« 2006-08 | Page d'accueil
| 2006-10 »
30 septembre 2006
Francis Zégut (teasing 2)
Hier, en fin d’après-midi, je suis allé boire un coup avec mes potes d’RTL2.
Précision : je fus naguère un brillant journaliste au sein de cette formidable station !
Je croise Francis Zégut dans le couloir… qui semble me faire un peu la gueule.
-Alors ? T’es pas content de me voir ?
-‘tain, je t’ai laissé deux ou trois messages, tu réponds jamais mon salaud !
Bon, j’ai déjà expliqué dans une note récente :
1) Tout le bien que je pensais de Francis.
2) La raison de mon silence.
(Si ça vous intéresse d'en savoir un peu plus sur les activités du monsieur, c'est ici!)
Je lui réitère mes explications puis lui dis :
-Il faut que je te parle, c’est très sérieux.
Zézé me regarde interloqué, genre « merde, il a un problème, le pauvre, que se passe t’il, qu’elle drame va-t-il m’annoncer, il a besoin de fric, il est atteint de leucémie, il a tué quelqu’un, il a lu le dernier Marc Lévy ? »
-Allez, viens, on va à la cafet’ !
Autre précision : ceci n’est pas un nouvel épisode d’Hélène et le garçons.
Sur la terrasse, entre deux averses, je lui annonce d’un ton solennel.
-Ben, voilà… J’ai un blog.
Il comprend que je me suis foutu de sa gueule et enfin se détend.
Et nous voilà à discuter de nos blogs respectifs… Francis a commencé le sien le 10 septembre dernier, moi, au début du mois de juillet. Il était intéressant de confronter notre vision de « la chose ».
-Tu vois, ça me fait un bien fou intellectuellement, ça m’oblige aussi à me replonger dans mes souvenirs, je scanne des tas de photos, je fais des recherches pour apporter des informations rigoureusement exacts à mes lecteurs…
Francis vibre en parlant de ce sujet. La passion semble s’être emparée de ce petit être chétif…
Hum ! Petit être chétif... pas vraiment.
-Et puis, si un jour je pars à la campagne me reposer loin du tumulte parisien avec ma femme et ma petite fille de 5 ans, j’aurai toujours cet espace de liberté. Ce lien avec les gens…
Au bout d’un moment, on se quitte en se promettant, de se revoir très vite. Mais avant, passage dans le studio pour quelques photos visant à illustrer ce que vous êtes entrain de lire.
-Je te préviens, Francis, je vais faire une note sur toi, qui sera un espèce de portrait de toi, ta vie, ton œuvre, mais avec ma vision à moi…
C’est donc pour bientôt! En attendant, allez faire un tour sur http://zegut.blogspot.com !
Et oui, je sais, j’ai laissé ma tête sur la photo mais, c’est exprès. Je défie quiconque de me reconnaître dans la rue avec ce seul indice… N’empêche que bon ! Je fais des efforts pour un peu me dévoiler.
08:10 Publié dans Les amis de Mandor | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
29 septembre 2006
Tété... en concert, en disque, en blog!

Evidemment, j’aime Tété. Cet artiste là est une bombe à retardement. Bête de scène, voix aérienne magnifique, compositions et musiques élégantes…etc. Il est réputé, certes, mais pas encore célébré à sa juste valeur. J’ai tout dit dans l’article que je viens de lui consacrer pour mon magazine (ici !) donc je ne vais pas m’attarder sur son disque (qui est carrément un bijou). Je vais me contenter de vous raconter ma rencontre (contenter, raconter, rencontre : très jolie phrase, pas du tout lourde) avec lui et surtout, vous donner son point de vue sur les blogs, moyens de communication qui le fait jubiler.
J’arrive lundi dernier à 14h30 au Zébra Square. Il est là, assis à une table entrain de manger du poisson. Avec lui deux autres personnes, un homme que je ne connais pas et une attachée de presse de chez Jive Epic. Cette dernière me demande gentiment de m’assoire et de commencer l’interview.
-Vous allez rester là, avec nous, pendant que l’on discute ?
-Oui. Me répond-elle.
-Et bien, je vais vous dire franchement, je ne préfère pas.- ???
-Non, mais restez là, nous on va à une autre table.
Tété me mate interloqué, genre « il n’est pas chier lui ! »
L’attachée de presse regarde son acolyte et hésite.
J’en remets une couche.
-Ecoutez, je sais par expérience que l’artiste est plus à l’aise quand il est en tête à tête avec le journaliste… et puis moi aussi je suis plus naturel. Je ne me sens pas épié.
Ils finissent donc par obtempérer mais pas franchement de bonne grâce. Je me confonds en excuse. Je commence en lui demandant pourquoi il n’a pas amené de caméra aujourd’hui. Une amie journaliste m’a expliqué la veille que Tété filmait parfois les entretiens.
-J’ai hésité mais comme nous sommes dans un restau, je n’ai pas jugé opportun d’arriver ici avec tout mon matériel.
-Tant pis ! Je suis allé sur votre blog (www.tete.tv) et j’ai vu plein de vidéos très intéressantes. Notamment l’interview de mon collègue de Rolling Stone, vous en back stage, en studio, sur scène, en répétition, dans la rue … Ca m’aurait bien amusé cette expérience… même si je dois garder l’anonymat.
-Bon, ben, si j’avais su… En tout cas, ce que j’aime c’est l’immédiateté de la vidéo. Avec mon blog, j’aime communiquer avec les gens en direct, sans intermédiaire. Je trouve qu’avoir accès à des outils comme ça et ne pas s’en servir, c’est dommage.
-Ca doit vous demander du temps? J’ai constaté que vous le mettiez à jour fréquemment.
-Mais j’adore ça. Le fait de m’inscrire dans ce domaine m’oblige à plein de nouvelles choses. Dérusher mes images rapidement, décider de quoi je vais parler et comment je vais le faire… C’est finalement assez égocentrique mais à terme, je souhaiterais abandonner ma propre personne pour m’intéresser aux autres, faire des documentaires par exemple. Je m’estime un chroniqueur qui livre des constats avec un peu d’ironie mais désaffectés, comme dans mes chansons.
-Et bien, je vous tire mon chapeau…
Tété sourit.
-Vous savez, c’est la même énergie de proposer des chansons, de la musique, des mots ou de l’image…
Je sais, enfin, je suppose.
Après, nous avons parlé de l’album, de son amour de la scène et tutti quanti.
J’arrête mon magnéto et m’adresse à la table d’à côté.
-Ca y est, vous pouvez revenir, nous avons terminé…
Je m’excuse de nouveau pour ma goujaterie du début.
-Ce n’est rien, ne vous inquiétez pas.
J’explique à la tablée, de nouveau réunit, l’existence de mon blog… Tété me demande l’adresse et me dit :
-Je pourrai laisser un message après lecture ?
