisomique. En lisant cette biographie, je suis resté sur le cul (quelle fine analyse littéraire !). Comment est-ce possible ? Et bien si, c’est possible et du coup, cela explique le François Berléand d’aujourd’hui. Ce boulimique de la pellicule, cette aisance qu’il possède à enchaîner rôle sur rôle…

-Je prends cette enfance schizophrénique et paranoïaque comme un galop d’essai à mon métier. Quand j’ai rencontré la comédie, pour moi, ça a été un choc de pouvoir prendre en toute légitimité la personnalité d’un autre. C’est ce que j’ai fait toute ma jeunesse mais l’autre, c’était aussi moi. Aujourd’hui, je considère cette activité professionnelle comme un jeu d’enfant et je m’amuse, je m’amuse, vous ne pouvez pas vous imaginer. 

medium_berleand_2.jpgEt de m’expliquer quand même que rien ne fut simple pour se soigner, qu’il lui reste encore quelques traces de paranoïa mais que, depuis qu’il a fait une sérieuse analyse, il va beaucoup mieux.

Nous conversons longtemps de son livre, de ses films et de sa façon d’envisager l'existence. François Berléand n’a vraiment rien à voir avec ce qu’on s’imagine de lui en le voyant sur un grand écran…

Il est en réalité, simple, touchant, drôle mais un peu timide.

Une fois de plus, je quitte ce monsieur en remerciant je ne sais qui de me permettre de faire ce métier là.

Rencontrer de belles âmes…

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P.S : Je dédie cette note à Frédéric Ploton. Il va très bien, je vous rassure mais je sais qu’il apprécie beaucoup François Berléand… principalement pour ce rôle là !

Commentaires

J'ai toujours eu une vraie sympathie pour cet acteur, heureux de voir qu'elle n'était pas infondée...
Et je note que sur la photo finale, on parierait que les rôles ont été inversés : la célébrité à l'aise dans son canapé a masqué son visage, et l'interviewer un peu gêné porte la barbe ! ;-)

Écrit par : prixdeflore2006 | 13 novembre 2006

Je viens de le voir dans En apparté. C'est décidé, je vais acheter le livre. sinon, Mandor, tu n'as pas le trac a rencontrer tous ces gens? Je t'envie en tout cas.

Écrit par : Elisa | 13 novembre 2006

Excellentissime dans "l'ivresse du pouvoir" (même s'il ne parvient pas à sauver à lui seul la catastrophique participation de Bruel).
Monstrueux et innoubliable dans "Mon Idole".

Écrit par : Fishturn | 13 novembre 2006

Je suis fan de cet acteur. Je prends des cours chez Florent et il est mon exemple. Une bête ce type.

Écrit par : Eric, le mec chic. | 13 novembre 2006

Bonjour MANDOR, je t'adore ! Pardon vous...
1)" Je débarque à Pigalle " C'est pas d'aujourd'hui !
2) Votre titre : François Berléand... un homme très visible!
3) Votre titre : Mandor...Un homme très invisible !
4) J'aime beaucoup Françoise d'Orléans
5) La bière est au frais pour jeudi
6) J'aime bien cet Acteur au grand Talent
7) Fishturn est de retour...

Écrit par : JAMES | 13 novembre 2006

tu sais que là, j'aimerais franchement faire ton job ...

Écrit par : Léna | 13 novembre 2006

Son meilleur film reste "le transporteur" !
(je sors)

