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15 mars 2012

Eric Antoine : interview pour son DVD "Réalité ou illusion"

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Éric Antoine, quand je le voyais faire un sketch à la télévision de manière parcellaire, très sincèrement, je n’accrochais pas des masses. Ses gesticulations, sa façon de parler, son rire forcé m’énervaient un peu. Je me disais qu’un petit peu de modération  ne lui ferait pas de mal. Et puis, quand j’ai regardé le DVD de son spectacle au Palace, Réalité ou illusion, je me suis surpris à rire un peu, puis beaucoup. Éric Antoine, pour bien apprécier son travail, il faut s’immerger dans son univers. Ce fou nous embarque vraiment dans son monde burlesco- magique.

Quand on lui parle, ce qui est frappant, c’est la douceur avec lequel il s’exprime. Son personnage est rangé dans l’armoire… j’aime bien le Éric Antoine pondéré et (très) sympathique du civil. Pour cette interview, j’ai dû l’appeler dans sa chambre d’hôtel, alors qu’il était en vacances à l’Ile Maurice.  « Cette semaine, vous êtes le seul journaliste à qui je parle, j’ai un besoin énorme de « décrocher » et de me reposer… » Voici donc le fruit de cet entretien (interrompu parfois par des gazouillis destiné à son bébé resté à proximité de lui lors de l’interview) pour Addiction, le mag (daté du mois de mars 2012).

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La bande annonce du spectacle...


Bande-annonce DVD Eric Antoine par dvd_eric_antoine

14 mars 2012

Sexion d'Assaut : interview pour "L'apogée"

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sexion d'assaut,l'apogée,interview,addiction,mandorEn 1ere semaine de sortie, le deuxième album de Sexion d’Assaut s'est vendu à 51 401 (physique) + 14 548 (digital) exemplaires. En tout, 65 949 albums, c’est une réelle performance en ces temps difficiles dans l’industrie du disque. Les rappeurs sont donc cette semaine n°1 des ventes en France.

Le 23 février dernier, je suis allé dans un studio d’enregistrement parisien à la rencontre du groupe. J’ai interviewé trois de ses membres : Doomas, Maska et Petrodollars pour Addiction, le mag (daté du mois de mars 2012).

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Le premier clip tiré de l'album: "Avant qu'elle parte".

Le 23 février 2012, lors de l'interview.

Photos : Ludo FJ. Grand merci à lui !

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21 février 2012

Carole Zalberg: interview pour A défaut d'Amérique

carole zalberg,a défaut d'amérique,interview,addiction,mandorJe n’avais jamais lu un livre de Carole Zalberg avant A défaut d’Amérique. Pour différentes raisons personnelles, j’ai été happé par ce roman… et du coup, je me suis promis de faire le maximum pour le faire connaître au plus grand nombre. Elle n'a pas forcément besoin de mon aide, mais bon... un + un + un = une visibilité conséquente. Ainsi, j’ai écrit un article dans un de mes journaux et je l’ai rencontré le 10 janvier dernier pour une interview destinée à un autre…

Avant tout, voici sa présentation « officielle » :

Née en 1965, Carole Zalberg vit à Paris. Romancière, elle est notamment l’auteur de Mort et vie de Lili Riviera (2005) et Chez eux (2004), publiés aux éditions Phébus, et de La Mère horizontale (2008) et Et qu’on m’emporte (2009), parus chez Albin Michel. Elle a obtenu le Grand Prix SGDL du Livre Jeunesse pour Le Jour où Lania est partie (Nathan Poche, 2008). Animatrice d’ateliers d’écriture en milieu scolaire et de rencontres littéraires, Carole Zalberg travaille également à des projets en lien avec le cinéma ou le théâtre : A défaut d’Amérique (Actes Sud, 2012) est actuellement en cours d’adaptation pour le cinéma.

L'interview publiée dans Addiction, le mag, daté du mois de février 2012.

