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18 octobre 2006

Aldebert, le bouffeur de bonheur...

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Mince, deux jours de retard… Je  voulais sortir cette note le jour précis de la mise en vente du nouveau et quatrième disque d’Aldebert. C’était lundi, j’ai merdé.

Pardon.

J’arrête le métier.

Non, je plaisante. Vous n’allez pas vous débarrasser de Mandor si facilement.

medium_Aldebert_3.2.jpgAldebert donc, aujourd’hui.

Un rapide retour en arrière s’impose car ce n’est pas un chanteur encore très populaire, bien qu’il joue systématiquement dans des salles bondées…

Guillaume Aldebert est né en 1973 (quel jeunot !) à Paris mais grandit à Besançon.

Entre un papa dessinateur passionné par le chant et un oncle pianiste de bar, il tombe rapidement dans l’univers de la musique (même pas mal !) bercé par les grands noms de la chanson française (Brel, Brassens, Barbara, Carlos, Gainsbourg).

Quoi ? Il y a un truc qui vous choque. Z’êtes pas tolérant vous…

L’école ne le passionne pas (moi non plus) et Aldebert commence l’apprentissage de la musique : piano, orgue, medium_Aldebert_en_concert.jpgsynthé et guitare.

Il commence dans des petits groupes puis compose et joue de la guitare pendant 7 ans dans un groupe de Rock Métal (Les White).

En 2000 sort son premier album, tout seul, comme un grand : Plateau télé, puis le jeune homme bourlingue sur toutes les scènes et festivals de France et un peu de Suisse et de Belgique.

En mars 2003 (ça va, vous ne vous ennuyez pas ?), sort son deuxième album Sur place ou à emporter et participe à un album hommage à Hubert-Félix Thiéfaine : Les fils du coupeur de joint. Après cela, il poursuit ses périples « concertiques » avec de plus en plus de succès.

medium_paris_aldebert.jpgEn octobre 2004, il sort son troisième disque L’année du singe. C’est à ce moment que je découvre ce nouvel artiste. Je le rencontre pour mon journal et tout de suite, le type me parait gentil, sincère, marrant et surtout, content de ce qui lui arrive. Je me souviens qu’il m’expliquait que le fait que des journalistes se déplacent pour lui le touchait à un point inimaginable. Jusqu’à présent, c’était lui qui tapait aux portes, qui les enfonçait même pour avoir l’espoir que quelqu’un l’écoute et parle de lui. Avant il collait les affiches lui-même… depuis qu’il est chez Warner Music France, il est pris en main (et en considération). Son label Up Music croit beaucoup en lui…

Donc, pour la seconde fois, j’ai rendez-vous avec Aldebert (le 13 septembre dernier) dans un minuscule bureau de sa maison de disque. Toujours aussi courtois, bienveillant et amical.

medium_les-paradis-disponibles.jpgJe lui explique que j’ai flashé sur cet opus, Les paradis disponibles beaucoup plus que sur le précédent. D’abord parce qu’il a laissé de côté ses petites chansons du quotidien empreintes de nostalgie, très à la mode dans la nouvelle scène française.

-Avant mes textes étaient très descriptifs, très visuels. Aujourd’hui, ils sont plus oniriques, imagés, medium_Guillaume-Aldebert1.jpgpoétiques. Je cultive un peu mon côté rêveur. Dans la vie, je ne fais pas forcément la différence entre l’imaginaire et le réel, parfois ça me pose d’ailleurs un problème. Franchement, sans être autiste, il m’arrive d’être complètement déconnecté.

Un moment de réflexion assez long puis il reprend.

Pour ce disque, je voulais enfin prendre des risques. Parler des origines de l’homme dans L’homme songe et C’est comment là-haut ? par exemple était pour moi primordial.

Je l’interroge sur ces questionnements métaphysiques tardifs.

medium_aldebert_4.jpg-J’ai grandi dans une famille assez catholique, bien que mon père soit protestant… bref, je suis allé au cathé et j’ai reçu une éducation catho. Il n’empêche que j’ai du mal avec les gens qui sont sûrs, surtout sur ce terrain là. Moi, je veux avouer mes doutes, mes incertitudes. Je me pose en agnostique en disant que je crois autant aux extra-terrestres qu’au petit Jésus.

"Les paradis disponibles résonnent comme un hymne à la vie, à l’amour, une sorte de carpe diem cher à Aldebert. Il écrit des petites phrases telles « le bonheur, c’est d’arriver à désirer ce qu’on a déjà » ou encore, « le bonheur, c’est un chagrin qui se pose » (dans Des chatons dans un panier). Son sens de la formule, son goût pour la chanson métaphorique, ses interrogations sur l’au-delà, ses réflexionsmedium_13.09.06_Aldebert_1_.JPG sur le couple et cette obsession omniprésente pour le temps qui passe font de cet album, un recueil de textes à la fois touchant et plus mâture", dixit le dossier de presse, qui est souvent concocté par quelqu'un de quand même bien renseigné et qui, de préférence, a écouté l'album.

Par exemple, moi, il m'est arrivé d'en écrire pour une maison de disque et pas forcément pour des artistes que j'appréciais... Mais Aldebert, lui, j'aime bien. Mais, on ne m'a pas proposé d'écrire le dossier de presse. Voilà, c'est comme ça. La vie est injuste et cruelle.

Quiqu'il en soit, chez Guillaume Aldebert, on sent un homme qui vise le but ultime : être heureux. Regardez, la photo Mandorienne (juste là, un peu plus haut à gauche) en témoigne, non?

Même si ses personnages sont souvent claudicants, il y a toujours l’espoir qui pointe le bout de son petit nez.

-J’aime le héros ordinaire, les personnages qui ont des failles, qui boitent dans la vie. Je les aime parce que se dégagent de ces gens là des trucs très forts. La fragilité et la naïveté mêlées à l’inconscience, la fraîcheur et l’amour de la vie.

Même musicalement, Aldebert a changé. Fini le flon flon et le bal musette (là, j’exagère un peu). Il y a ici un zest de reggae, des pincées de rock, quelques rythmes africains et quelques bons morceaux pop électriques. Ca swingue toujours autant mais en plus moderne.

medium_Aldebert_en_concert_2.jpg

Son premier single L’appétit du bonheur tourne en boucle sur les chaînes de clips et passe beaucoup à la radio… Elle est assez représentative de l’état d’esprit d’Aldebert. Un mec pas sûr de lui qui veut bouffer la vie à pleine dent.

Tendresse, rires, sourires et émotion… Voilà le programme de ce jeune homme en devenir.

Mesdemoiselles, vous serez nombreuses à rejoindre sa cohorte de fans en transe… (dans ses concerts, il n’y a que des jeunes filles, parfois accompagnées de leur copain mais rarement).

 

Aldebert est un tombeur talentueux.

 

En plus, il est aussi un dessinateur de bande dessinée très doué.

J’arrête là. Il m’énerve.

Jaloux, moi ?

Pfff !

N’importe quoi !

Mais, bon,  pour ceux et celles qui souhaitent le voir bouger, s'exprimer, chanter... , il y a une vidéo d'une interview et un documentaire très récent réalisé par France 3 Bourgogne-Franche-Comté et diffusé le 7 octobre (je ne suis pas chien.)

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Un gentil visiteur (Vincent) me signale par mail que la formule "le bonheur, c'est du chagrin qui se repose" n'est pas de Aldebert mais de Léo Ferré "un p'tit gars apparemment plein d'avenir" ajoute Vincent malicieusement. Dont acte. Mais précisons aussi qu'Aldebert lui même m'avait indiqué qu'il avait emprunté cette formule.

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