03 juillet 2009

Jérôme Attal rend visite à Mandor...

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Jérôme Attal "croqué" par Jean-Charles de Castelbajac.

Jérôme Attal est un de mes auteurs préférés.

Il est l'artiste le plus mandorisé. (1, 2, 3, 4.)

Depuis 3 ans, à chaque fois qu'il sort un livre ou un disque, nous nous rencontrons et nous en parlons.

Nous nous apprécions parce que nous aimons échanger ensemble.

Jusqu'à présent, je venais à sa rencontre dans des cafés germano-pratins, mais cette fois-ci, il est venu me rejoindre à 77FM.

Il a accepté sans se faire prier.

Pour me parler de son dernier livre en date: Le journal fictif d'Andy Warhol.

Aujourd'hui, je vous propose de changer mes habitudes. 

Pas de longs textes.

Des podcasts.

C'est une sacrée révolution!

9782917702109.jpgPrésentation de l'ouvrage:

"Entre le pastiche et l'hommage, Jérôme Attal écrit et invente les pages manquantes du Journal intime qu'Andy Warhol a tenu dans les dernières années de sa vie. Se glissant dans la peau du peintre et artiste américain, il revisite les années 80, livre des réflexions sur l'histoire de l'art, les people, et dresse des correspondances ironiques avec notre époque. Spirituel, vertigineux, tendre ou assassin, ce Journal plus vrai que nature sérigraphie notre époque. Il est suivi d'une nouvelle, Jeunesse du héros qui met en scène Andy Warhol en culottes courtes, étudiant à Pittsburgh, dans laquelle on apprend l'origine de nombreuses obsessions de l'artiste ainsi que certaines de ses fameuses formules dont « le quart d'heure de célébrité ». Mélancolique et cinglant, ou quand la fiction transcende la réalité !"

Avec son ancienne mais opérationnelle voiture "Marguerite" (en hommage à Marguerite Duras), Jérome est arrivé à l'heure pile devant la radio.

Nous avons enregistré l'interview dès son arrivée.

Il faisait très, mais alors, très, très chaud...

La voici en 4 parties de 5 minutes:

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Jérôme, au moment de l'interview à sorti un masque sans me prévenir... "pour rendre hommage au Mandor des premiers jours, quand il cachait sa tête sur les photos pour qu'on ne le reconnaisse pas...". Ca m'a fait marrer, car je ne m'y attendais pas...

Première partie: présentation du personnage, son travail d'auteur (livres et chansons), les artistes pour lesquels il a écrit des textes... (Johnny, Delpech, Pagny, Birkin, Pierre Guimard, Mareva Galanter, William Rousseau...) 

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Deuxième partie: Son éditeur Stéphane Million, son nouveau livre Le journal fictif d'andy Warhol, les ressemblances entre Warhol et Attal...

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Troisième partie: Le livre sur Andy Warhol toujours, réactions de certains lecteurs, la beauté des femmes, l'enfance revisitée de Warhol et autres considérations sur Stéphane Million...

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Quatrième et dernière partie: Son disque Comme elle se donne, ses nouvelles chansons, son éventuel prochain album, son prochain roman (encore "top secret"!)

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Son MySpace officiel (avec tous ses clips et ses interventions télévisuelles)...
Le MySpace Les affinités électriques (vous y trouverez un aperçu du travail de Jérôme en tant qu'auteur de textes de chansons pour d'autres artistes.)
Hop! Une dernière photo for the road...
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Skye, tomcastée!

Quand c'est bon, c'est bon.

Skye, ça fait un moment que je voulais la mandoriser... mais Thomas Clément au lieu de se contenter d'y songer, est passé à l'acte...

Je lui en veux.

Terriblement.

En même temps, parfois je suis lent...

(Bon, le premier juillet dernier, Skye et Christophe Willem étaient déjà chez moi, mais c'était nettement moins personnalisé. Sans rire, bravo à Thomas d'avoir eu la fulgurance de faire un focus sur la demoiselle...)


Skye
envoyé par clemtom.