Bienvenu cher ami, effectivement, laisser un message est tout indiqué.
![]()
A part ça, Le sacre des Lemmings et autres contes de la lisière est un disque à posséder IMPERATIVEMENT.
Et moi, je vais l'applaudir lundi soir au Nouveau Casino (à Paris) pour un show case privé. J'ai hâte!
________________________________________________________
Et au passage je voudrais signaler l’excellentissime initiative des éditions Héloïse d’Ormesson (avec qui je n’ai pas de lien particulier, promis !)
J’ai reçu ce mail d’une certaine Anne-Laure Clément cet après-midi. Il était intitulé :
Une info qui mandor (ou pas)
Arf arf !
Alors mis à part, ce jeu de mot pourri en guise d'entrée en matière, je
voulais, cher Mandormasqué, te saluer (suis une lectrice qui oeille
régulièrement sans dire mot sur ton blog) et te signaler l'existence de
l'opération Passe-Livre des Éditions Héloïse d'Ormesson ( "la petite
maison d'édition qui a tout d'une grande" -et dont je suis chargée des
relations presse.)
le Passe-Livre, what is it ? (Un bookcrossing, si, simplement)
Nous avons abandonné, aujourd'hui, une vingtaine de livres (Une petite
fête sur la planète, Corinne Roche) aux 4 coins de la France et du
Québec. Nous avons devancé d'une semaine la sortie en librairie du
titre pour offrir une lecture inédite à ceux qui le trouveront.
Nous espérons créer une grande chaîne de lecture (initiée avec
l'abandon volontaire des Faiseurs de pluie de Tim Flannery, un essai de
géopolitique environnementale dont la lecture est simplement si ![]()
essentielle qu'il faut qu'il soit lu et diffusé auprès du plus grand
nombre -ainsi nous faisons confiance au hasard des rues et à la
technologie. Un blog est dédié à l'opération
http://editionseho.typepad.fr/passelivre_eho/ comme un point de
rencontre avec nos lecteurs. J’espère que cette opération te séduira !
Et ben, figurez-vous qu’elle me séduit, et même drôlement en plus…
Je m’en vais même bientôt enquêter plus précisément sur cette opération. Genre interview de l’initiatrice de ce Passe-Livre qui est une sacrée bonne idée (même si je sais qu'elle n'est pas inédite)…
16:40 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 septembre 2006
Soirée Décapage décapante!
Après le concert de Laurent Madiot au Set de la Butte (dont je parlais ici il y a quelques jours), je suis passé voir mes « amis » de la revue littéraire « reconnue d’inutilité publique » Décapage. Bon, j’ai mis entre guillemet le mot ami parce que, quand même, il ne faut pas exagérer, je ne les connais pas très bien, par exemple, nous n’avons pas gardé les vaches ensemble. Je les apprécie beaucoup, ça, c’est une certitude. Le rédacteur en chef de ce magazine « décapant » est le monsieur là, à droite. Jean-Baptiste Gendarme. Ce jeune homme charmant (et par ailleurs auteur de deux bons livres que je n’ai pas lu donc, je peux me permettre de vous en parler, je suis journaliste je vous rappelle…) mène son équipe avec brio, efficacité et humour (d’après mes sources qui ne sont pas très fiables mais je fais comme si). Donc, à l’occasion de la sortie du numéro 29, JB (et son équipe) a voulu fêter comme il se doit cet évènement interplanétaire (mais que vont-ils organiser pour le n°30 ?).
Ca s’est passé au K1ze (15 rue Gaillon dans le 2eme à Paris). Je suis arrivé vers 23 heures et il y avait encore du beau monde. Le gratin de la jeune littérature française était là. Celui qui n’est pas encore très connu (je veux dire le gratin) mais qui est bourré de talent, les salauds (là ce sont les auteurs)! Eux par exemple, à gauche, Régis de Sa Moreira (dont mon article sur son livre Le Libraire est dans ma sélection de livres.) et Guillaume Tavard (qui tient un verre de jus de pomme, très certainement.). Alors, voilà, ça papotte, ça discutaille la bavette, ça s’auto congratule, ça se critique, ça échange des idées, ça rit, ça ra Bernard… bref, ça vit ! Jean-Baptiste a rempli mon verre de vin alors que je ne lui avais rien demandé, j’avais juste tendu mon verre en le regardant avec des yeux de cocker. Evidemment, j’ai croisé quelques attachées de presses et quelques éditeurs. Là, à droite, c’est le boss des éditions Le Dilettante,
Dominique Gaultier. Je lui explique que je veux le prendre en photo pour mon blog, il accepte, tout sourire, et quand je veux lui montrer le résultat, il m’assène un « j’m’en fous ! » de derrière les fagots. Etant un être très sensible, je tente de me réfugier en pleurs dans les bras de Philippe Jaenada et Christophe Paviot ( à gauche). Philippe a sorti un Kleenex et
m’a mouché en me disant : « Allez, souffle ! Et ne pleurs pas, petit ! La vie est rude, le chemin sinueux, il faut être fort. » Rasséréné, je me dirige vers le bar pour réfléchir sur le sens de la vie.
Et puis, JB Gendarme s’approche de moi en me tendant une feuille de papier. Il me demande de parler ici du Prix 15 minutes plus tard. Comme, je suis un peu crevé là, je vous fais illico un copié collé piqué sur le blog de Décapage. C’est un peu long mais très instructif .
Le voici :
Tout savoir sur le prix du 15 minutes plus tard
Le K1ze (café parisien) et décapage s’associent pour créer un prix littéraire : “le k1ze minutes plus tard”.“le k1ze minutes plus tard” sera remis au K1ze, 15 rue Gaillon (Paris 2), 15 minutes après l’annonce du lauréat du prix Goncourt qui se remet par tradition juste en face, chez Drouant.
Quelle est la composition finale du jury ?
Emmanuel Adely, David Foenkinos, Philippe Jaenada, Serge Joncour, Xabi Molia (voir photo à gauche, il était là aussi hier soir !) Régis de Sá Moreira, Guillaume Tavard,
Que des hommes !
Ca s’est fait comme ça. Pour ce premier jury, on a souhaité s’entourer des gens qui nous avaient soutenus spontanément quand la revue n’était pas encore vraiment au point. Mais puisque nous voulons un jury tournant, on veillera à ce qu’il y ait plus de femmes l’an prochain.
Quel genre de livre sera récompensé ?
À priori, un roman français, publié en septembre 2006. Ou des nouvelles. Pas d’essai, ni de biographie, ni de document.
En quoi consiste le prix ?