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carole zalberg,a défaut d'amérique,interview,addiction,mandorUn peu plus, pour les "chroniques de Mandor"...

Êtes-vous allée là où vous ne pensiez pas forcément aller ?

Quand je commence un roman, j’ai beaucoup d’images dans la tête. C’est comme si j’avais devant les yeux une sorte de fresque un peu suspendue. Les points essentiels sont là. Je les connais et je sais que je vais les aborder à un moment ou à un autre. Il m’arrive par contre d’être surprise par une direction que je prends, mais qui s’impose d’elle-même. Quand on est confronté à cette liberté et cette autonomie que prend le récit, on peut se dire qu’à priori, le roman existe. C’est encourageant.

Retravaillez-vous vos textes souvent ?

Je les retravaille beaucoup, mais au fur et à mesure. Je considère que ma séance de travail est terminée quand j’ai pesé chaque mot, chaque virgule, ce qui représente beaucoup de trituration et maturation. Je retravaille assez peu à la fin. Quand j’ai l’ensemble du texte, c’est plus des réglages afin que rien ne soit flottant.

Un auteur sait-il être objectif sur la qualité de son texte ?

La seule chose que l’on peut évaluer, c’est ce qu’on a fait par rapport à ce que l’on voulait faire au départ. On se demande aussi quelle sensation on va avoir en se relisant… Ce qui fait que je me dis que c’est plus ou moins réussi, c’est le fait d’être surprise en relisant.

Ce roman a-t-il des résonances personnelles ?

Après La mère horizontale et Et qu'on m'emporte, c’est le troisième roman d’une trilogie sur 3 générations de mères et de filles. Plus j’ai avancé dans cette lignée, plus je me suis rapprochée de mes propres origines familiales. Ma famille du côté paternel et maternel est de la même origine juive polonaise. Il y a beaucoup de similitudes dans les parcours : ma famille a éclaté aux quatre coins de la planète et elle a cette conscience permanente de la précarité de l’existence, du fait qu’on sait que l’on peut avoir à tout quitter et que tout peut basculer du jour au lendemain. Ce sont des choses que je porte en moi et qui sont présentes dans beaucoup de mes romans. Adèle est assez proche de ma propre grand-mère, je lui ai emprunté beaucoup de traits de caractère. J’avais en tête son image, son attitude dans la vie. Le côté frondeur que rien n’abat. C’est elle, oui.

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(Merci à Jean-Paul Dayan pour la photo d'ouverture.)

Et n'oubliez pas, ce soir...

 

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Pour en savoir plus sur cet évènement...

Edit: Quelques photos de la soirée...

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Merci à Kevin Juliat pour les photos... et pour sa présence avec Stéphanie Hochet (qui a participé activement à cette rencontre en posant tout plein de questions passionnantes)...

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20 février 2012

Pony Pony Run Run : interview pour leur deuxième album

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Pour le magazine Addiction, le mag daté du mois de février  2012, j’ai interviewé l’un des membres des Pony Pony Run Run à l'occasion de la sortie de leur deuxième album.

 

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PONY PONY RUN RUN - JUST A SONG par 3emebureau

15 février 2012

Antoine de Maximy: interview pour "J'irai dormir chez vous"

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Je n’ai pas pu faire autrement. Je suis fan d’Antoine de Maximy. Un livre, des DVD… il fallait que je rencontre le journaliste voyageur de la série J'irai dormir chez vous. Finalement, avec l’aide de personnes « influentes » de mon agence (merci Laurent R et Caroline D !), le rendez-vous a été fixé assez rapidement sur mon lieu de travail.  Ainsi, le 11 janvier dernier, je vois débarquer Antoine de Maximy souriant, un peu speed, mais à l’image de ce que j’imaginais de lui. Gentil, disponible, un peu foufou, une conversation qui part dans tous les sens…

Voici l’interview publiée dans Addiction, le mag daté du mois de février 2011…

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2810705828_1.jpgLe bonus des chroniques de Mandor... la suite de l'interview (non publiée)...