02 juillet 2009

Qui est mon invité de demain?

Indice: Ce sera sa 5e mandorisation...

Pour vous aider, une photo prise tout à l'heure.

(Le monsieur qu'il faut deviner, c'est celui de gauche, celui de droite est un imposteur qui passe sa vie à tenter de poser à côté d'artistes... en plus, il pique les lunettes de son invité pour faire le malin, alors qu'elles appartenaient à son papa. Aucun respect! J'ai honte pour lui.)

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Précision: Ce sera ma première mandorisation podcastée.

(4 ans de blogging pour en arriver là! Un truc de ouf!)

Kasabian

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Mayra Andrade

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Pas encore de clip correspondant, mais voici une chanson filmée, vraiment superbe: Lua.
Histoire de vous faire une idée...

Milow

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Les N°1 de Johnny Hallyday

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Bon, j'avoue, dans le répertoire de Johnny, j'ai une grosse faiblesse pour Requiem pour un fou.

01 juillet 2009

Revolver

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Titre extrait de l'album "Music For A While": Leave me alone.

Naive New Beaters

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Christophe Willem... interview!

Je l'avais oublié celle-là. L'interview du mois dernier (juin) de Culturissimo.

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Pour finir, une interview de Christophe Willem et de Skye (citée dans l'interview) agrémentée d'extraits de l'album...

30 juin 2009

Stéphane Nolhart... à découvrir absolument!

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J’ai beaucoup hésité. Je l’invite, je ne l’invite pas ?

Quand même, j’ai préfacé son deuxième livre, Je ne vous voyais pas comme ça (dans laquelle, j’expliquais notamment qu’il m’avait sauvé la vie… à lire ici), le convier à la radio pour l’interviewer pouvait éventuellement passer pour du copinage.

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Et puis, je me suis fait la réflexion que, du coup, je n’avais pas vraiment parlé de son livre. Le précédent oui, mais pas son dernier né. Ni sur ce blog, ni à la radio, ni dans mes deux journaux. C’est injuste, car je l’ai vraiment beaucoup apprécié. Vraiment beaucoup. Sous le prétexte qu’il est un ami et que je suis "un peu" impliqué dans cette publication, du coup, je le prive d’éventuels nouveaux lecteurs. Je ne dis pas qu’après cette note et l’interview diffusée sur 77FM (à écouter ici), Stéphane Nolhart (car, c’est de lui dont il s’agit) va voir son chiffre de vente décoller subitement, mais, si quelques personnes supplémentaires pouvaient s’intéresser à ce roman très drôle, j’aurais rempli ma mission. Pas question, donc, que je me taise. Cet homme-là voue sa vie à l’écriture et je suis en adéquation totale avec son style, sa philosophie et son humour permanent (et décapant!).

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Et humainement, ce grand gaillard charmeur et charismatique est une crème. Il se montre grand, fort et puissant, je le devine fragile et à fleur de peau. À fleur de peau, j’en suis sûr. Mais, c’est le genre de faiblesse que je connais (pour en être victime) et que j’aime bien chez les autres. Je n’apprécie pas particulièrement les personnes sans failles… ils m’ennuient.

Stéphane Nolhart à tout pour devenir un grand de la littérature française, mais peu de gens du métier le sait encore. Son jour viendra, vous verrez, pour moi, c’est une évidence.

Bref, le 17 juin dernier, je suis allé chercher mon camarade à la gare de Meaux. Direction Crégy-les-Meaux (2 kilomètres… un voyage de dingue !). Je le présente à la dream team de la radio et nous passons directement dans le studio. Je suis toujours gêné d’interviewer quelqu’un que je connais personnellement. Alors, je me mets sur le mode "professionnel". Tout à coup, je me mets à vouvoyer la personne et j’oublie presque que j’ai devant moi un ami. C’est curieux comme sensation, mais ça marche à chaque fois.

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Voici quelques extraits de cette interview :

-Quel est votre parcours littéraire ?