L’enjeu du prix réside dans la possibilité de trouver un roman qui saura fédérer les membres du jury. Ils sont écrivains et ont été rassemblés à l’initiative de la revue décapage. C’est un détail qui a son importance. Dans les autres prix, les jurys se forment et se déforment selon les affinités. Pour « le 15 minutes plus tard » nous réunissons des auteurs qui n’ont ni les mêmes goûts, ni les mêmes attentes. On a regardé la liste des auteurs qui avait participé à la revue et on s’est rendu compte qu’il y avait parfois une grande différence entre eux. Que ce soit dans leur travail où dans leur façon d’appréhender la littérature. Et pourtant, ça ne nous empêchait pas d’aimer leurs livres. On s’est dit qu’il était possible qu’ils tombent d’accord sur un livre. C’est le pari qu’on s’est fixé.
Qui choisit les livres en compétition et y a-t-il un nombre d’ouvrages limite ?
Les livres sont choisis par les membres du jury, sous la bienveillance de l’équipe de décapage. C’est-à-dire qu’on va veiller à ce que les membres du jury s’intéressent aux livres de jeunes auteurs. Des livres dont on n’a pas forcément parlé. Chaque membre proposera deux ou trois coups de cœur. À partir de cette liste nous établirons la première liste du prix. Entre 12 et 15 livres seront sans doute retenus.
Vous n’avez pas peur de passer pour l’anti-Goncourt ?
Non. « Le 15 minutes plus tard » n’a rien d’un anti-Goncourt. C’est un nouveau prix à part qui ne s’oppose à rien, ni à personne. Nous organisions une soirée à chaque sortie de numéro au K1ze, un bar qui se trouve juste en face Drouant. C’est comme ça que nous est venue l’idée. On souhaite juste profiter de la présence des journalistes sur place pour annoncer notre lauréat. Entre-nous, si on remet notre prix 15 minutes après la Palme d’or de Cannes, les gens diraient qu’on n’est pas bien malin. Et ils n’auraient pas tort. Contre ça : 15 minutes après le Goncourt nous paraît un bon compromis.
Que gagnera le lauréat ?
La Maison Veuve Clicquot Ponsardin offrira un magnum de Brut Carte Jaune en étui Ice Jacket (étui néoprène permettant de conserver le champagne déjà rafraîchi pendant deux heures, avec sa poignée en cuir pour le service...). Veuve Clicquot ne prévoit pas de soutenir la littérature, mais ils ont décidé « de participer pour l’audace que représente ce prix en marge des Prix. ». Et l’hôtel de luxe Sezz offrira une nuit dans l’une de ses chambres conçue par l’une des têtes d’affiche du design français : Christophe Pillet.
Juste au dessus... 2 membres du jury et JB qui ont l'air de diablement réfléchir... Voici donc la première sélection que ce dernier m’a filé hier. (‘tain, faut que je recopie tout !)
Itinéraire Spiritueux, Gérard Oberlé, Grasset
Chaos de famille, Franz Bartelt, Gallimard, La Noire
Rhésus, Héléna Marienské, P.O.L.
Impasse, d’Antoine Choplin, La fosse aux ours
Le Patrimoine de l’Humanité, Nicolas Beaujon, Le Dilettante
La vie est un miracle, Laurent Marty, Le Cherche Midi
Ce qui est perdu, Vincent Delecroix, Gallimard
Contour du jour qui vient, Leonora Miano, Plon
Dans le foule, Laurent Mauvignier, Minuit
Marge brute, laurent Quintreau, Denoël
Le cri, Laurent Graff, Le Dilettante
Les îles éparses, Jean-Louis Magnan, Verticales
Ars Grammatica, David Bessis, Allia
Trans, Pavel Hak, Le Seuil
La prochaine liste sera établie le 20 octobre. Evidemment, je vous tiens au courant !
Sans rire, c’est bien ce qu’ils font dans Décapage. Pour vous procurer cette revue, c’est par ici…P.S: Et j'ai même rencontré des blogueurs que je lis dont Prix de Flore 2006. C'était sympa toutes ces billevesées sur la blogosphère... ça nous a fait du bien de le dire.
14:30 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
27 septembre 2006
Francis Zégut (teasing 1)
Bon, je vais vous parler de mon ami Francis Zégut qui, lui aussi, à créé son blog.
Faut que je lui bigophone là ! Il m’a appelé il y a quelques mois (ouais, carrément!) pour prendre de mes nouvelles et j’ai fait le mort (je crois que j’avais une espèce de déprime passagère à ce moment là). La semaine dernière, il m’envoie un SMS pour que j’aille voir la tronche de son blog… je lui ai laissé un commentaire mais je ne suis pas sûr qu’il ai fait le rapprochement avec moi (puisque lui me connaît sous ma vraie identité et ignore mon pseudo).
Pour être clair, Francis Zégut est le meilleur animateur radio français et j'ai un profond respect pour ce fou fieffé. Il est tous les soirs (sauf le week-end) sur RTL2 et il assure grave. Je vais bientôt le « portraitiser » pour « mes chroniques Mandoriennes », m'en fous s'il n'est pas au courant… obligé on déjeune ensemble un de ces quatre.
Tiens, et je vais laisser un autre commentaire chez lui pour lui dire de venir faire un tour ici ! Il
va bien finir par comprendre qui je suis.
Francis, dernier indice : on a bossé sur deux radios similaires (RTL et RTL2). Là, trop fastoche!
08:40 Publié dans Les amis de Mandor | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25 septembre 2006
Laurent Madiot en concert mercredi...

Ils reviennent et ils ont de nouvelles chemises... L'est-ouest-trio de la nouvelle scène de la nouvelle chanson française, est de retour... Pour vous, ils chanteront tous leurs tubes mais aussi, parce que c'est vous, quelques chansons inédites dont vous aurez le privilège si vous venez... Vous ne pouvez pas... vous ne devez plus...
Le show sera en acoustique pure dans ce cadre très cosy qu'est le Set de la Butte...![]()
Une sorte de concert privé, quoi...
Des questions ?
Infos techniques : Set de la Butte / 7 rue Pierre Picard / 75018 Paris. M° Barbes Rochechouart
Entrée 7 euros / tél : 01 42 62 15 12
N'hésitez pas à faire circuler cette info
Sinon, tout, tout, tout, vous saurez tout sur la vie privée de laurent, Csaba et Jeff à l'adresse suivante : www.laurentmadiot.com

C’est quoi cette énorme pub sur mon blog? Ca devient n’importe quoi là ! Ben, non, pas vraiment. Laurent Madiot est mon seul « vrai » copain chanteur. Après Week-end couette (chroniqué, à gauche, dans ma sélection disque) il sort en février 2007 son deuxième album Le bal des utopies. Laurent fait aussi parti des "Fouteurs de joie", c’est dire s’il sait chanter et déconner aussi (là encore, Le bal des souffleurs est chroniqué). Mercredi, allez voir ce fou, poète, irrésistible de tendresse et de drôlerie.
Mandor: Bon alors, on fait comment ? Tarif réduit pour les gens qui viennent de ma part ?