L’émission a débuté en 2003 au Mali. Depuis, vous avez fait des progrès en matière d’approche ?

Je sais beaucoup mieux appréhender et anticiper la personne. Je sais mieux si avec telle ou telle personne, ça va marcher…

C’est un travail de psychologue ?

Bien sûr. Beaucoup.

Et vous n’avez jamais peur pour votre sécurité ?

Le fait d’être seul, ce n’est pas un exploit du tout. Il y a plein de gens qui voyagent seuls. Bien sûr, ils ne vont pas chercher les gens comme je le fais. J’ai toujours le risque à l’esprit. Ça ne me quitte jamais. Il est évident que quand je vais dans un quartier que je ne connais pas, je suis aux aguets. Ça veut dire que je vais être réceptif au fait que, par exemple, les gens ont peur pour moi. Si on me dit de ne pas aller quelque part, j’écoute… je ne suis pas suicidaire. Le danger, c’est d’être au mauvais endroit, au mauvais moment avec les mauvaises personnes, dans un mauvais état d’esprit… le risque qu’il t’arrive quelque chose augmente beaucoup.

Il faut croire en sa bonne étoile…

Non, pas du tout. Moi, c’est juste, je prends le risque ou je ne prends pas le risque. La bonne étoile n’a rien à voir avec tout ça.

Il faut un minimum de préparation avant d’aller dans un pays. Notamment, connaître lesJ-irai-dormir-chez-vous-Antoine-de-Maximy-voyage-durant-tout-l-ete-sur-France-5_image_article_paysage_new.jpg traditions du pays et plus généralement, sa culture.

Non, je ne prépare rien. Je ne veux pas. Mais, en même temps, j’ai une certaine expérience. J’ai voyagé toute ma vie. Mais je ne fais pas d’enquête au préalable. Là, j’ai un projet d’aller à Burning Man. Ce rassemblement de 50 000 personnes dans le désert du Nevada. Je ne sais pas trop ce que c’est et ça me plait. Il y a un côté probablement rave party, un côté hippie, un côté rassemblement d’artistes. Je ne veux pas en savoir plus, je veux arriver là-bas vierge de connaissances sur le sujet. J’aime être sur le cul à découvrir des trucs fous. Je ne veux pas me mettre en situation de faire la comédie si rien ne me surprend. Je sais faire ça, mais je n’aime pas.

Dans « J’irai dormir à Bollywood », à Calcutta, vous rencontrez une famille pauvre qui dort dans la rue. Vous leur offrez du chocolat et de l’argent pour que le père aille se faire soigner. Il y a de beaux moments d’humanité dans vos films…

Je suis toujours partagé dans ce genre de séquences. Est-ce qu’il faut montrer où ne pas montrer ? Bon, je montre parce que c’est une classe de la population qui existe, mais en même temps, je sais que ce sera une bonne séquence pour mon film. C’est le côté contestable de ma démarche… dans ces cas-là, je me justifie en disant que peut-être certains m’en voudront d’exploiter la misère. Il faut préciser qu’en Inde, c’est moins choquant qu’en France.

J-irai-dormir-chez-vous-Antoine-de-Maximy-remplit-sa-valise-de-projets-pour-France-Televisions_image_article_paysage_new.jpgVotre émission désacralise le documentaire de voyage… vous n’hésitez pas à vous montrer, même ridicule…

Si tu veux que l’on te croie quand tu as réussi quelque chose, il faut que tu montres aussi quand tu as raté quelque chose. Je mets même quand je suis ridicule à partir du moment où ça apporte quelque chose au film. Soit qu’on se marre, soit que dans cette situation là, on apprend quelque chose sur la mentalité du pays. Une de mes priorités, c’est de faire un film qui est réussi et qui est bien. Ma deuxième priorité est de ne pas dépasser les bornes avec des gens trop vulnérables.

Toutes ces rencontres ont-elles changé la vision que vous aviez du monde ?