Écrit par : Tybo | 13 novembre 2006

@prixdeflore2006: Oui d'ailleurs, il pourrait se raser avant de débarquer chez moi!!!
(Ma réponse est navrante, là, je le sens bien. J'ai cherché une réplique marrante... c'est la seule que j'ai trouvé. Mais où est passé mon humour d'antant???)
@Elisa: J'ai parfois le trac selon les personnalités que je rencontre. C'est un peu une réponse de normand (que je ne suis pourtant pas). En fait, ce n'est pas tout à fait le trac, juste une petite appréhension...
@Fishturn: Toi, je te parlerai quand tu reviendras apposer ton putain de talent sur ton blog. Tu le mets encore en "pause"?
@Eric le mec chic: Tu prends des cours chez Florent Pagny et il est ton exemple! Je te félicite.
(prixdeflore2006: C'est mieux là l'humour?)
@James: Tu es mon Deschien à moi de la plaisanterie récurrente.
@Léna: Mais ce n'est pas facile tu sais... obligé de lire des livres, écouter de la musique, rencontrer des artistes, aller aux concerts, recevoir dans sa boite aux lettres des livres , des DVD et des CD gratos avant tout le monde, déjeuner à leur frais avec des attachées de presse (souvent séduisantes)... tout ça en étant payé (une misère, je te rassure). J'en passe et des pires, non, crois moi, ce métier est duraille.
;o)

Écrit par : Mandor | 14 novembre 2006

Oui, joli métier. Et c'est sympa de nous faire partager quelques moments comme celui-là. L'envers du décor, vos propres sensations en découvrant les sujets de vos interviews... Moi j'aime bien.
Et puis, Berléand est toujours juste. Je trouve que c'est là son talent. Il est juste là où il faut, comme il faut. Jamais un geste de trop, jamais un mot de trop, jamais une expression de trop.
Et c'est tellement difficile d'être juste, non ?

Écrit par : Benoît | 15 novembre 2006

@Benoit: Merci d'apprécier mes moments avec ces gens là (qui sont pour la plupart très normaux)... Quant à Berléand, j'ai une grande admiration pour lui depuis longtemps et ce que tu dis de lui est tout à fait juste. Oui. Juste, justement.
Et, votre livre, je l'ai lu à sa sortie...

Écrit par : Mandor | 15 novembre 2006

Le livre de François Berléand est vraiment poignant et on retrouve aussi son humour et sa pudeur. Je connais un peu ce grand artistique, et si vous appréhendiez être déçu par quelqu'un comme aime bien, c'est impossible avec François Berléand tant l'homme reste modeste et disponible malgré la notoriété.

Je lui avais rendu un petit hommage ici : http://coinducinephage.canalblog.com/archives/2006/11/07/3106309.html

Bonne route à votre blog

Écrit par : Le coi du cinéphage | 16 novembre 2006

@Tybo: C'est ça, dehors! Hou la honte!
@Le coin du cinéphage: Ce n'est pas un petit hommage, c'est un grand et immense hommage sur votre blog... Bravo!

Écrit par : Mandor | 16 novembre 2006

Euh, et l'avez-vous appréciez... Mon livre ?

Écrit par : Benoît | 16 novembre 2006

Oups... je corrige la "fôte" : l'avez-vous apprécié ?

Écrit par : Benoît | 16 novembre 2006

@Benoît: Suffisament intéressant pour que je propose à ma rédaction de le chroniquer. Sans succès malheureusement, mais ça n'a rien à voir avec la qualité de votre texte. Il faut faire des choix et ils ne sont pas toujours justes...
Mais, si vous le souhaitez, passez moi votre mail (sur le mien) et on s'organise une rencontre pour en parler ici. Si vous voulez.

Écrit par : Mandor | 17 novembre 2006

Le livre (magnifique) de François Berléand a un côté "Petit Nicolas", surtout dans la première partie. Ce n'est pas un hasard : Berléand apprécie particulièrement l'oeuvre de Sempé et Goscinny.

Il a accepté de faire une lecture publique du Petit Nicolas dans la Librairie Goscinny, située… rue René Goscinny Paris 13. C'est jeudi 21 décembre à 19 h. Il dédicacera aussi son livre. Il y aura un verre de Bordeaux offert sur présentation de ce blog. Bref. Ca va être très chouette !

Écrit par : Michel Lebailly | 15 décembre 2006

Bonjour. Votre reportage montre un acteur extactement tel que je me l'imaginais ... un peu mystérieux, touchant et timide.

Écrit par : olaf | 07 janvier 2007

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