Laurent : Oui, bonne idée. Ou plutôt non. Trouvons un mot de passe… et ceux qui viennent à deux à la caisse du set de la Butte en le disant ne paient qu’une place.
Mandor : Ok! On choisit quoi comme mot de passe ? Un truc pas trop difficile ?
Laurent (s’esclaffant) : Dans ton c… CENSURE
Mandor : Non, j’essaie de maintenir mon blog à un certain standing.
Laurent : Bon, ben, « le bal des utopies »…
Mandor : Voilà, oui, c’est ça... « Le bal des utopies » et hop ! Une place sur deux à payer.
Bien, ça c’est réglé. Viens, on va faire les photos, il y a un petit parc à côté.
Laurent : Tu ne peux pas en prendre qui sont sur mon site ? Elles seront plus belles.
Mandor : T’inquiètes, je t’en piquerai aussi. Mais, les miennes seront magnifiques, tu verras. J'ai une super idée: toi devant des arbres. Génial, non? Je t’ai déjà dit… dans mon blog il me faut de l’inédit et du sensationnel.
Laurent: On doit faire aussi ton truc là? Ta photo, comment tu dis?
Mandor: Mandorienne, une photo Mandorienne.
Laurent: Bon.
Récapitulatif : Vous venez mercredi, hein ? Je suis sûr que vous ne le regretterez pas. Je vous permets de m’insulter le lendemain si l’univers de Laurent Madiot ne vous charme pas. Une place sur deux à payer grâce aux "chroniques de Mandor", ça ne se refuse pas !

19:45 Publié dans Les amis de Mandor | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
Une zone littéraire à suivre...
Parce que ce site est vraiment TRES interessant, qu'il est conçu par de belles plumes passionnées de littérature (je sais, le contraire ne serait pas franchement logique!) et aussi parce que je connais quelques personnes qui s'en occupent (surtout une, bonjour Maïa!) mais ceci est très secondaire.
Message perso: je passerai à la soirée "Décapage" mercredi.
www.zone-litteraire.com
# # # # # # # # # # # # # # # # # # # # # # # #
"La rentrée littéraire"
| LES PREMIERS ROMANS :
+ L'Homme qui marchait avec une balle dans la tête - Philippe Pollet-Villard. Un trio de braqueurs, une série de cambriolages à main armée rondement menés, jusqu'à ce que tout bascule. Pollet-Villard signe son premier "roman cinématographique" rocambolesque dans l'univers de la pègre parisienne. Atypique et surprenant... + Le Patrimoine de l'humanité - Nicolas Beaujon. Quand un premier roman détruit avec jubilation l'honorabilité supposée des musées, on craint que le Patrimoine de l'humanité ne soit finalement pas dans de si bonnes mains. |
À la une... Supplément au roman national, Jean-Éric Boulin.
Voilà un premier roman qui ne déparera pas dans l'hystérie politique générale. Peu de littérature, hélas.
Et aussi... Photographie d'un hamburger, Lucien Cerise
Les mâles sont-ils retournés à l'état larvaire ? Voilà de quoi donner envie à tous les porteurs de gourmettes de se coucher sur l'autoroute.
Les dernières chroniques
La tentation de l'après de Emily Tanimura. Premier roman d'une jeune femme aux origines japonaises et suédoises, La Tentation de l'après est semblable à un premier bijou qu'arborerait la jeune fille aux portes de l'adolescence, brillant, décalé et touchant, opérant la liaison entre une image passée et une image à venir.
Formications, Julien Péluchon. Croyez-vous au destin ? Derrière un titre provocateur, se cache un roman dans lequel l'adolescent John tiendrait lieu de cobaye de la destinée. Peut-on la combattre ? Et si oui, comment ? Le faut-il vraiment ?
Scream test, Grégoire Hervier. On croyait le genre relégué aux oubliettes, il n'en est rien ! Grégoire Hervier ressuscite le "slasher", ce film d'horreur pour ados, et en tire un premier roman remarquable. Don't scream too loud...
.... et le reste de l'actualité ....
Les premières sélections des prix et le traditionnel classement des ventes...
# # # # # # # # # # # # # # # # # # # # # # # #
Pour toute information, vous pouvez nous écrire à zonelitteraire@gmail.com.
Equipe - Coordonnées
Rédacteur en chef : Charles Patin O'Coohoon (@)
Rédacteurs en chef adjoints : Maïa Gabily (@), Laurent Simon
Rédacteurs : Hervé Bille, Doreen Bodin, Laurence Bourgeon, Julien Canaux, Philippe Cesse, Marc Delaunay,Olivia Michel, Jessica L. Nelson, Olivier Ngog
Zone littéraire
| A la fin tu es las de ce monde ancien |
www.zone-litteraire.com
3 place Violet - 75015 Paris
07:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22 septembre 2006
Soirée des 10 ans d'Atmosphériques
J’ai trouvé sur le myspace du Label Atmosphériques cette présentation. Je m’en vais te la commenter (Mandor, on ne tutoie pas des gens que l’on ne connaît pas !).
L'acte de naissance d'Atmosphériques date très exactement du 1er avril 1996. (Ben alors, pourquoi c’est y que c’était hier soir qu’on a fêté ça en grande pompe à l’école nationale des Beaux-arts (quai Malaquais) ?) Dès les débuts, la ligne de (métro ?) conduite (merde, perdu !) du label tient en quelques mots : "artistes et nouvelles musiques" (vous vous imaginez : « loosers et vieilles musiques toutes cradingues »). Un credo qui peut paraître tout simple mais que revendique haut et fort Marc Thonon (boirais bien un verre d’eau moi !), et qui constitue d’ailleurs la base de tous les grands labels fondés dans la seconde moitié du vingtième siècle, (dites donc, ça ne nous rajeunit pas tout ça !) depuis que la musique est devenue peu à peu une industrie tout en restant un art, (ah bon ?) et qu’en Europe et aux Etats-Unis des maisons de disques intelligentes ont largement participé à la découverte et au développement de nouveaux talents. (Amen !)
A l'heure où parler de "maison d’artistes" plutôt que de "maison de disques" (jamais entendu parler de cette nouvelle expression !) est à la mode dans le paysage français des musiques actuelles et où il est de bon ton (à ne pas confondre avec « il est de bonne daurade », parce que ça ne veut strictement rien dire…) de se revendiquer esthète plutôt que businessman, (ouais mais ça c’est les nuls qui font ça !) Marc Thonon (encore un verre ?) et son label Atmosphériques font figures de précurseurs. De Louis Chedid (j’adore et d’ailleurs, elle est belle ma photo de lui là haut, en ouverture de reportage) aux Wriggles (j’adore), de Joseph d'Anvers (j’adore) à Wallen (j’adore), des Wampas (j’adore et il est MAGNIFIQUE mon portrait de Didier là, à droite, non ?) à Tahiti 80 (j’adore), de Martin Rappeneau (j’adore… en dessous, là, à droite) à Ghinzu (j’adore) voilà des
groupes et des chanteurs qui sont "engagés" (et que j’adore) puisque leur obsession première est la qualité de leur art (c’est pour ça que je les adore), qu’il s’agisse de son versant musical, de son pendant littéraire, voire des deux à la fois (bien dit ! Comment vous avez le bec cloué là…).