Pas uniquement grâce à cette émission. Ce que je faisais aussi avant… il est vrai que c’est la première émission que j’ai fait tout seul et c’est aussi une rencontre avec moi. Je me suis beaucoup et enfin retrouvé sur ce que j’étais. Juste avant que je commence cette émission, je faisais et organisais trop de fêtes. Je m’étais un peu perdu et là, forcément, je me suis un peu recentré.

Quand vous rentrez à Paris, vous êtes content ?

J’adore être à Paris. C’est d’une part la ville où j’ai mes références, mes contacts et c’est une des villes du monde où il se passe toujours des évènements intéressants. Je ne m’imagine pas une seconde vivre ailleurs qu’à Paris. Et même pour la retraite.

Avez-vous votre dose de voyage ?

Oui, mais j’ai tellement pris l’habitude de partir que je pense que je vais repartir dans pas longtemps. J’ai pris la décision de ne pas partir pendant un an, mais au final, comme le Burning Man c’est cet été, je risque de repartir pour ça. Pour l’instant ça ne me manque pas.

Vous venez de sortir un livre, des DVD… pour laisser une trace, je suppose. Mais, est-ce que vous regardez parfois vos propres aventures ?

Oui, ça m’arrive quand je suis invité à un festival où ils passent le film. Je veux voir comment la salle réagit et surtout, je rentre dans le film. J’ai beau tout connaître, ça me fait souvent marrer. C’est un peu schizophrène, mais je le regarde comme un spectateur lambda.

Et vous pensez quoi du personnage que vous voyez ?Antoine-de-Maximy-en-Corée-du-Sud-350x236.jpg

C’est moi. Je trouve que je suis marrant. Il faudrait que j’essaie de jouer dans des films.

Vous voulez d’ailleurs arrêter l’émission un temps pour vous consacrer à l’écriture d’un film « classique ».

Je suis en train d’écrire un film, là, en ce moment.

Vous jouerez dedans ?

C’est plus difficile. J’ai beaucoup moins d’expérience que n’importe quel comédien de mon âge… avec l’avantage que je n’ai pas les tics des mauvais comédiens de mon âge, mais que je n’ai pas non plus la compétence qu’un bon comédien de mon âge. Forcément, c’est difficile de savoir si ça peut aboutir ou pas. Je n’ai pas beaucoup démarché pour le faire. Quand j’avais 25 ans, j’avais essayé de jouer dans des films, mais aujourd’hui, je ne sais pas si je serai bon ou pas. Ça peut basculer du bon ou du mauvais côté. Il y a un réalisateur qui pense à moi. Je vais faire un casting et si c’est bon, je le ferai. Notez que ce n’est pas la priorité du moment. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de faire un film, c’est de faire mes films.

Pour finir, Antoine de Maximy a tenu à me présenter un livre qu'il a récupéré sur un marché de Calcutta... bon, comme je suis plutôt un type plutôt conciliant, je l'ai laissé faire.

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19 décembre 2011

Amanda Sthers: interview pour Lili Lampion (spectacle et carnet)!

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Si vous avez des enfants, n’hésitez surtout pas à les emmener voir Lili Lampion, le spectacle musical au Théâtre de Paris  jusqu'aux vacances de Pâques (le 29 avril 2012) ! Tirée du Carnet secret de Lili Lampion d’Amanda Sthers, cette comédie musicale m’a conquis autant que ma fille. En effet, en prévision de ma rencontre avec la créatrice de ce personnage « mordant », je suis allé avec elle juger par moi-même ce spectacle. Je ne sais pas lequel des deux à préféré, mais pour ma part, non seulement je ne me suis pas ennuyé, mais j’y ai trouvé un réel intérêt, voire beaucoup de plaisir. Vous comprendrez peut-être pourquoi en lisant mon interview qui vient de paraître dans Addiction, le mag daté de décembre-janvier 2012.