-J’ai baigné dans la littérature.  J’ai commencé à écrire pour moi dans ma prime jeunesse, puis pour les autres à l’âge adulte. J’ai écrit des biographies, des documentaires et j’ai attendu la quarantaine pour écrire mon premier roman Les Ailes de Giacomo. Ca a fonctionné correctement et, là, je viens de sortir mon deuxième roman.

-Vous préférez écrire pour les autres ou pour vous?

-Pour moi. Un roman, c’est un vrai travail d’écrivain. Émouvoir ou faire rire le lecteur avec des histoires conçues par soi-même est jubilatoire.

-Quelle est la définition de l’écriture "Nolhartienne" ?

- J’ai du mal à répondre à ce genre de question… Humoristique peut-être. Faire rire, ça tient sur une mécanique et sur un style très précis.

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 -Dans Je ne vous voyais pas comme ça, vous humanisez la mort. Elle s’appelle Catule LAMORT et elle est, je cite, "sensible, pleine d’humour, érudite, touchante, fatiguée, brillante, mélomane et… cruciverbiste." D’où vous est venue l’idée d’écrire sur la mort ?

-Je suis parti en voyage à Édimbourg et je suis tombé sur une petite lithographie du 17e siècle où la mort était assise sur un rocher, complètement déprimée, auscultée par un médecin. J’ai eu un flash avec cette vision. Et si la mort était vivante, si elle avait un vrai souci de santé, que se passerait-il ?

-Elle a même des rêves de gloires et veut devenir une star. Quelle imagination fertile !

-Disons que je suis parti de l’idée que personne n’aime pas la mort, qu’on la déteste alors qu’en fait, elle est très utile. Si elle n’était pas là, on serait 200 milliards, je ne sais pas… plus peut-être. Moi, j’ai mis la mort en grève au début de mon roman et le bordel planétaire a commencé.

-Voulez-vous réhabiliter la mort ?

-Non, mais je veux la montrer autrement.  C’était un pari de vouloir que les lecteurs aiment la mort. Qu’elle les fasse rire, que " personne ne la voit comme ça "… Chez moi, la mort, enfin personnifiée, est drôle, burlesque et fait juste son travail.

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-Comment a été reçu le personnage de Catule LAMORT par vos lecteurs ?

-Globalement, je n’ai eu que des retours positifs après lecture de ce livre. Mais j’ai eu aussi un petit pourcentage de lecteurs qui a eu du mal à rire avec la mort. Après, chacun voit les choses à sa façon. Moi, j’ai toujours eu un regard un peu cynique face à la mort. Je préfère en rire avant d’avoir a en pleurer. 

-Dans votre prochain roman, vous évoquez un sujet tabou dans le milieu littéraire, je crois.

-Oui, enfin non… j’ai passé pas mal d’années à écrire pour les autres… à travers un livre drôle, je raconte l’histoire d’un nègre littéraire qui se retrouve à la montagne pour écrire un livre pour une dame très particulière. C’est 7 jours de la vie d’un nègre à la montagne. Je tape un peu sur les éditeurs, j’espère que ça ne m’empêchera pas d’en trouver un.

-Écrire, pour vous, c’est une façon de vivre ou de survivre ?

-Les deux mon capitaine, mais c’est aussi une façon d’exister.

-Vous travaillez comment ?

-Je considère l’écriture comme un métier, donc je m’y mets à heure fixe. Par moment, ça met du temps à venir, mais l’inspiration finit par se déclencher. J’ai pensé pendant longtemps qu’il fallait attendre le bon moment, qu’il fallait être prêt… et puis je me suis aperçu qu’à travers des commandes que j’ai eues où les délais étaient très courts, je pouvais sortir plus de pages que je ne le pensais.

-Les romans, par rapport aux biographies, aux documentaires, c’est la récréation ?

-Non, c’est le but du jeu. J’écris le reste uniquement pour pouvoir écrire des romans.