Tout ça pour dire qu’hier soir, il y avait du gratin… rarement vu autant de chanteurs, de journalistes, de gens de maisons de disques et même de comédiens (que faisait-il là l’ami Timsit ?), surtout au bar. Bon, moi j’vais vous dire franchement, je ne sais jamais ou donner de la tête tellement il y a du monde. Et que je te serre la paluche à droite et que je te claque la bise à gauche… En plus, je devais (oui, il s’agit désormais d’une mission !) prendre quelques clichés de personnalités. Là, pris en flagrante conversation avec Mandor, Gaëtan Roussel, le chanteur de Louise Attaque (évidemment, ce n'est pas moi qui ai pris cette photo, je ne suis pas un Barbapapa!)…
Et puis, je ne me suis pas gêné pour aborder un Monsieur que j’admire (mais là, sans déconner) depuis des lustres. Jean-Michel Boris. Il a dirigé la mythique salle parisienne de l’Olympia pendant près de quarante-sept ans. Mis à la retraite en mai 2001 – peu avant le rachat de la salle par le géant Vivendi-Universal – celui qui a vu passer toutes les pointures de la chanson française continue pourtant à œuvrer dans ce métier qui reste tout pour lui. Je n’arrête pas de le croiser dans les salles dans lesquelles chantent
des nouveaux artistes. Il tient d’ailleurs une chronique dans le trimestriel Chorus et il donne son avis sur les spectacles qu’il va voir. C’est grand et généreux. Son « coup de cœur actuel » m’a-t-il dit hier, « c’est incontestablement Abd Al Malik ». Nous avons bavardé quelques minutes et je n’ai pas arrêté de le complimenter sur son action en faveur de la chanson française. Il a eu l’air ému. Regardez sa photo, à gauche, il ne respire pas la bonté ce bon papa noël ?
Allez, une dernière photo et après je vous laisse. Là, deux artistes « en voie de développement », Florent Marchet (j’adore) et Pierre Souchon (j’adore)… Ils sont beaux, hein ?
Maintenant, j’explique pourquoi je suis quelque peu redondant avec mes "j'adore"… Quelqu’un m’a écrit récemment : « Sur ton blog, tu dis toujours que tu aimes les gens. C’est chiant ! Et pis, du coup, comment savoir si ce que tu dis est crédible puisque tout est bien ? »
Que je dise que j’apprécie les artistes que je rencontre, c’est vrai mais il est faux de dire que je manque de discernement. Je sépare l’homme de son art. Mais sincèrement, vous ne croyez pas que c’est facile d’être méchant, ordurier, de mauvaise foi et sarcastique ? Moi, je préfère l’humour, l’ironie, l’auto dérision et la critique constructive… Voilà, je sais, c’est nul de se justifier mais il est bon de préciser les choses quand même. Il y a suffisamment de blogs où l’homme crache son venin (salut Fishturn ! Ca va ?)
15:40 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
20 septembre 2006
Vincent Delerm, le bobo chanteur...
Le titre, c’est juste pour faire un mauvais jeu de mot et rendre hommage à la chanson de Renaud, dont je parle, ci après…
Hier soir, donc, je mate la télé et vois Vincent Delerm se faire « moquer » gentiment par la bande à Ruquier… Il est décrit comme un gars qui parle lentement, chanteur pour « intellos », négatif dans ses propos, pas très « cool » et se tenant mal à la télé. Ca m’énerve un peu mais je constate aussi que se dégagent des commentaires une certaine tendresse et un attachement pour le personnage. Le type décrit ne ressemble pas vraiment à celui avec qui j’ai partagé un coca light (c’était trop délire !) la semaine dernière (mardi 12 septembre) au bar « La Lubie » à Paris, en face de sa maison de disque tôt Ou tard…). Je suis curieux de le rencontrer parce que je ne parviens pas à me faire une opinion sur lui. Humainement, je veux dire. J’arrive un peu en avance, lui et son attachée de presse, pile à l’heure. Anne-Marie nous laisse seuls (mais pas désoeuvrés) et la souriante patronne du troquet nous installe au fond de la salle. Il est sympathique, enlève ses lunettes, comme pour mieux écouter, ne pas se laisser distraire par la vie qui bouge autour de nous. C’est idiot de le dire mais Vincent Delerm est « normal ». Pas d’esbroufe, chaleureux, attentionné, poli. Le cerveau non pollué par le succès. D’ailleurs je lui fais remarquer sa simplicité :
-D’abord, ce n’est pas le genre de la maison d’être imbu. Et puis, aussi, tu n’as pas intérêt à faire le malin avec ton public. Les gens qui viennent me voir en concert ou qui achètent mes disques, je les considère pour la plupart comme des potes, comme des proches qui m’ont vu grandir. Ils sont comme moi. Un jour, ils peuvent me dire : « Dis donc, tu as bien changé, tu as pris le melon… » Je vais te dire franchement, je me demande si on appartient pas au public. C’est un peu fort mais c’est ça.
Il est clair que la génération montante de la chanson française a du recul sur la notoriété, le vedettariat et le star system. Ils ne sont pas dupes. Je fais observer à Vincent Delerm qu’ils regardent avec prudence, voire avec détachement, l’engouement qu’ils suscitent.
-C’est un peu vrai, avec des gens comme Jeanne (Cherhal) et Bruno (Bénabar), on parle souvent de ça. Plus jeunes, nous avons certainement rêvé que ça se passe bien pour nous mais ce qu’on vit aujourd’hui reste un rêve éveillé. C’est spectaculaire! Un courant global qui a porté plusieurs personnes en même temps. D’autres générations avant nous auraient mérités d’avoir ce courant. »
Nous parlons du journal pour lequel je travaille. Il me dit qu’il le lit fréquemment et qu’il connaît bien mon nom et ma plume. Que voulez-vous ? Je suis flatté. Un chanteur en état de marche, fidèle lecteur… Allons, allons, je finis par me dire qu’il me brosse dans le sens du poil mais je ne vois pas bien pourquoi il ferait cela. Pas l’air hypocrite le gars. Et lui, de me citer un de mes articles écrit il y a deux ans. Je suis sur le popotin. J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de ce qui est écrit sur lui dans la presse.
-Comme tu ne peux pas faire l’unanimité, satisfaire tout le monde, je tente de me préserver de la lecture des papiers sur moi. Qu’ils soient excellents ou horribles d’ailleurs. Les uns te poussent à penser que tu es le roi du monde et les autres que tu es une sous-merde. Mais au final, quoiqu’ils disent, c’est un luxe que les journalistes parlent de ton album.