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Ici, le 13 novembre 2011, au Théâtre de Paris, à l'issue de la représentation, petite pose/pause avec Lili Lampion (Anne Frèches) et ma fille Stella (qui a réellement beaucoup apprécié le spectacle).

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Avec Amanda Sthers, à l'issue de l'entretien, le 29 novembre 2011, au Théâtre de Paris.

Pour Le Magazine des Loisirs Culturels des magasins Auchan, j'ai aussi chroniqué Le carnet secret de Lili Lampion.

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17 novembre 2011

Dick Rivers: interviews pour Mister D

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dick rivers,interview,mister d,cd'aujourd'hui,addiction,le magDick Rivers est (avec Eddy Mitchell et Johnny Hallyday) un de ceux qui a introduit le rock’n’roll en France. Parmi les trois, il est certainement celui qui a gardé le plus l’esprit rock jusqu’au bout de ses santiags et de la banane. Le chanteur niçois vient de sortir un nouveau disque, parallèlement, une biographie est publiée aux Editions Florent Massot, ainsi qu’une compilation DVD de clips et autres scopitones aux Editions Montparnasse.

Professionnellement, on ne peut pas dire que je sois passé à côté de son anniversaire, puisque je l’ai rencontré à deux occasions en moins d’un mois.

Commençons par la première. C’était le 9 septembre sur la terrasse du Terrass Hôtel pour Addiction, le mag (daté du mois de novembre 2011). Une longue interview d’une heure, dont voici la substantifique moelle.

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Quelques photos prises lors de l'entretien...

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Avant de passer au second rendez-vous, voici le teaser de Mister D.


Quelques jours plus tard, le 2 octobre dernier, je me rends cette fois-ci au domicile parisien de Dick Rivers pour tourner l’émission CD’Aujourd’hui.

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Pour CD'Aujourd'hui, les questions ne sont pas posées de la même façon. Généralement, mes entretiens avec les artistes durent une vingtaine de minutes. On en garde juste une. Exercice de style, donc, que d'orienter une interview pour trouver 3 angles courts, efficaces et parlants. L'ami Dick a bien joué le jeu. Merci à lui.

Pour voir l'émission, cliquez là!

Voici quelques photos de la session acoustique... avec la participation du légendaire Oli Le Baron.

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Photo souvenir...

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16 novembre 2011

Michaël Grégorio: interview pour "Michaël Grégorio pirate les chanteurs"

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Un peu d’humour aujourd’hui. Enfin, un peu d’imitation… avec Michaël Grégorio qui m’a accordé une interview à l’occasion de la sortie de son DVD Michaël Grégorio pirate les chanteurs. La voici, publiée cette semaine dans Addiction, le mag (daté du mois de novembre 2011).

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15 octobre 2011

Franck Thilliez: interview pour "Vertige"

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Le 30 septembre dernier, j’ai rencontré l’auteur de thriller, Franck Thilliez. Mes amis auteurs de la même catégorie m’en ont toujours parlé de manière dithyrambique. Ma connaissance de cet écrivain se limitait à la lecture de La Chambre des morts et La forêt des ombres. Que j’avais adoré. Un choc même. Il faut avoir lu ces deux romans glaçants et effroyables pour comprendre ce que je veux dire. Le terme « roman noir » n’a jamais été autant de circonstances. Mais, j’en étais resté là. En sachant que je devais l’interviewer pour Le magazine des espaces culturels Leclerc, j’ai lu son dernier né, Vertiges. Je déteste faire ça, comparer, mais là, je me lance. Franck Thilliez n’est pas loin d’être le Stephen King français. Balancez-moi des pierres, ce que vous voulez, mais Thilliez m’impressionne tout autant que l’auteur américain. C’est dire…

Pourtant, quand il arrive au Terminus Nord, tout juste sorti de son train, il est souriant, avenant, modeste et simple. Une heure de conversation que je n’oublierai pas.

Avant l'interview pour Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc, voici le trailer (réalisé par mes amis de eXquisMen).