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Après cet entretien, Stéphane est resté un moment à la radio à tailler la bavette avec Richard, mon boss. Puis, nous sommes allés au Bureau pour déjeuner ensemble. En terrasse. Moments agréables où nous avons parlé littérature, milieu de l’édition, projets communs éventuels, ami(e)s commun(e)s… c’était presque l’été, la serveuse était séduisante, le rosé commençait à faire son petit effet… et nous étions biens. La vie était belle.

(Et j’espère qu’un éditeur "important" s’intéressera au cas Stéphane Nolhart. Qu’ils lisent, au moins… ils comprendront.)

29 juin 2009

Luc-Michel Fouassier raconte Richard Bohringer...

Luc-Michel Fouassier est devenu un ami. Je l’ai rencontré il y a presque un an car il est l’organisateur du Salon du Livre d’Ozoir-la-Ferrière.

Et auteur aussi.

Je l’ai donc mandorisé là.

Puis ensuite, je l’ai invité deux fois à la FNAC Val d’Europe en bonne compagnie. (Elle et lui).

Et un jour il m’a invité pour un déjeuner mémorable avec un chanteur que j’affectionne depuis longtemps.

Bref, on est devenu ami.

Quand j’ai reçu Richard Bohringer à la FNAC Val d’Europe, il est venu voir.

 Ça lui a donné des idées.

Et Luc-Michel Fouassier, quand il a une idée derrière la tête… il la concrétise.

Je lui ouvre les portes pour me raconter, à ma manière, les coulisses de son café littéraire.

Voici donc son texte reçu hier soir (à ma demande):

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7342 minutes

Richard Bohringer au café littéraire d'Ozoir-la-Ferrière

 

J'ai toujours adoré le tennis. Et cela est peut-être dû à la façon dont on compte les points. Tant que la dernière balle n'a pas rebondi deux fois, il reste toujours un espoir de renverser la situation. Combien de victoires restées célèbres dans les annales après un retard de deux sets à zéro et une remontée fantastique !

Jamais, cependant un match n'a duré 7342 minutes.

De ma rencontre avec Richard Bohringer, je suis sorti épuisé après une tension terrible tout au long d'une semaine qui m'a semblé ne jamais vouloir finir. Mais ça valait le coup. Avec Richard, nous ne nous sommes pas serré la main au-dessus du filet, nous nous sommes pris dans les bras l'un et l'autre.

Que je vous raconte cette semaine. Chronologiquement !

 

Lundi 8 juin, 15h20.

Sur mon portable, appel émanant des bureaux de Gilles Paris, l'agent de Richard Bohringer. Dernières mises au point avant la venue de Richard au tout nouveau Centre artistique et littéraire d'Ozoir-la-Ferrière, le samedi suivant. En tant que délégué à la gestion de l'événementiel littéraire, j'animerai la rencontre. Je propose de venir chercher Richard sur Paris. Je suis rassuré, la semaine précédente, Richard avait annulé une dédicace qu'il devait faire en province.

A Ozoir, tout le monde se réjouit de sa venue. Les affiches ont fleuri sur les panneaux de la ville. Jean-François Oneto, le maire, est impatient d'assister à la rencontre.

 

Mardi 9 juin, 10h46.

Nouvel appel. Richard annule toutes ses dates en juin pour quelques soucis de santé. Coup de massue sur ma tête. Je m'étais préparé depuis des semaines, revoyant sans cesse mon interview, depuis toutes ces années que je suis la carrière du bonhomme, j'ai tout lu (de C'est beau une ville la nuit à Bouts lambeaux), tout vu (même L'Italien des roses), tout entendu (ah, les heures de gloires d'Europe 2, le dimanche soir). Tout s'écroule !

J'appelle en urgence le service communication pour qu'on annule tout. Ordre est donné d'imprimer les bandeaux que j'imagine déjà et qui me vrillent le cœur, portant la mention annulé. Nous contactons les médias pour leur annoncer la triste nouvelle.

 

Richard_Bohringer_008[1].jpgMardi 9 juin, 12h39.