Justement parlons en de cet album (ma vraie critique est dans With the stars 3eme partie) réalisé par Peter Von Poehl, (dont le disque perso Going to where the tea trees are est une petite merveille).Vincent Delerm et son acolyte nous offre un disque à l’atmosphère nouvelle, entre légèreté et profondeur, moins de ritournelles tressautantes mais toujours des mélodies douces-amères et des petits portraits au fusain, drames en esquisses délicates et chromos rétros des bonheurs passés et surtout désormais présents. Je vous rassure Vincent s’est soigné, il ne parle plus à des photos de comédiennes, cesse de fantasmer sur les filles de 1973 et ne caresse plus des chiens dégueulasses… Non, le jeune Vincent a grandi. Quant au « name dropping », il a calmé ses ardeurs :
-Mon évolution logique était d’arrêter d’utiliser les noms propres. A force d’entendre les gens m’en parler, ça a fini par me dégoûter. Bon, j’en ai laissé quelques uns, histoire de dire à mon public : « Coucou, je suis encore là… moi et mes pianos voix, ma hantise du temps qui passe et les noms de tennis women… » »
Pendant la conversation, mon magnéto s’arrête. Sans me demander, Vincent Delerm retourne la cassette et il
poursuit.
-Au début je voulais carrément restreindre le piano mais Peter m’a dit non. Le piano reste présent mais on va l’utiliser autrement. Et puis, je chante un peu plus que dans les deux précédents albums…
Oui, il est devenu un crooner. Pas trop excité tout de même, il ne faut pas exagérer. Delerm fils a gardé intact son art de l’ellipse et du suggéré. C’est sa grande force et son talent immuable mais de là à le traiter d’intello, le pas a été allégrement franchit par
beaucoup. Son œil malicieux frise.
-Quand les gens qui ne sont pas venus me voir en concert et qui ne connaissent pas mon répertoire me catalogue, c’est dans la case étudiant, intello, arts et essais, avec sa veste rouge. Je suis un peu ça mais tellement plus encore.
Et être cité dans la chanson de Renaud comme le chanteur indispensable des bobos, il réagit comment le principal concerné ?
-Si je ne connaissais pas du tout Renaud et que je ne sache pas qu’il m’aime bien, j’aurais peut-être vécu la chanson autrement. C’est la première personne de cette génération de chanteur qui a parlé de mon premier album, un matin à la radio. Ca m’avait fait hyper plaisir. Renaud m’a fait lire le texte de Les bobos lors de la soirée hommage à Ingrid Betancourt. Et puis, sincèrement, à 15 ans, je n’aurais jamais imaginé un truc comme ça. Etre nommé dans une chanson de Renaud. Mince !
Le temps passe et soudain je m’aperçois que l’heure est presque arrivée à son terme. Je lui demande s’il est pressé. Non. Bon, on continue alors. L’est sympathique ce jeune homme ! L’interview terminé, séance photo Mandorienne. On se « shoote » mutuellement. Marrant ! Il me demande ensuite si je veux aller avec lui à la maison de disque. J’accepte et j’ai bien fait. Nous tombons sur Jeanne Cherhal… J’aime beaucoup Jeanne Cherhal. Et son album à venir L’eau (23 octobre) me laisse pantois d’admiration pour la belle. Elle, y a pas ! Faut que je la connaisse mieux. Fascinante.
15:00 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
19 septembre 2006
La théorie de la relativité...
La Plaine-Saint-Denis, Studio 104, premier étage, lundi 18 septembre, 15h :
Elle : C’est difficile de reprendre ses activités après 8 mois d’interruption…
Lui : Je comprends tout à fait. C’est vraiment con comme accident… se faire renverser par un camion poubelle !
Elle : Il y a plus glamour, en effet.
Lui : Sinon, tu t’occupes de qui en ce moment ?
Elle : X, X et aussi X… Mais X, je ne le prendrai plus. Il est chiant. Il me téléphonait tout le temps pour demander pourquoi il n’avait pas plus de papiers dans la presse.
Lui : Ben, c’est quand même devenu un « has been » ce type.
Elle : Oui, mais au fond, on est toujours le « has been » de quelqu’un. Tiens, on m’a proposé de prendre X. Ah, non ! Là, c’est hors de question ! Il se prend trop pour une star qu’il n’est plus… Bon, et toi, ça va ?
Lui : Oh ! Tu sais, le train train quotidien. Ah, si ! Au début de l’été, j’ai commencé un blog. J’y raconte les coulisses de mes rencontres. Plus les jours passent, plus il est important pour moi, dans ma vie…
Elle : Je suis au courant, tu m’as envoyé l’adresse par mail en juillet.
Lui : Ah bon ? Je ne m’en souvenais plus. En tout cas, il commence à bien marcher. J’ai pas mal de visites quotidiennes…
Elle : C’est bien. Tu me le fais ce papier sur X ?
Moralité : Ne serait-il pas intéressant de relativiser la puissance de nos écrits ?
... mais que fait Georges Brassens en illustration?
07:30 Publié dans Explications et justifications... | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
11 septembre 2006
Renaud... entre liberté et libations.
Lundi dernier (le 4 septembre), bien installé dans ma voiture, direction La Closerie des Lilas pour rejoindre Renaud, je tombe sur l’émission Les auditeurs ont la parole. J’entends un excité cracher sur le chanteur poète. Le matin même, répondant aux questions fines et subtiles de Fogiel sur RTL, Renaud a déclaré au sujet de Sarkozy et de ses « peoples » invités à ses universités d’été que Johnny était l’idole des vieux et que Doc Gynéco, l’idole de rien. Bon, rien de bien méchant. Mais plusieurs auditeurs déversent leur fiel sur Renaud, dont on sait pourtant qu’il aime ce genre de petite provocation. Amusant de savoir que je passe une heure avec lui tout à l’heure. Entre cette déclaration, « l’affaire Sarko » et son nouvel album Rouge Sang, il y aura de quoi bavasser. J’arrive donc un peu en avance à la cantine de Renaud (La
Closerie est son antre) et Sophie, attachée de presse de chez Virgin Records, m’accueille chaleureusement, comme d’habitude. Une vraie gentille.
Je me pose plein de questions sur Renaud et suis même un peu impressionné. Je l’écoute depuis la fin des années 70 et fut un temps, je n’étais pas loin d’être fan. Il arrive, à l’heure pile. On ne peut pas dire qu’il fasse de l’esbroufe. Discrètement, il s’installe à sa place habituelle (table Jean-Edern Hallier) après une franche poignée de main. Il commande un pastis. Ah ! Première constatation, Renaud boit encore son « poison jaune ». J’attaque direct avec la polémique du jour.