Book Trailer long - Vertige - Franck Thilliez... par eXquisMen

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franck thilliez,vertige,interview,addictionLe petit bonus mandorien...

Je reviens à ce que vous me disiez au début de l’interview… cette idée d’avoir toujours un livre d’avance. C’est amusant, c’est une réflexion que me font les écrivains de thriller, pas vraiment ceux de la littérature dite « blanche ».

Quand je finis un livre, alors que je sais qu’il ne sortira que dans un an, je ne peux pas m’empêcher de m’angoisser sur ce que sera le prochain. Tant que je ne connais pas la substance du livre suivant, ça me stresse, je ne suis pas bien. Une fois que j’ai l’idée, c’est bon, je peux me reposer et laisser murir tout ça dans ma tête. Il peut se passer trois mois sans que la matière ne vienne, mais j’en profite pour regarder des documentaires sur les sujets choisis. Alzheimer, par exemple, tout ce qui touche à la mémoire… Quand j’ai l’idée, c’est comme si j’avais déjà écrit le roman. Le reste après, c’est juste du travail. Jusqu’à présent, je faisais des romans policiers, avec des enquêtes, une trame scientifique, mais j’adore aussi écrire les récits à suspense, qui font un peu peur… quand j’étais jeune, je lisais beaucoup Stephen King.

C’était quoi le déclic pour écrire Vertige ?

J’adore les récits de l’extrême. Ca me fascine.les gens qui sont capables d’aller au-delà de leur propre limite. La survie dans les conditions extrêmes est un sujet inépuisable. Ma grosse documentation, c’était vraiment les récits d’alpinistes, ils m’ont toujours passionné.

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Pourquoi ça vous fascine tant les limites de l’être humain ?

Dans tous mes romans, je cherche à essayer de comprendre ce qu’il y a dans le cerveau des gens. Je parle de la mémoire, de psychiatrie, de l’évolution de l’homme et j’en profite pour essayer de comprendre comment tout ça marche. J’ai eu une enfance complètement normale. Cela étant, tous les tueurs en série disent cela. En tout cas, je ne veux pas analyser le pourquoi du comment avec un psy, j’aurais trop peur de gâcher mon processus créatif. Ce dont je suis certain, c’est que toutes les images accumulées de mon enfance de mes lectures et des films que j’ai ingurgités devaient sortir par un moyen ou par un autre. C’est l’écriture qui s’est imposée à moi. Plus on garde en soi ce qui nous ronge, plus on peut franchir des limites répréhensibles… moi, j’ai tout lâché en écrivant mes thrillers.

Vous êtes sur la scène littéraire depuis 10 ans maintenant. Vos livres sont chaque année très attendus. Vous êtes flatté « d’avoir la carte »?

Oui, bien sûr. C’est rassurant de savoir qu’il y a un public de base relativement important qui va me suivre systématiquement. Maintenant, d’un livre à l’autre, mes ventes fluctuent. Le contexte économique du milieu de l’édition étant ce qu’il est, je me sens privilégié d’être là où j’en suis. Si je continue à faire le boulot, les lecteurs seront sans doute encore là. Plus on écrit, plus on se dit qu’il faut continuer à assurer, se renouveler, ne pas faire deux fois le même livre.

La Ligue de l'Imaginaire est un collectif de dix auteurs français : Bernard Werber, Henri Loevenbruck, Maxime Chattam, Olivier Descosse, Erik Wietzel, Patrick Bauwen, Laurent Scalese, Eric Giacometti, Jacques Ravenne et vous. Parlez-nous de cette ligue…

En faisant beaucoup de salons, on a été plusieurs à constater que nous étions finalement assez isolés. Il y avait un aspect même concurrentiel assez développé.  Avec certains auteurs, on s’est senti quelques affinités parce qu’on se ressemble. On a les mêmes sources, les mêmes racines, on écrit des livres qui ne sont pas aux antipodes les uns des autres, on aime les livres des autres. On s’est vite demandé pourquoi nous ne monterions pas un petit groupe. Vous dire exactement, ce qu’on y fait est un peu difficile. On a des projets d’écriture en commun, on se voit, on mange ensemble, bref ça existe.