Je suis doublement triste. L'événement est annulé certes, mais Richard ne doit pas être en forme. On m'a donné son numéro de portable. J'hésite à l'appeler. Composer le numéro d'un géant comme ça, pour moi qui le voyais à la télé, quand j'étais gamin, sur TF1, au cinéma du dimanche soir, c'est pas rien.

Je tape les dix chiffres sur le clavier de mon téléphone. Je flippe.

La voix mythique de Richard là-bas. Eraillée.

Allo, Richard Bohringer ? Je vous appelle d'Ozoir. Je suis inquiet, ça va ? J'ai appris que vous annuliez vos dates. Je voulais savoir si ça allait, je veux dire, rien de grave...

Et là :

Non, pour toi, je viendrai. Tu prends de mes nouvelles. Alors, je viendrai.

Merci Richard !

Je raccroche. Je n'y crois pas encore. Je suis abasourdi. Tremblant. Vite rappeler les services en mairie.

 

Mardi 9 juin, 12h46.

Allo ? On relance tout !

 

Mardi 9 juin, 13h51.

Sonnerie. Je décroche. La voix éraillée. Tu passes me chercher à l'hôtel L... Samedi à midi. OK ?

Merci Richard. Merci.

 

Mercredi 10 juin, 11h17.

Agence Gilles Paris. Rendez-vous confirmé. Richard tient absolument à venir sur Ozoir. Nous nous en réjouissons et nous excusons pour l'appel d'hier.

 

Durant trois jours, je peaufine mes interventions. J'hésite à appeler mon ami François Alquier pour lui demander des conseils. J'y renonce, ne veux pas le déranger, il a tant à faire.

 

Samedi 13 juin, 11h31.

J'arrive sur Paris, j'essaie d'avoir Richard au téléphone pour lui dire que j'arrive bientôt. Rien. Boîte vocale. A-t-il oublié ? Tout le monde l'attend à Ozoir et si ça se trouve, il a oublié et se trouve loin de Paris à l'heure qu'il est ! J'angoisse.

Heureusement, le fait de trouver une place boulevard St-Germain, juste devant l'église me rassérène. La chance est avec moi.

 

Samedi 13 juin, 11h45.

Alors que je marche Rue de Seine, pour me rendre au lieu de rendez-vous, j'entends une voix éraillée, à une terrasse. Mon cœur explose. Richard est là. Il prend son petit-déjeuner. Il n'a pas oublié. Nous nous serrons la main.

 

Samedi 13 juin, 12h02.

Richard claque la portière de la voiture. Je démarre. En route pour Ozoir...

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Richard Bohringer se faisant interviewer par Luc-Michel Fouassier.
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Le fils de Luc-Michel Fouassier, Louis lisant un texte de Richard Bohringer (très ému).
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Séance de dédicaces après la conversation...

 

La salle était pleine. Cela a commencé par une standing ovation. Une petite fille a offert une rose à Richard. Très vite, j'ai abandonné mes questions qui m'ont paru trop réfléchies, pas assez spontanées. Richard a été comme un torrent de montagne qui saute au-dessus des mottes de terre, se fracasse sur les rochers mais qui continue quand même son chemin... Il nous a tous emmenés avec lui...

 

Samedi 13 juin, 17h42.

Rue Mazarine, Richard me demande de le déposer là, presque à l'angle du carrefour de Buci. Nous ne nous serrons pas la main, nous nous embrassons.

Merci Richard.

 

Cette semaine a duré 7342 minutes et quelques années... 

 

Luc-Michel Fouassier.

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Le maire d'Ozoir-la-Ferrière, Jean-François Oneto, avec le comédien/auteur.
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Madame Oneto, la femme du maire, offrant un livre sur Ozoir-la-Ferrière.

28 juin 2009

VIRGIN (juin) 14: Bisso Na Bisso

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Vidéo de "Show ce soir" en live au concert de Bisso Na Bisso au théâtre National Daniel Sorano de Dakar lors du gala de la francophonie en mars 2009.

VIRGIN (juin) 13: El Matador

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VIRGIN (juin) 12: Dancefloor FG Eté/Summer 2009

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