-Fogiel, c’est le Voici de la FM. Plutôt que de me parler de mon nouvel album, il ne m’a parlé que de cette histoire de Sarko, de mon couple, de mon mariage, de mon divorce, de mes problèmes d’alcool, de ma fille qui aurait soit disant dit que je m’embourgeoisais… Très original, ça fait 30 ans que l’on dit que je m’embourgeoise ! Quant à Johnny, je l’aime bien, c’est un pote, mais ses idées politiques, j’en suis revenu.
Il garde un sourire ironique, comme si il se foutait de tout ce tintamarre. D’ailleurs, il s’en fout complètement, je crois. Je passe donc au sujet Sarkozy.
-Il y a une polémique stérile née d’un article du Parisien selon laquelle j’aurais traité Sarko de facho et que ma chanson Elle est facho se résumait à ça. Je vais mettre les choses au point. Si j’avais quelques griefs à formuler à l’égard de ce monsieur, je ne me limiterai pas à l’anathème facile, primaire et caricatural de « Sarko facho ». J’aurais d’autres arguments à lui opposer. J’ai juste écrit le portrait d’une Marine de banlieue, électrice du Front. A la fin j’ai ajouté, comme ça, pour m’amuser, que cette électrice facho votait Sarko.
Je lui dis que n’étant pas le dernier des naïfs, il savait très bien que cette petite phrase n’allait pas passer inaperçue.
-Bon, c’est vrai, ça a fait marrer tout le monde quand j’ai suggéré ce passage. Mais enfin, chacun sait que l’électorat Lepéniste, séduit par les idées de Sarko, qui brassent, qui labourent dans celles de Lepen pour séduire son électorat, va probablement voter pour lui au second tour. Il n’y a pas insulte ou calomnie de dire ça !
L’objet de notre rencontre est quand même son nouveau disque. Après Boucan d’enfer en 2002, voici un Renaud pur jus qui redevient le chanteur énervant. Il ressort ses griffes même si on sent qu’elles sont usées. On retrouve ses amis Jean-Pierre Bucolo et Alain Lanty à la composition et aux arrangements.
-Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Ce sont des amis avant d’être des partenaires professionnels. J’aime leur travail, leurs mélodies qu’ils plaquent sur mes textes. Il n’est pas interdit de penser que, par goût du risque et de la nouveauté, je choisisse une autre équipe pour le prochain album. Enfin, ce n’est pas pour tout de suite.
On entend déjà beaucoup Les bobos à la radio. Dans cette chanson, Renaud s'amuse à vilipender une catégorie de personne qui l'irrite avec une mauvaise fois et une tendresse assumée.
-Certains de vos confrères ont résumé cette chanson à « Renaud s’en prend aux bobos, il attaque les bobos ». Non. C’est un portrait un peu taquin et ironique d’une génération, d’une classe sociale. Il y a juste une phrase négative : « Des gens que je n’aime pas trop » mais tout de suite après je dis que je fais parti du lot. De toute façon, on est tous le bobo de quelqu’un.
Je lui fais remarquer qu’il y a pléthore de chansons dédiées à Romane Serda. Que son amour pour elle transpire de partout dans son disque. RS & RS, Ma blonde, Jusqu’à la fin du monde, Danser à Rome, Je m’appelle Galilée… N’est ce pas un chouia excessif ?
-Ma fille Lolita m’a dit qu’il y en avait beaucoup. J’en avais fait pas mal pour sa mère mais étalées sur des albums différents. Là, au bout de la quatrième chanson sur Romane, Lolita m’a dit que ça devenait redondant. Ca doit lui faire quelque chose, c’est sûr. Mais toutes les chansons ont des angles différents. Quel rapport entre les cinq ? Aucun. Il y en a même une qui est érotique…
Dans Je m’appelle Galilée, il devient l’explorateur du corps de sa nouvelle femme.
-Oui, d’ailleurs Romane est très gênée, sa pudeur en a pris un coup. C’est un bel hommage à son anatomie.
Il rigole.
-Je me suis choqué moi-même, mes frères et sœurs, puritains protestants l’ont été également mais ils ont tous reconnus qu’il y avait de la tendresse, de la poésie et de l’humour.
Romane et lui, c’est finalement un peu comme Roméo et Juliette ?
-Roméo et Juliette s’engueulaient moins que nous je crois. Je rigole… Quoique. Nous vivons tous les deux un amour passionnel, les petites crises de jalousie ou d’incompréhension sont à la hauteur de la passion que nous avons, démesurée, elle aussi.
Ah bon ! Ils leur arrivent de s’engueuler ? Ils donnent pourtant l’image idyllique du couple que rien ne peut
atteindre.
-On est un couple comme les autres. Quand je suis en public ou devant les caméras, j’ai envie de montrer mon bonheur, la béatitude et l’amour que m’inspire cette femme. Elle est exceptionnelle mais elle est comme moi, excessive en tout, dans ses passions comme dans ses colères.
Renaud commande un verre. Je reste sage avec mon pauvre café alors que j’ai une putain d’envie d’un bon ballon de rouge. Je ne sais pas pourquoi je m’abstiens de picoler avec lui. Certainement parce que j’ai devant moi un grand maître en la matière, ça me rend timide du gosier… alors, je lui parle de son écriture qui évolue encore plus dans cet album (ce qui n’a aucun rapport, je sais !)
-J’écris de manière plus classique, il y a un peu moins d’argot aujourd’hui qu’il y a 20 ans. Si je chante toujours les mêmes thèmes banals comme l’amour, la vie, la mort, l’amitié, le temps qui passe et l’injustice, je laisse de côté les histoires de mobylettes. Dès Morgane de toi, j’ai ouvert un peu plus mon regard sur le monde et moins sur ma ville, ma rue et mon bistrot.
Renaud déteste les filiations, alors quand, pour le faire réagir, je le compare à Brassens, ses yeux se plissent d’agacement. Il est dans un bon jour, j’en profite.
-Brassens n’a pas d’héritier même s’il y en a qui s’en revendique…
(N.D.L.R Sous entendu Maxime Leforestier)
-Il a simplement des enfants dont moi et beaucoup d’autres de ma génération font parti. Ceux qui aiment la poésie, la chanson, la littérature ont forcément été bercés par Brassens. Nous sommes tous liés par l’amour du mot juste, de l’humour, de l’ironie et de l’impertinence.
Renaud, dans cet album, interprète de nouveau des chansons « impertinentes », justement. Notamment J’ai retrouvé mon flingue, remake inspiré de son fameux Où c’est que j’ai mis mon flingue de 1980. Il tire à vue sur tout ce qui bouge. Il dégomme et décime.
-C’est une réponse, un clin d’œil aux critiques sympathiques ou non, de fans, de journaux qui prétendent que j’avais perdu mon flingue, ma sève, que je n’étais plus le rebelle de naguère, que j’avais été récupéré. J’ai voulu montrer que je n’avais rien perdu de mes indignations et de mes colères. J’ai donc dressé un tout petit inventaire de ce qui m’énerve aujourd’hui, et c’est déjà très long. Je voulais aussi démontrer que les mots sont des armes qui, même si elles ne tuent pas, peuvent parfois faire tomber les murs.