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Parlons cinéma, après La Chambre des morts, à priori, c’est La forêt des ombres qui va être adapté.

Gaumont avait pris les droits à l’époque de la sortie du livre. L’option est retombée, du coup quelqu’un d’autre a repris les droits en juin dernier. Il veut le tourner directement en anglais. Il est question aussi d’une adaptation de Syndrome E.Ca bouge, mais j’ai compris avec le cinéma que tant que rien n’est tourné, il fallait se méfier.

Voir en images ses propres mots, ce doit procurer une sensation étrange.

Surtout que moi je suis venu à la littérature grâce à des sensations de cinéma. C’est assez jouissif de savoir qu’une cinquantaine de personnes travaillent sur ton idée, qu’il y a des acteurs qui ont aimé le texte, que je vois des décors créés par mon imagination… parfois je trouve que ça devient un peu surréaliste.Il y a dix ans, jamais je n'aurais pu imaginer une telle évolution autour de mes écrits.

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 Après l'interview, le 30 septembre 2011...

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14 septembre 2011

Lyonel Trouillot: interview pour "La belle amour humaine"

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Dans ce qui m’a été donné de lire lors de cette rentrée littéraire 2011, le roman de Lyonel Trouillot, La belle amour humaine, est une des très belles surprises. Au point qu’à la rédaction d’Addiction, le mag (le journal que l’on trouve dans les Virgin), nous avons décidé de le mettre en avant. Coup de fil en Haïti, pays d’origine de l’auteur, un beau matin…

Ce qui a donné ceci dans le numéro daté du mois de septembre 2011:

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Le bonus Mandorien (ce que vous ne lirez pas dans Addiction, le mag) :

- L’histoire se met en place doucement, puis nous sommes happés très rapidement par votre style et les propose tenus. Savez-vous précisément quand le lecteur ne pourra plus lâcher votre roman ?

Non, je ne sais pas. En écrivant, je pense plus à l’impression générale, à une sorte d’atmosphère qui viendrait tendrement, brutalement quelquefois, piéger le lecteur. Lire est toujours une imprudence. L’histoire ne peut être qu’un prétexte, une invitation à la conversation. C’est pour cela qu’il y a justement un travail de mise en place qui fait que l’histoire « prend forme », et c’est dans cette prise de forme qu’elle devient dangereuse, troublante.

-Quand on dit qu’il y a une littérature antillaise, caribéenne. Qu’elle est plus puissante que les autres, vous êtes d’accord ?

Non. Il y a peut-être des moments durant lesquels quelque chose se concentre dans un lieu. On peut penser à la grande vague du roman latino-américain, par exemple. Peut-être certains textes produits dans la Caraïbe ou par des Caribéens ont-ils proposé des choses nouvelles. Et la spécificité de l’histoire régionale incline vers des thématiques ou même vers des choix langagiers qu’on peut juger propres à telle région, mais c’est toujours sur des durées limitées. Je comprends qu’on parle d’une littérature caribéenne en référence au contexte historique et géographique. Qu’elle soit plus puissante que les autres, j’en doute. Déjà il n’y a pas une littérature caribéenne au sens où tous les écrivains feraient la même chose. Et dire qu’elle est plus puissante que les autres, c’est un cadeau empoisonné, cela veut dire qu’elle pourrait l’être moins…

-Anaïse est venue chercher la vérité sur la mort de son grand-père. Mais au fond, on comprend que le message que vous voulez faire passer est : qu’est-ce que la vérité et la connait-on vraiment jamais ?

Il y a de cela. La vérité est souvent une construction, ou une reconstruction.

-Tout ce qui compte, c’est le bonheur, dit Thomas. C’est un peu la morale de votre livre ?

Le bonheur conçu comme une création collective. Oui.