Il appelle ses chansons revendicatrices ses « petites chansons colères qui relèvent de l’utopie ». Est-ce pour désamorcer les éventuelles critiques ? Non, parce que parfois, moi personnellement, je le trouve bien démago…
-Ouais, Renaud démago, je connais ça mais je m’en fous. Quand on se bat avec des chansons contre des puissances économiques, industrielles, militaires, nucléaires ou autres, on a l’impression de se battre contre des moulins à vent. Même avec un public nombreux comme le mien, j’ai l’impression que je ne ferai jamais bouger les choses mais si peux au moins sensibiliser quelques personnes… je ne me prive pas.
« La cheutron sauvage » ne se prive pas, donc, d’évoquer l’Amérique du grand capital avec sa culture pitoyable
à outrance, les religions (toutes), l’exploitation par les médias de la souffrance, de la mort et de la maladie. Renaud balance et ça faisait longtemps qu’on attendait ses nouveaux coups de gueule.
-J’ai eu un passage à vide dans ma carrière ou je n’avais plus envie de m’énerver contre ce monde. J’étais tellement malheureux moi-même, tellement pas bien dans ma vie, dans ma tête, dans ma peau que je me désintéressais totalement du reste du monde. Quand on a mal au crâne, c’est difficile de s’intéresser au mal de dent du voisin. Quand on est en parfaite santé, on a envie de l’aider et de lui filer l’aspirine. Bref, j’avais baissé les bras, là, j’ai retrouvé la rage et la hargne.
Ce n’est pas pour rien que l’album s’intitule Rouge Sang (mêmes initiales que Renaud Séchan et Romane Serda !)
-C’est le rouge qui bat dans mon cœur, mon cœur gorgé d’amour pour l’humanité. C’est aussi le rouge de la colère, du sang qui coule partout versé par les hommes. Rouge révolution, rouge drapeau, rouge coquelicot…
Nous évoquons différentes chansons à mon sens « importantes » de cet album. Notamment Elsa ou le suicide d’un jeune qui avait tout pour réussir et Pas de dimanche qui évoque les paysans français qui triment sans plus d’espoir pour continuer à gagner leur croûte. Renaud parle avec passion de ses sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur. Je lui demande sérieusement si ce n’est pas difficile d’être un chanteur engagé qui s’engage réellement, un chanteur qui agit concrètement.
-La gloire, la vertu, la chance, le courage, l’intérêt d’un chanteur engagé, c’est justement de prendre des positions impopulaires. Moi, je n’ai jamais eu envie que mes chansons plaisent à tout le monde. Même si mon public est une espèce d’entité mystérieuse que je n’ai pas envie de décevoir, rien ne m’arrêtera d’aller au bout de mes idées et de mes convictions. Je revendique mon titre de chanteur engagé. Je n’ai pas envie de faire du Bruel ou de l’Obispo. Personnellement, je vous promets de ne gonfler personne avec mes histoires éventuelles avec le fisc…
Il s’arrête soudainement. Il réclame de toute urgence un paquet de Marlboro Light au garçon.
-Je n’en n’ai plus. Là, je suis en manque. Vite ! Je pensais qu’il m’en restait.
Le voyant devenir fébrile, je lui en offre une. Evidemment, j’enchaîne judicieusement avec sa chanson Arrêter la clope.
-Je fume près de 60 cigarettes par jour. Romane gueule un peu parce que nous avons un enfant, Malone, qui est né le 14 juillet dernier (un futur révolutionnaire !) alors je vais fumer dehors… Je ne peux pas arrêter parce que je suis gravement intoxiqué. La clope, ça tue, ça craint, ça rend malade. Si la cigarette n’existait pas et qu’un industriel inventait ce produit, le mettait sur le marché, on le prendrait pour un fou et il finirait sa vie en tôle. Un truc qui coûte cher, qui ne sert à rien, qui contient 4000 produits chimiques dont 75 cancérigènes, qui tue une personne sur deux parmi les grands consommateurs… et ça marche.
Il me sert sa diatribe tout en fumant. Il voit que ça me fait marrer. Je lui demande pourquoi il n’a pas écrit une chanson sur l’alcool. Sujet sensible.
-L’alcool fait moins de mort par an que le tabac. Mais, bon, on ne va pas comparer les drames, ni faire une hiérarchie dans les poisons. L’alcool avec modération n’a jamais fait de mal à personne, le tabac si.
Bon, bon… Moi qui suit amateur de la dive bouteille, je m’incline devant cette thèse irréprochable et pas du tout de mauvaise foi. Sinon, ça se passe comment sa nouvelle paternité ?
-Ben, c’est moins facile de dormir 4 heures par nuit à 55 ans que ça ne l’était à 28.
Il réfléchit puis ajoute :
-J’ai fait beaucoup d’erreurs avec ma fille, je vais essayer de ne pas les renouveler avec mon fils. Je sais bien que j’ai fait souffrir Lolita quand je me suis séparé de sa maman mais j’espère qu’elle sait que je lui ai donné tout mon amour et qu’elle est importante pour moi. Au début, elle n’a pas apprécié l’arrivée de Malone, aujourd’hui, je crois qu’elle l’aime bien. Elle commence à digérer le fait que je me sois marié avec une fille plus jeune et que je lui ai fait un enfant. Mon ex femme, Dominique, et Romane s’entendent bien alors il n’y a pas de drames importants, juste quelques souffrances que je déplore mais qui
s’atténuent avec le temps...
Avant de quitter Mister Renaud, je lui demande des nouvelles d’Ingrid Betancourt dont il défend la cause avec vigueur depuis quelques années.
-J’ai bu hier un thé avec sa sœur Astrid et sa maman Yolanda Pulecio. Elles n’ont aucune nouvelle et sont désespérées. Moi aussi, mais je ne baisse pas les bras. Je vais continuer à me battre pour exiger son retour.
Sophie vient timidement (mais professionnellement) voir si nous avons terminé l’entretien. Le prochain journaliste (du JDD) patiente à une autre table. J’ai utilisé plus de temps que prévu. C’est rare mais là, j’avoue que je me sentais particulièrement bien. Renaud était en verve et loquace, j’en ai profité. Avant de le quitter, et après la photo Mandorienne habituelle, il me complimente pour mon « interrogatoire en règle » (quoi, il y a du mal à se vanter?). Je le sens sincère. Quand j’aime un artiste, je suis contrarié si la rencontre est sans âme. Là, je me plais à m’imaginer qu’il s’est passé un petit truc, que belle rencontre il y a eu. Enfin, j’espère. Laissez moi mes illusions.
08:35 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note




